Intégration du programme continental de gestion des connaissances pour le développement agricole (KM4AgD) au Ghana

Par M. Paul Atsu (YPARD Afrique, Accra, Ghana)

En dépit des progrès enregistrés en matière de transformation de l’agriculture au Ghana, il reste encore d’énormes difficultés à surmonter pour s’assurer que le programme d’intégration d’Akosombo nouvellement promu continue à fournir des services durables.

Une récente analyse de la gestion des connaissances dans le secteur agricole au Ghana révèle que ce secteur n’est pas axé sur le savoir et on constate d’une manière générale une absence de culture d’apprentissage. Les investissements dans la documentation, la recherche et la gestion de l’information restent faibles bien que la numérisation poursuive son cours. Pour faire face à cette situation, les différentes institutions et parties prenantes de divers pays d’Afrique ayant assisté à la première conférence dédiée à la KM4AgD ont été chargées, dans le contexte du PDDAA, d’adopter le nouveau programme KM4AgD pour l’Afrique. Ce programme constitue un moyen de réaliser les objectifs de la Déclaration de Malabo, l’Agenda 2063 et les ODD des Nations Unies.

La Stratégie continentale de collecte de données 2021   élaborée par le FARA en collaboration avec des experts et des représentants des partenaires du PDDAA-XP4 a établi l’importance de l’approche de l’alliance d’apprentissage pour ce qui est d’influencer l’apprentissage et la capacité d’adaptation du secteur agricole en Afrique. La stratégie vise à assurer le dynamisme du secteur agraire en ce qui concerne l’échange, l’analyse et la diffusion d’expériences. Elle recommande de procéder à l’institutionnalisation d’un modèle directeur pour renforcer et diffuser de manière systématique les connaissances pour la formulation de politiques et de programmes.

La mise en œuvre des partenariats institutionnels du PDDAA-XP4 dans le domaine de la gestion des connaissances et de l’apprentissage sectoriel en Afrique vise à s’assurer que les solutions sont fondées sur des données probantes en vue de soutenir la transformation de l’agriculture. Elle vise également à contribuer à la stratégie de gestion des connaissances dans le secteur agricole en Afrique et à renforcer l’apprentissage sectoriel au niveau régional, y compris au Ghana.  La conférence sur la gestion des connaissances tenue à Accra en 2021 a permis de cartographier les exigences et les besoins en matière de gestion de connaissances et d’apprentissage sectoriel dans les pays couverts par le programme. Il est devenu impératif d’intégrer le KM4AgD au niveau national et de déployer les programmes et politiques nationaux du KM4AgD.

Il convient de noter que les principaux défis mis en évidence par une étude réalisée en 2021 sur le secteur au Ghana persistent. Parmi ces défis figurent : (1) comment assurer une mise à l’échelle de l’apprentissage au niveau du district et le relier au niveau national ; (2) comment les enseignements tirés peuvent-ils influencer plus efficacement les politiques et les programmes sectoriels ; et (3) comment garantir la viabilité financière de l’initiative et de l’apprentissage sectoriels. Les trois nouveaux experts ghanéens du KM4AgD sont prêts à apporter un soutien à l’initiative d’apprentissage du Ghana dans le cadre de l’élaboration d’un plan permettant à n’importe quelle organisation de relever les enjeux mentionnés ci-dessus.

Une équipe de trois jeunes experts ghanéens certifiés en KM4AgD  (Paul Atsu de Footprints Bridge InternationalZainab Abdulai, agent de vulgarisation agricole au ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture et  Marilyn Yeboah, chercheur au CSIR-STEPRI) se sont portés volontaires pour aider à relever ces défis. Ces jeunes experts en gestion des connaissances, membres de la Section africaine des Jeunes professionnels pour la recherche agricole pour le développement (YPARD), ont obtenu leur certification au cours du Challenge dédié à la KM4AgD organisé par le FARA et ses partenaires en 2021. L’équipe a commencé à élaborer un programme national de gestion des connaissances en vue de relever les défis mentionnés. L’équipe reconnaît la nécessité de procéder à l’institutionnalisation du cadre d’apprentissage en vue d’améliorer l’apprentissage dans le secteur. Le point de départ sera l’adoption du programme de la KM4AgD   par divers secteurs et institutions.

Des boursiers du programme ARIFA arrivent au Brésil

La première promotion de  boursiers du programme ARIFA  est arrivée à l’Université fédérale de Goiás.

Le groupe, représentatif de cinq différentes institutions nigérianes, est constitué des candidats parrainés par le TETFund dans le cadre du programme de perfectionnement pédagogique du FARA-TETFUND-UFV qui a commencé en novembre 2020. Plus de cent autres boursiers devraient les rejoindre dans les semaines à venir.

Le programme de bourses est un partenariat entre le FARA et le Fonds d’affectation spéciale pour l’enseignement supérieur (TETFUND) visant à mettre en œuvre conjointement le programme de Bourse de recherche et d’innovation en agriculture pour l’Afrique (ARIFA) dont le Brésil s’est fait le chantre. Le programme ouvre des perspectives bien particulières aux programmes de maîtrise et en règle générale octroie des bourses aux étudiants qui se spécialisent dans des disciplines directement liées à l’agriculture, à la sécurité alimentaire et à d’autres domaines d’études.

Le FARA et ses partenaires inaugurent le cadre de gouvernance du programme ARIFA

Le programme vise à appuyer l’innovation des jeunes africains dans le domaine de l’agriculture en octroyant des bourses d’étude et de recherche au niveau de la maîtrise et du doctorat et pour une formation post-universitaire de courte durée dans des pays hors d’Afrique. Il permettra de former des praticiens qui connaissent bien les techniques agricoles modernes et de renforcer les capacités des enseignants universitaires et des chercheurs nigérians.

Tous ceux qui remplissent les conditions requises et qui se passionnent à vouloir résoudre les questions agricoles de façon innovante sont invités à envoyer leur dossier de candidature.

Pour de plus amples renseignements sur le programme ARIFA, veuillez envoyer un e-mail à [email protected].

 

Autres documents à lire

L’État d’Abia adopte l’Agenda scientifique et appuient 150 jeunes dans le cadre de l’ARIFA

 

Le Commissaire à l’agriculture, à l’économie rurale et à l’environnement de la CEDEAO s’engage à appuyer le programme ARIFA

 

Annonce : Sélection finale des projets de tiers du AIRTEA de l’ACP à financer au Kenya, en Ouganda et au Rwanda

 

21 janvier 2022 ; Accra, Ghana

Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA), l’Association pour le renforcement de la recherche agricole en Afrique de l’Est et du Centre (ASARECA) et la Fédération des agriculteurs d’Afrique de l’Est (EAFF) sont heureux d’annoncer que les onze (11) projets de tiers présentés dans le tableau ci-dessous ont été retenus pour financement dans le cadre du projet « Renforcement de l’écosystème des connaissances et de l’innovation agricoles pour une transformation rurale et des moyens de subsistance inclusifs en Afrique de l’Est » (AIRTEA).  Le projet AIRTEA est appuyé par l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OACPS) par le biais du  Fonds ACP pour l’innovation  financé par l’Union européenne (EU).  Il est mis en œuvre dans trois pays (Kenya, Rwanda et Ouganda) et sa coordination est assurée par le FARA, l’ASARECA et l’EAFF.

 

Les trois institutions de coordination ont supervisé la sélection des projets de tiers. Elles ont suivi un processus d’évaluation rigoureux et compétitif impliquant 112 propositions soumises en réponse à l’appel à propositions de AIRTEA.  Les projets de tiers débuteront le 1er mars 2022 et dureront deux ans et demi.

 

Le FARA, l’ASARECA et l’EAFF félicitent les consortiums qui ont conçu et développé les 11 projets de tiers retenus pour financement.  Nous souhaitons exprimer notre vive appréciation aux 101 consortiums qui ont répondu à l’appel à propositions de AIRTEA et dont les propositions n’ont pas été retenues. Nous souhaitons plein succès aux consortiums chargés de la mise en œuvre des projets retenus en ce qui concerne la réalisation des résultats et de l’impact escomptés. Nous nous réjouissons de collaborer avec eux en vue d’atteindre cet objectif.

No Nom du projet Institution chef de file Pays du projet
1 Exploiter les plateformes d’innovation multi-acteurs pour le transfert de connaissances et le développement de la chaîne de valeur de l’aquaculture en Ouganda Institut zonal de recherche agricole pour le développement de Abi l (Abi) Ouganda
2 Améliorer l’accès des petits agriculteurs ougandais au marché inclusif des graines potagères indigènes et des produits à valeur ajoutée africains Université chrétienne d’Ouganda (UCU) Ouganda
3 Mise à niveau de la chaîne de valeur du cyprinidé argenté (Rastrineobola argentea) par le biais de partenariats multi-acteurs et de nouvelles technologies et pratiques de transformation post-récolte en vue de l’amélioration des moyens d’existence en milieu rural Université d’agriculture et de technologie Jomo Kenyatta (JKUAT) Kenya
4 Renforcement de l’écosystème d’innovation et du transfert des connaissances pour l’amélioration des moyens d’existence en milieu rural au Kenya, en Ouganda et au Rwanda Université de Nairobi (UoN) Kenya, Rwanda, Ouganda
5 Connecteurs numériques pour les communautés rurales Forum africain des services de conseil agricole (AFAAS) Kenya, Rwanda, Ouganda
6 Amélioration de la productivité dans les petites exploitations agricoles grâce à l’utilisation de la technologie géospatiale, l’intelligence artificielle et les technologies biologiques face aux changements climatiques Koppert Biological Systems (KBS -Systèmes biologiques Koppert) Kenya
7 Promotion des technologies et de l’innovation en vue d’améliorer l’accès des petits agriculteurs à des graines de pomme de terre de qualité grâce au renforcement des systèmes de semences de pommes de terre et à la collaboration entre multiples parties prenantes au Rwanda Seed Potato Fund Joint Ventures Ltd (SPF) Rwanda
8 Transfert de technologies par le biais des systèmes d’innovation agricole : Renforcement des capacités des petits agriculteurs en vue d’une production rentable et durable de pommes de terre Conseil de développement de l’agriculture et des ressources animales du Rwanda (RAB) Kenya, Rwanda, Ouganda
9 Exploitation des avantages du partenariat entre multiples parties prenantes pour appuyer les femmes et les jeunes dans le secteur laitier au Kenya Alliance coopérative du Kenya Kenya
10 Maintien de la prochaine génération des agriculteurs dans le secteur agroalimentaire grâce à de meilleures plateformes de partage des connaissances et aux chaînes de valeur du lait et d’un certain nombre de chaînes de valeur céréales en Ouganda AGRENES (Agriculture, environnement et écosystèmes) Limited Ouganda
11 Les jeunes à la pointe du changement dans les services de vulgarisation et de conseil résilients en vue de la création d’emplois et de richesse Réseau pour la participation des jeunes à l’agriculture (YEAN) Rwanda

 

 

 

Journée mondiale des sols ; Arrêter la dégradation des sols en Afrique

Par Wole Fatunbi (PhD)

Le 5 décembre est la journée mondiale des sols. Cette année (2021), la commémoration est placée sous le thème : « Stopper la salinisation des sols. Stimuler la productivité des sols ». En Afrique, 50% des terres irriguées sont menacées par la salinisation. Toutefois, seulement 6% de nos terres agricoles sont irriguées.  Malgré l’accroissement de la demande de produits alimentaires et l’augmentation des modèles d’intensification, l’Afrique doit se préparer à prévenir la salinisation des sols en utilisant des techniques d’irrigation appropriées.

 

En Afrique, les sols sont essentiels à la vie. Il s’agit de notre plus précieuse ressource, notre outil de production. Un ménage possédant des terres ne sera jamais considéré comme pauvre car ces terres pourraient être utilisés pour la nourriture et pour créer de la richesse.   Le sol est un milieu plein de vie ; une cuillerée de sol contient des milliards de micro-organismes.  Notre sol purifie l’environnement. Il est source et puits de nombreux nutriments. Il s’agit d’une ressource que nous utilisons pour stocker le carbone et limiter les conséquences du changement climatique dont nous souffrons alors que d’autres en sont la cause.

 

Il convient de noter que l’Afrique possède 60% des terres non cultivées au monde. J’imagine que cela constitue un point positif pour le continent. Ces terres sont une ressource que notre continent devrait être fière de détenir en fiducie en vue de permettre au monde de nourrir sa population croissante.  Cette ressource peut permettre à l’Afrique et à ses générations à venir d’assurer leur santé et leur richesse. Hélas, le monde assiste à la perte du meilleur atout de l’Afrique en raison de la dégradation des terres ! Des statistiques effrayantes indiquent que l’érosion emporte chaque année 50 millions de couche arable du sol. La dégradation de la fertilité des sols en raison de l’appauvrissement en éléments nutritifs rend 27% des terres arables infertiles et peu productives.

 

L’Afrique doit ouvrir les yeux sur cette réalité et se libérer de cet esclavage alimentaire à venir en luttant contre la dégradation des terres. Les dirigeants africains ne peuvent se permettre de jouer la politique du silence face à cette menace. Les agriculteurs et autres utilisateurs des terres ne peuvent non plus rester indifférents. Notre plateforme est en train de s’effondrer et nous sommes les seuls en mesure de la réparer, et de bien la réparer.

La première étape de la gestion des sols africains consiste à reconnaitre que nos sols sont fragiles par nature et doivent être manipulés avec soin pour soutenir la production à long terme d’aliments et de fibres. Les pratiques actuelles en matière d’utilisation du sol montrent que la majorité de la population africaine ignore cette vérité scientifique et ses implications à long terme sur le bien-être général de notre société.  Nous avons d’urgence besoin de politiques et de directives cohérentes concernant l’utilisation des sols et la gestion de différents paysages. Nous devons recommander et appliquer les meilleures méthodes de défrichement et pratiques culturales. Il nous faut évaluer les potentialités des sols pour éviter les activités agricoles sur des sols marginaux ou l’utilisation de sols fertiles à des fins de construction, deux activités contreproductives.

 

L’Afrique doit relever ce défi et mettre au point une approche qui lui est propre pour résoudre ce problème. À la demande de la Commission de l’Union africaine, le FARA s’emploie, en collaboration avec tous les acteurs du monde agricole, à élaborer l’Initiative sur les sols en Afrique (SIA en anglais) pour faire face à la dégradation des sols en Afrique. La SIA assurera la participation de tous à la cocréation et à la mise en œuvre de solutions. Dans le cadre de cette initiative, des politiques appropriées et des cadres institutionnels seront mis en place en vue de réduire le rythme de dégradation des sols à tous les niveaux.  L’initiative permettra également de mettre à l’échelle les technologies existantes et facilitera l’élaboration de nouvelles technologies en vue de faire face aux nouveaux enjeux. Les questions relatives au renforcement des capacités seront traitées rapidement grâce à une approche holistique.  La complexité du système d’information sur les sols sera appréhendée en s’appuyant sur les systèmes existants et en s’assurant que l’Afrique dispose d’un système évolutif qui satisfait aux besoins de tous ceux qui utilisent les meilleurs systèmes informatiques.  Un système efficace de gestion des connaissances sur les sols ainsi qu’un tableau de mesure qui contribue à définir les mesures à prendre seront mis au point. La SIA adoptera tous les systèmes de production, allant de l’agroécologie, identifiée comme mouvement social, à la gestion intégrée de la fertilité des sols en   passant par les pratiques conventionnelles fondées sur l’utilisation des engrais minéraux.

 

La coopération de tous est nécessaire pour assurer le succès de l’Initiative sur les sols en Afrique.  Serrons-nous les coudes et soyons unis dans l’action en vue de stopper la dégradation des sols en Afrique et commencer la restauration de ceux qui sont déjà dégradés.

Pour plus d’informations sur l’Initiative sur les sols pour l’Afrique, veuillez consulter  https://drive.google.com/file/d/1OFelUgEY6c1008LO4lID5V3eCBrz-XyM/view?usp=sharing

Wole Fatunbi est responsable senior de volet technique au FARA et spécialiste des systèmes d’innovation.

https://faraafrica.org/professional-staff/fatunbi-oluwole-abiodun/

 

L’esprit de camaraderie stimule l’apprentissage lors du Challenge dédié à la KM4AgD

17 décembre, 2021

 

Article rédigé par Elizabeth Asiimwe (Ouganda)

Nous avons peut-être tous eu l’occasion d’organiser des séances d’apprentissage virtuel mais combien parmi nous ont organisé des séances efficaces dans le contexte des systèmes agricoles ? Cela implique une réflexion approfondie. J’ai récemment participé au #KM4AgDChallenge qui je le crois constitue un exemple frappant de programme d’apprentissage efficace.

Une novice dans le dsomaine de la gestion des connaissances, je trouve une nouvelle famille

En août 2021, le Forum africain des services de conseil agricole m’a donné l’occasion de participer à un Challenge dédié à la gestion des connaissances pour le développement agricole. Le Challenge était organisé par le Forum pour la recherche agricole en Afrique  (FARA), l’AFAAS, le CCARDESA, le CORAF et l’ASARECA, en collaboration avec le Partenariat pour le savoir au service du développement (K4DP) et les partenaires que sont le YPARD et le GFAR.  Il avait pour objectif de renforcer les capacités appropriées, de créer des communautés de pratique pour la gestion des connaissances en vue d’accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs de la Déclaration de Malabo sur le PDDAA d’ici 2025 et des ODD d’ici 2030. La toute première édition a rassemblé  28 participants (10 femmes, 18 hommes) venus de 22 pays et plus de  20  facilitateurs expérimentés venus des quatre coins du monde.

 

Ci-dessus : les participants au Challenge dédié à la KM4AgD

Ma participation au Challenge m’a ouvert les yeux. Je faisais partie des nombreuses personnes qui ne faisaient pas expressément de distinction entre information et connaissance, ne se souciaient pas de l’importance de la gestion des connaissances pour l’épanouissement des individus et la croissance des organisations et qui ne comprenaient pas non plus la différence entre les connaissances tacites et les connaissances explicites.  Si l’on me posait encore cette question, ma réponse serait différente en raison de ma participation à de nombreuses séances animées par les sommités de la gestion des connaissances dans le monde. J’adore ce nouveau domaine.

Contenu et principaux résultats du Challenge :

Le contenu, qui relève de trois  composantes majeures, tourne autour des fondements de la gestion des connaissances, la gestion avancée des connaissances et les sociétés du savoir. La mission qui nous a été confiée d’identifier le défi des connaissances dans le domaine de l’agriculture, d’élaborer des concepts, d’organiser et de réaliser des cafés du savoir constituait un autre aspect exceptionnel. Réunir de façon virtuelle plusieurs personnes en vue d’accomplir une tâche commune en dépit des horaires très chargés était un exploit phénoménal. Le tout a été couronné par une conférence pour partager les résultats des trois mois qu’a duré le Challenge.  Les résultats obtenus : 28 stratégies de gestion des connaissances pour différentes organisations, 20 notes d’orientation par pays et déclarations sur la gestion des connaissances et 10 notes thématiques tirées des cafés du savoir qui ont été rebaptisés et portent désormais le nom de programme de gestion des connaissances pour le développement agricole. Il pourrait être difficile de quantifier les résultats en matière d’établissement de réseaux de contacts et de relations d’amitié mais ce fut une expérience extraordinaire.

Source : FARA Le Programme de gestion des connaissances pour le développement agricole (KM4AgD)

 

Différentes méthodes : apprentissage, amitié et divertissement

 

Le dictionnaire Collins English définit la camaraderie comme étant un sentiment de confiance et l’amitié entre un groupe de personnes qui se connaissent généralement depuis longtemps ou ont vécu une expérience ensemble. C’est ce que j’ai ressenti en intégrant la famille du Challenge dédié à la KM4AgD.

Certains des principes fondamentaux d’une famille sont la camaraderie, la compassion, la confiance et l’amitié.  Le Challenge dédié à la KM4AgD répond à cette description. Les principaux facilitateurs, Dr Andreas Brandner et M. Benjamin Abugri et les intervenants invités étaient sympathiques et ont adopté des approches convenant à des apprenants adultes. En dépit du caractère virtuel de la réunion, nous avions l’impression d’être ensemble physiquement dans une salle de classe.

 

Les différentes méthodes utilisées y compris la simulation, le travail en équipe, des suivis, des rappels WhatsApp et des vidéos, ont tous facilité l’apprentissage.  La séance montrant aux participants comment utiliser l’art pour illustrer les connaissances ne saurait être oubliée. En cas d’absence à une séance, j’étais sûre de trouver l’enregistrement de la séance dans le dossier créé pour la classe. Avant même de consulter le dossier, je prenais contact avec les formateurs ou d’autres participants qui me faisaient volontiers un résumé de la séance.

 

Ci-dessous : Dr Andreas Brandner partageant de bons moments avec les participants venus de l’Ouganda, Elizabeth Asiimwe (à gauche) et Charles Masereka (à droite).

 

Ces méthodes flexibles ainsi que les bons moments partagés qui étaient pour moi des événements sociaux importants ont beaucoup contribué à l’apprentissage.  Des selfies ont été postés dans le groupe WhatsApp de la classe pour toutes les réunions des membres de l’équipe, que ce soit une rencontre du Dr Brandner avec des participants à une conférence dans la partie méridionale de l’Afrique, une réunion de M. Abugri avec des participants en Ouganda ou des coparticipants réunis lors d’une conférence au Bénin.  Quelle belle famille !

Rester en contact…

À la fin du Challenge, les participants ont été intégrés dans une communauté de pratique pour la gestion des connaissances. Je me réjouis de savoir que l’élan actuel sera maintenu. Chaque participant avait en lui quelque chose d’unique et avait beaucoup à apporter.

Au moment où j’écris cet article, je tente de me remettre du décalage horaire étant arrivé du Ghana ce matin après avoir assisté à la conférence #KM4AgChallenge. Cela en valait la peine ! Les échanges intellectuels, l’hospitalité de nos hôtes ghanéens, les trajets de courte durée à Accra ont été très appréciés. Je remercie particulièrement Dr Yemi Akinbamijo, Directeur exécutif du FARA pour ses paroles pleines de sagesse. Il nous a invités à mettre les nouvelles connaissances en pratique et à être de bons gestionnaires du savoir étant donné que la gestion du savoir est un élément majeur du développement agricole en Afrique. « Qui s’arrête, rouille » a-t-il fait remarquer.

Des participants et des organisateurs lors de la conférence KM4AgDChallenge tenue à Accra, Ghana

Les moments forts de la formation et de la conférence peuvent être vus à hashtag #KM4AgDChallenge

Le Challenge dédié à la KM4AgD est une initiative intégrée, stratégique, d’éducation et de transformation à long terme visant à promouvoir les sociétés du savoir-faire dans le secteur agricole liées à la recherche en vue de créer du contenu scientifique, des éléments de preuve et mettre en place des activités de sensibilisation à l’AR4D en Afrique. Il s’agira d’un projet phare pour un développement fondé sur la connaissance de l’AR4D en Afrique qui sera organisé chaque année dans un nombre toujours croissant de pays. Soyez à l’affût de la prochaine occasion !

Gratitude

Je remercie l’AFAAS, le FARA, le CCARDESA, l’ASARECA, le CORAF, le KDP et les partenaires que sont le GFAR et YPARD d’avoir organisé le Challenge. Je suis particulièrement reconnaissante à l’AFAAS, au Forum des services de conseil agricole de l’Ouganda (UFAAS) et à l’Université de Makerere de m’avoir permis d’y participer.

On a réussi ! Les membres du groupe 4 -Marc Bappa du Cameroun, Phidel Hazel Arunga du Kenya, Zainab Abdulai du Ghana et Lorato Bailang du Botswana-on a réussi ! L’équipe de l’Ouganda-Victoria Mbigidde et Charles Masereka.

Comme l’ont souligné tous les intervenants à la conférence, cette toute première édition du Challenge n’était que le début d’une initiative sur la gestion des connaissances.

Ci-dessus (à gauche) : M. Benjamin Abugri et Elizabeth lors de la réunion du FARA-AFAAS sur l’interopérabilité des systèmes de gestion des connaissances et de MEL ; (à droite) : Elizabeth et Marc Bappa du Cameroun lors de la Semaine africaine de vulgarisation agricole organisée par l’AFAAS à Kampala.

Ci-dessus : Dr Brandner (au centre)  rencontre des participants lors d’une réunion du  CCARDESA à Johannesburg, Afrique du Sud

Ci-dessus : Dr Brandner et Elizabeth (à gauche) à Kampala ; Dr Brandner et Benjamin (à droite) à Accra

 

Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur le Challenge dédié à la KM4AgD, prière de s’adresser à :

  1. Benjamin Abugri (FARA) ; email : [email protected]

Dr Andreas Brandner (K4DP) ; email :  [email protected]

 

 

Blog écrit par

Elizabeth Asiimwe

CIKM, Forum des services de conseil agricole de l’Ouganda (UFAAS)

Participante au Challenge dédié à la KM4AgD, représentante de l’AFAAS et à présent « Spécialiste certifié en gestion des connaissances pour le développement durable ».

Contact : [email protected]

 

Le FARA est prêt à apporter son appui à la FAO dans le cadre de l’élaboration d’un guide stratégique permettant aux pays d’améliorer la recherche et l’innovation

Le FARA, l’organisation faîtière continentale chargée de coordonner et de promouvoir la recherche agricole pour le développement en Afrique, s’apprête à donner suite à la demande de la FAO d’élaborer une stratégie destinée à fournir des orientations, favoriser la cohérence et un impact au niveau national par une meilleure utilisation de la science et de l’innovation.

La FAO a pris d’importantes mesures pour renforcer ses activités dans le domaine de la science et de l’innovation et déploie également des efforts en vue de se transformer en une organisation plus innovante capable d’aider les pays à appliquer à grande échelle les innovations scientifiques appropriées. Le Directeur général de la FAO a ainsi demandé l’élaboration d’une stratégie destinée à fournir des orientations, favoriser la cohérence et un impact au niveau national pour une meilleure utilisation de la science et de l’innovation.

La Stratégie permettra de renforcer l’utilisation de la science et de l’innovation et sera un outil essentiel pour la mise en œuvre du cadre stratégique (2022-31) et des ODD par le biais de la science et de l’innovation.

Pour avoir un impact, la Stratégie devra permettre de relever les défis et de répondre aux besoins des parties prenantes en les faisant participer à l’ensemble de son processus d’élaboration.

Les objectifs spécifiques du processus de consultation sont les suivants :

  1. Déterminer les besoins et les lacunes en matière de science et d’innovation aux niveaux régional et national.
  2. Discuter des priorités en matière d’innovation et accroître la compréhension mutuelle de l’innovation.
  3. Contribuer à l’élaboration des priorités thématiques de la Stratégie.
  4. Déterminer comment renforcer le rôle de la FAO dans le domaine de la politique scientifique et de la recherche aux niveaux national et régional.
  5. Identifier les priorités de partenariat.

 

Le FARA se propose d’amorcer et de faciliter des discussions entre ses mandants, partenaires, bailleurs de fonds et réseaux. Vous êtes cordialement invités à participer activement à l’examen de questions pertinentes qui seront affichées sur le FARANet.

Vos opinions seront recueillies et présentées du mercredi 26 janvier au dimanche 7 février et les commentaires synthétisés en vue d’une réunion de consultation et de validation prévue les 15 et 16 février 2022

Veuillez souscrire à nos plateformes de discussion DGroups  pour recevoir une notification.

 

À propos du FARA

Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) est l’organisation faîtière continentale chargée de coordonner et de promouvoir la recherche agricole pour le développement. Le FARA est l’organe technique de la Commission de l’Union Africaine et de l’Agence de développement de l’Union africaine sur les questions relatives aux sciences agricoles, à la technologie et à l’innovation.