by admin | Dec 7, 2021 | Actualités, New And Events
30/11/2021. ACCRA – Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA), de concert avec les organisations continentales et sous-régionales de recherche agricole dont le Forum africain des services de conseil agricole (AFAAS), l’Association pour le renforcement de la recherche agricole en Afrique de l’Est et du Centre (ASARECA), le CORAF et le Centre de coordination de la recherche et du développement agricoles de l’Afrique australe (CCARDESA), annonce la tenue de la première édition de la Conférence continentale sur la gestion des connaissances en vue du développement agricole (KM4AgD) placée sous le thème « Renforcer l’écosystème de connaissances en vue de l’amélioration de la productivité agricole en Afrique ».
La conférence continentale est organisée en collaboration avec le Partenariat sur les connaissances pour le développement (K4DP), la Plateforme des jeunes professionnels pour la recherche agricole pour le développement (YPARD) et le Forum mondial sur la recherche et l’innovation agricoles (GFAR). Cette rencontre, qui durera trois jours, se tiendra du 7 au 9 décembre 2021 à Accra. La présence physique à la réunion sera limitée à 40 participants venus de plus de 20 pays d’Afrique. La conférence en ligne sera ouverte au grand public (veuillez vous inscrire ici).
La conférence sera ouverte le 7 décembre 2021 par le Dr Yemi Akinbamijo, Directeur exécutif du FARA. L’allocution d’ouverture sera suivie d’une série de déclarations de bonne volonté d’organisations partenaires. Dr Sarah Cummings, une personnalité de premier plan de la communauté internationale pour la gestion des connaissances (KM4Dev) et Directrice au K4DP prononcera le discours liminaire intitulé : Une sixième génération de gestion des connaissances pour le développement ? Les conséquences pour l’agriculture en Afrique. Le discours sera suivi d’un exposé ayant pour thème « Promouvoir l’Agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique (S3A), les objectifs du PDDAA de Malabo et le programme des ODD en Afrique par le biais de la gestion des connaissances en vue de l’amélioration de la production et de la productivité en Afrique » présenté par le Dr Irene Annor-Frempong, Coordinatrice du projet LEAP4FNSSA et ancienne Directrice de la recherche et de l’innovation du FARA. Les 28 participants au Challenge 2021 dédié à la KM4AgD présenteront tour à tour les projets de concepts de gestion de connaissances et Challenges de pays en vue de recevoir des contributions et une validation.
La présentation des concepts et des challenges élaborés dans le cadre du Challenge dédié à la KM4AgD se poursuivra le deuxième jour (8 décembre 2021). La dernière journée sera consacrée à la validation des dix documents sur la gestion des connaissances élaborés à partir des dix Challenges identifiés ; à l’inauguration de la communauté de pratique pour la gestion des connaissances et l’intelligence artificielle du KM4AgD ; à un exposé du Pr Kimir Dalkir de l’Université McGill (Canada) sur la portée des fausses nouvelles et de la désinformation et un autre du Dr Andreas Brandner, un des directeurs fondateurs du K4DP sur le concept de l’utilisation de l’art pour illustrer les connaissances ; une cérémonie spéciale de remise de certificats aux lauréats du Challenge 2021 et une cérémonie internationale de remise de récompenses aux lauréats du prix prestigieux de l’excellence en gestion des connaissances et la diffusion du Communiqué de la conférence.
La conférence est organisée dans le cadre du programme PDDAA-XP4 financé par l’Union européenne (UE) et géré par le Fonds international pour le développement agricole (FIDA). Dr Aggrey Agumya, Directeur de la recherche et de l’innovation du FARA coordonnera la conférence avec l’appui de M. Benjamin Abugri, spécialiste principal de la gestion des connaissances, de l’apprentissage et de la connaissance du FARA, et du Dr Andreas Brandner, Directeur au K4DP et Coordonnateur du Challenge 2021 dédié au KM4AgD.
À propos du FARA
Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) est l’organisation faîtière continentale chargée de coordonner et de promouvoir la recherche agricole pour le développement (AR4D). Le FARA est l’organe technique de la Commission de l’Union Africaine et de l’Agence de Développement de l’Union africaine sur les questions relatives aux sciences agricoles, à la technologie et à l’innovation.
Pour de plus amples renseignements, veuillez visiter: http://www.km4agd.faraafrica.org / www.faradatainforms.faraafrica.org et www.faraafrica.org ou
vous adresser à Messieurs Benjamin Abugri [email protected] et Daniel Peprah [email protected]
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by admin | Nov 24, 2021 | New And Events
LE FORUM POUR LA RECHERCHE AGRICOLE EN AFRICA ASSURE LA COORDINATION DU PARTENARIAT DE LONG TERME ENTRE L’UNION EUROPÉENNE ET L’UNION AFRICAINE POUR LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET NUTRITIONNELLE ET UNE AGRICULTURE DURABLE
Le Partenariat de long terme entre l’Union européenne et l’Union africaine pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle et une agriculture durable (LEAP4FNSSA) est un projet d’une durée de quatre ans (de novembre 2018 à octobre 2022) financé par le programme Horizon 2020 pour la recherche et l’innovation de l’Union européenne. Le projet a pour objectif de mettre en place un dispositif institutionnel permettant aux institutions africaines et européennes de nouer des Partenariats durables pour la recherche et l’innovation relatifs à la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à une agriculture durable (FNSSA). Veuillez cliquer ici pour en savoir plus au sujet du LEAP4FNSSA.
Depuis sa création jusqu’en fin juillet 2021, le projet LEAP4FNSSA a été habilement coordonné par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD). En juillet 2021, l’assemblée générale du LEAP4FNSSA avait approuvé la nomination du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) comme coordonnateur pour la période restante du projet, c’est-à-dire jusqu’en octobre 2022. Le FARA tient à remercier sincèrement les membres de l’Assemblée générale du LEAP4FNSSA pour lui avoir confié la coordination du projet. Il s’agit d’une étape importante parce que le FARA est la première institution africaine à participer à la coordination d’un projet Horizon 2020 de l’Union européenne. Le partage du rôle de coordination par des institutions européennes et africaines illustre le caractère bicontinental du projet LEAP4FNSSA. Dans l’exercice de sa fonction de coordination, le FARA compte sur l’appui et l’engagement de tous les membres du consortium en vue d’atteindre l’objectif du projet.
Le FARA souhaite, au nom du consortium du LEAP4FNSSA, saisir cette occasion pour féliciter le CIRAD pour le rôle majeur qu’il a joué dans la promotion du projet depuis son lancement ainsi que dans la coordination de sa mise en œuvre jusqu’en 2021. Après avoir cédé le rôle de coordination, le CIRAD continue à jouer un rôle clé dans le projet.
Lorsqu’il a reçu mandat de coordonner le projet LEAP4FNNSA, le FARA a désigné Dr Irene Annor-Frempong au poste de coordinateur du projet.
Dr Annor-Frempong possède de solides compétences techniques et a démontré ses qualités de leadership dans le domaine de la recherche agricole pour le développement. Dr Annor-Frempong, qui est d’origine ghanéenne, est titulaire d’un doctorat de l’école vétérinaire de Bristol (Université de Bristol) au Royaume-Uni, d’un master en sciences des productions animales de l’Université et centre de recherche de Wageningen aux Pays-Bas, d’une licence en sciences agronomiques (avec mention) et d’un diplôme d’enseignement de l’Université de Cape Coast au Ghana. Dr Annor-Frempong est actuellement Commissaire de la CoSAI (Commission du CGIAR sur l’intensification durable de l’agriculture). Elle est directrice sortante de la recherche et de l’innovation et ancienne directrice du renforcement des capacités du FARA. Elle a également été chef du département des sciences animales de l’Université de Cape Coast. De 2008 à 2020, elle était en charge de l’orientation stratégique de la recherche et de l’innovation et de la fonction d’appui au renforcement des capacités. En sa qualité de Directrice de la recherche et de l’innovation, elle avait conduit l’élaboration et la coordination de programmes à l’échelle du continent dont l’Agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique, un cadre continental visant à améliorer l’application de la science en vue de la réalisation des objectifs de développement agricole de l’Afrique. L’Agenda scientifique a été ratifié en 2014 par les chefs d’État et de gouvernement. Dr Annor-Frempong a promu le « partenariat dans le domaine de la recherche et de l’innovation » entre l’Union africaine et l’Union européenne notamment en dirigeant la Plateforme pour un partenariat Afrique-Europe pour la recherche agricole pour le développement (PAEPARD) et en participant au projet LEAP4FNSSA, au dialogue politique de haut niveau entre l’Union européenne et l’Union africaine (HLPD) portant sur le groupe de travail FNSSA et au projet Développement et innovation intelligente grâce à la recherche dans le domaine de l’agriculture (DeSIRA) mis en œuvre par le FARA et les organisations sous-régionales de recherche agricole (ASARECA, CCARDESA et CORAF) et l’AFAAS.
Le FARA espère assurer une bonne coordination du projet LEAP4FNSSA caractérisée par un approfondissement du partenariat entre l’Afrique et l’Europe pour la recherche et l’innovation en vue d’améliorer les FNSSA.
by admin | Oct 29, 2021 | New And Events
Discours liminaire du Dr Yemi Akinbamijo, Directeur exécutif du FARA prononcé lors de la Foire des technologies de l’Afrique de l’Ouest
Portant sur le thème : Intégration des technologies en vue du développement agricole
Tenue du 25 au 29 octobre à l’hôtel King Fahd à Dakar
Notre Directeur exécutif, Dr Yemi Akinbamijo prononçant son discours lors de la Foire des technologies de l’Afrique de l’Ouest.
Je vous remercie d’avoir invité le FARA à cet événement historique qui peut-être pour la première fois réunit diverses parties prenantes pour échanger des idées, des connaissances et peut-être forger de nouveaux partenariats en vue d’intégrer les technologies pour le développement agricole.
Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) et ses organisations affiliées (ASARECA, CORAF, CCARDESA et NASRO), sont le fer de lance de la création d’écosystèmes d’innovation pour relever les défis auxquels font face les utilisateurs finaux des technologies au sein des Systèmes d’innovation agricole (SIA).
Le FARA, en sa qualité d’institution chargée du compact catalyseur CDTO du TAAT, a au cours des dernières années mis l’accent sur (i) le renforcement des capacités des facilitateurs locaux à gérer les plateformes d’innovation, (ii) le soutien à l’élaboration du matériel de vulgarisation en vue de la mise à l’échelle des technologies, (iii) le développement de l’entrepreneuriat agricole et (iv) le renforcement des capacités des jeunes et des femmes à recueillir des informations et à échanger des expériences sur la mise en œuvre du TAAT.
Grâce à cette approche à quatre volets, le CDTO jette les bases d’une solide collaboration avec les compacts « produits » ce qui permet de concevoir, mettre au point et organiser le matériel de vulgarisation en vue d’appuyer la mise à l’échelle des technologies au niveau local.
Dans la foulée de la pandémie de Covid-19, les TIC ont permis d’atteindre un plus grand nombre de personnes. Le compact a également tiré parti d’autre programmes, dont le CAADP-XP4, pour apporter de nouvelles compétences et connaissances à la communauté du TAAT en utilisant des outils tels que la prospective, la gestion des informations et l’application de la conception pédagogique dans le cadre de l’élaboration de matériel dédié aux technologies à mettre à l’échelle.
Jusqu’ici, le CDTO a atteint plus de trois millions de bénéficiaires en assemblant 69 technologies, grâce à la publication de 43 vidéos, de neuf communiqués de presse, de 21 articles sur des pages Web portant sur le renforcement des capacités, le genre, la jeunesse, l’agrobusiness, la gestion des connaissances et la communication, la diffusion de 12 émissions radiodiffusées et de six émissions télévisées et la distribution de 701 prospectus et cahiers.
Les publications du CDTO ont été téléchargées 83 603 fois avec 427 354 consultations (www.Library.faraafrica.org)
Enfin, et surtout, 463 plateformes d’innovation associées au TAAT et 747 facilitateurs ont été enregistrés sur le portail du FARA.
Bien que ces chiffres semblent élevés, nous reconnaissons qu’il reste encore beaucoup à faire pour s’assurer que les technologies appropriées atteignent les utilisateurs finaux et assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique.
À cet égard, le FARA et les OSR sont résolus à faire fond sur les acquis du TAAT I et à continuer à mettre en œuvre de nouvelles activités permettant d’assurer la transformation agricole tant désirée entrant ou non dans le cadre du TAAT II.
Je vous remercie.
by admin | Oct 22, 2021 | New And Events
Par Munoko K. Nguru
L’intégration des questions de genre dans les Plans nationaux d’investissement agricole (PNIA) en Afrique est essentielle pour assurer la participation de tous à la mise en œuvre des mesures d’adaptation aux changements climatiques dans le domaine de l’agriculture. On note une forte participation des femmes à l’agriculture et leur rendement permet de nourrir la plupart des ménages en Afrique. Cependant des disparités entre les sexes persistent en matière d’accès à l’information, aux intrants, à l’éducation, aux technologies et aux marchés. Les études continentales sur l’AIC présentées lors de la Concertation technique sur l’Agriculture intelligente face au climat en Afrique, tenue du 14 au 15 octobre 2021, ont montré que les questions relatives au genre sont fortement minimisées.
Par conséquent, les efforts déployés en matière d’intégration des questions de genre doivent tenir compte des priorités de chaque pays tout en faisant la promotion de systèmes qui permettront d’anticiper l’impact à grande échelle tels que les initiatives multipartites aux niveaux local, national et mondial. En outre, les plans nationaux d’investissement devraient accorder la priorité aux approches systémiques, intégrées telle que l’approche fondée sur les systèmes d’innovation agricole préconisée par le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA). Pour être efficaces, les plans d’investissement doivent être ancrés dans la science, fondés sur des données probantes et sur les connaissances découlant des études sur l’AIC menées jusqu’ici.
Lors de la concertation, Dr Podisi, coordinateur du PDDAA-XP4 au CCARDESA, avait indiqué que les disparités entre les sexes et l’exclusion sociale continuaient à entraver les progrès en matière de développement. Il a précisé que 40,3% des 162 initiatives AIC intégraient l’égalité entre les sexes et l’inclusion sociale. Sur les 351 initiatives AIC dont on a fait état dans la zone de couverture de l’ASARECA, seules 131 tiennent compte des questions de genre. En outre, Pr Alessandro Cocchi a indiqué que les institutions africaines fournissant des services de vulgarisation et de conseil agricoles étaient généralement mal préparées pour intégrer les questions d’égalité des sexes dans les initiatives CSA. Les femmes sont généralement sous-représentées dans les systèmes de vulgarisation et de conseil agricoles et ne peuvent donc défendre la cause de l’intégration du genre dans la mise en œuvre des initiatives AIC.
À l’occasion de la journée internationale de la femme rurale, nous devons examiner nos approches, attitudes et perception notamment à l’égard de l’égalité des sexes dans les initiatives AIC. Les femmes rurales comptent sur nous pour produire et mettre en œuvre des solutions qui permettront de relever les défis en matière d’AIC et nous assurer que les initiatives AIC sont soucieuses d’équité entre les sexes et transformatrices.
D’éventuelles solutions pour s’assurer que de tels plans ne moisissent pas sur les étagères mais sont mis en œuvre
- Renforcement des capacités des parties prenantes en intégration du genre et en inclusion sociale en matière d’AIC. Je propose une évaluation approfondie de la manière dont les politiques sensibles au genre entravent l’élaboration et la mise en œuvre de ces stratégies. Au Mozambique par exemple, le Plan d’action sur le changement climatique et le genre (ccGAP en anglais) vise à élaborer et à intégrer la perspective de genre dans le secteur de l’environnement en vue d’améliorer les conditions de vie des Mozambicains, notamment des femmes et des communautés locales.
- Nous devons mettre en place un mécanisme, à l’échelle du continent, en vue de suivre les progrès réalisés en matière d’intégration du genre dans les initiatives AIC en favorisant l’égalité hommes-femmes dans les postes de direction, les politiques sur le lieu de travail et les résultats. Les outils mis au point devraient pouvoir générer des données ventilées par sexe.
- Les organes directeurs des États membres qui traitent des questions liées à l’environnement devraient s’engager à promouvoir l’égalité hommes-femmes et l’autonomisation des femmes dans les initiatives AIC. Je propose également que les plans nationaux d’investissement des pays africains soient articulés sur une budgétisation tenant compte des questions de genre, sur le leadership féminin et le suivi des résultats en matière d’égalité entre les sexes.
Par conséquent, des efforts doivent être déployés en vue de l’utilisation d’une terminologie non sexiste dans le cadre de la mise en œuvre des initiatives AIC. Les textes qui mentionnent les hommes et les femmes doivent accorder la même visibilité aux hommes et aux femmes. Cela s’applique entre autres aux documents, aux textes sur Internet, à la publicité pour les événements et aux films.
Par ailleurs, les parties prenantes de l’AIC doivent s’assurer de choisir des images tenant compte des questions d’égalité des genres lors de la préparation de matériel de relations publiques sur l’agriculture intelligente face au climat. En cette Journée internationale de la femme rurale, placée sous le thème « les femmes rurales cultivent une alimentation de qualité pour tous », reconnaissons le travail des femmes rurales dans l’agriculture intelligente face au climat. Dans les zones rurales, renforçons les approches intégrées d’AIC qui offrent des chances égales à tous.
by admin | Oct 20, 2021 | New And Events
NAIROBI, KENYA —L’Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT) a reçu le 8 septembre le Prix africain de l’alimentation 2021, en récompense de ses travaux qui ont permis d’améliorer la sécurité alimentaire dans 13 pays d’Afrique subsaharienne.
L’ICRISAT, un centre de recherche du CGIAR, est une organisation de recherche internationale publique à but non lucratif et apolitique qui mène des recherches agricoles pour le développement en Asie et en Afrique subsaharienne avec un large éventail de partenaires à travers le monde.
Entre 2007 et 2019, l’ICRISAT a dirigé une collaboration entre partenaires pour mettre en œuvre le Projet Légumineuses tropicales. Le projet, réalisé en collaboration avec le Centre international d’agriculture tropicale (CIAT) et l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA), a permis de mettre au point 266 variétés améliorées de légumineuses et près d’un demi-million de tonnes de semences pour toute une série de légumineuses dont le niébé, le pois cajan, le pois chiche, le haricot commun, l’arachide et le soja. Ces nouvelles variétés ont permis de renforcer les capacités d’adaptation de plus de 25 millions de petits exploitants agricoles aux changements climatiques ainsi qu’aux invasions de parasites et aux épidémies.
Outre la mise au point de ces nouvelles variétés, le projet a formé 52 scientifiques, qui travaillent déjà dans des instituts nationaux de recherche sur le continent. Selon l’ICRISAT, la formation de ces scientifiques de nouvelle génération dans les pays où les projets ont été mis en œuvre a permis de renforcer les capacités de recherche des systèmes nationaux de recherche agricole en Afrique et a contribué à pérenniser les acquis des projets.
Dans son message de félicitation au lauréat, S.E.M. Olusegun Obasanjo, président du Comité du Prix africain de l’alimentation et ancien président de la République fédérale du Nigéria a déclaré ce qui suit : « Le leadership de l’ICRISAT a, dans le cadre de la mise au point de semences qui non seulement mettent fin à la malnutrition mais également survivent dans les zones semi-arides, poussé d’autres organisations agricoles à repenser la mise au point de semences et les pratiques agricoles adaptées qui permettent de résoudre les défis agricoles africains.
« Leur travail est également important car il fournit une approche inclusive qui soutient l’ensemble de la chaîne de valeur agricole, de la ferme à la table, en fournissant aux agriculteurs des outils agricoles et un marché pour leurs produits » a-t-il ajouté.
En acceptant le prix, Jacqueline d’Arros Hughes, Directrice générale de l’ICRISAT a indiqué que les activités de l’Institut couvraient l’ensemble de la chaîne de valeur, de la génomique de pointe aux marchés en passant par l’agrobusiness dans les systèmes de culture des zones arides.
« Nous renforçons également la position des femmes et nous incitons les jeunes à revenir vers l’agriculture en utilisant les derniers outils et technologies disponibles pour rendre l’agriculture rentable. Le Prix africain de l’alimentation rend hommage au travail accompli par l’ICRISAT en Afrique et renforce notre conviction que l’agriculture peut être rentable pour les petits exploitants. Il atteste également du travail accompli par nos proches collaborateurs, les systèmes nationaux de recherche et de vulgarisation agricoles, sans le concours desquels cela n’aurait pas été possible. Nous dédions ce prix aux petits exploitants des zones arides d’Afrique, car ce sont eux qui nous inspirent par leur patience et leur persévérance face à l’adversité », a déclaré Dr Hughes.
Les écosystèmes des zones sèches couvrent 45% de la masse continentale de l’Afrique et nourrissent et font vivre près d’un demi-milliard de personnes. Toutefois, ces systèmes sont fragiles et exposés aux effets du changement climatique et de la dégradation de l’environnement.
Des programmes tels que le projet légumineuses tropicales aident les millions de petits exploitants agricoles qui dépendent des écosystèmes des zones arides à produire davantage de nourriture et à devenir plus résilients face au changement climatique. Le projet a été mis en œuvre au Burkina Faso, au Ghana, au Mali, au Niger, au Nigeria, au Sénégal, en Éthiopie, au Kenya, au Malawi, au Mozambique, en Tanzanie, en Ouganda et au Zimbabwe.
Le Prix africain de l’alimentation récompense des personnes et des institutions exceptionnelles qui jouent un rôle de premier plan dans les efforts déployés dans les domaines suivants : transformation des systèmes alimentaires africains ; promotion des pratiques agricoles durables ; soutien apporté aux agriculteurs en vue d’améliorer les revenus ; résilience face aux changements climatiques ; et accès à des intrants agricoles de qualité, à la connaissance et au matériel. D’un montant de 100 000 $, le prix récompense ceux qui font évoluer la réalité de l’agriculture en Afrique pour la faire passer d’une lutte pour la survie à une activité économique qui permet de sortir les communautés de la pauvreté.
Source : world-grain.com
by admin | Oct 19, 2021 | New And Events
Par Alioune Fall
Président du conseil scientifique du Cirad et président du conseil d’administration du Forum pour la recherche agricole en Afrique
Par Elisabeth Claverie de Saint Martin
PDG du Cirad
Face aux défis climatiques qui se font de plus en plus pressants, la France et le continent gagneraient à joindre leurs efforts autour de la transition des systèmes agricoles et alimentaires.
La crise sanitaire de la Covid-19 nous a rappelé à quel point le métier d’agricultrice et d’agriculteur, partout dans le monde, est essentiel à la vie humaine. En Europe, elles et ils sont pourtant de moins en moins nombreux à l’exercer. En Afrique subsaharienne au contraire, presque deux tiers des emplois sont directement liés à l’activité agricole. D’ici à 2050, 60 % de la force de travail mondiale sera localisée en Afrique, avec la moitié de cette population active située en zone rurale. L’enjeu de la formation des prochaines générations en Afrique paraît ainsi fondamental. Mais former à quelle agriculture et à quel système de production alimentaire ?
Savoir-faire africains
L’agriculture est source de bien des maux de notre planète : émettrice de gaz à effet de serre, responsable de déforestations, utilisatrice de pesticides et d’engrais sources de pollution et de perte de biodiversité. L’alimentation transformée par l’industrie a aussi ses défauts : trop de sucres, de sels et de conservateurs pouvant accélérer le développement de cas d’obésité et de diabète. Deux fléaux rendant les populations plus sensibles aux maladies infectieuses comme le Covid-19.
Alors que l’agriculture européenne est allée très loin dans la simplification des systèmes de culture et l’artificialisation des milieux, l’agriculture africaine, elle, a su préserver certaines traditions et certains savoir-faire qui pourraient être des sources d’inspiration pour le reste du monde. Mais pour nourrir une population croissante et rémunérer dignement ses producteurs, elle devra augmenter ses rendements. Pour nos agronomes, cela passera notamment par un apport d’engrais (azote), même si les quantités nécessaires sont limitées. C’est l’une des diverses composantes, et l’un des défis, de l’intensification agroécologique sur le continent.
Innover et gagner en résilience
Il est temps en effet de faire reconnaître et de valoriser les solutions qui tirent parti des processus écologiques au sein des systèmes agricoles. Le principe de l’agroécologie est de prendre les écosystèmes – autrement dit, la nature – comme modèles pour l’agriculture. Intensifier les processus écologiques au sein de ces agrosystèmes nécessite de nombreuses observations et connaissances à la fois paysannes et scientifiques. Cela présuppose de la recherche, de la formation, beaucoup d’échanges et de partages pour innover et gagner en résilience. D’où la nécessité d’investir financièrement et travailler ensemble, chercheurs, techniciens, agriculteurs, Union africaine et Union européenne.
C’est sur ce sujet des transitions agroécologiques que nous avons débattu avec nos partenaires africains aux Montpellier Global Days Africa 2021, en amont du nouveau Sommet Afrique-France. Pendant ces journées dédiées à la science, à l’éducation et à l’innovation, pilotées par Montpellier Université d’excellence, d’autres sujets phare ont été abordés : la durabilité et la diversité des systèmes alimentaires, la gestion de la santé – selon une approche One Health –, des biodiversités naturelle et cultivée, de l’eau et des inégalités foncières, l’attractivité des emplois ruraux avec le développement de l’agriculture numérique ainsi que le besoin de mieux financer les systèmes africains de recherche agronomique. Investissons ensemble dans la recherche, l’innovation et la formation pour assurer la transition de nos systèmes agricoles et alimentaires !