Story by: Benjamin Abugri, Daniel Peprah & Sophia Amoah (FARA) Accra, Ghana
L’atelier virtuel de lancement de la deuxième édition du KM4AgD (2022) s’est tenu le 10 juin 2022 dans le cadre du Défi et de la Conférence placés sous le thème « Renforcer l’écosystème des connaissances en Afrique en vue d’atteindre les objectifs du PDDAA et de la Déclaration de Malabo fixés pour 2025 ». M. Benjamin Abugri, Spécialiste en chef de la gestion des connaissances, de l’apprentissage et de la communication a animé l’atelier au nom du groupe de travail « Gestion des connaissances » des institutions anciennement en charge du Pilier 4 du PDDAA [i]. Les membres du groupe de travail « Gestion des connaissances » ont à tour de rôle présenté tous les vingt-cinq participants à l’édition 2022 du Défi, d’une durée de trois mois, choisis par voie de concours dans quinze pays d’Afrique, aux plus de 160 participants à l’atelier.
Les autres membres du groupe de travail « Gestion des connaissances » sont M. Andri Raso de l’AFAAS, Mme Bridget Kakuwa du CCARDESA, M. Ben Moses Illakut de l’ASARECA et M. Amadou Ngaido du CORAF. M. Michael Victor a, au nom du One CGIAR, présenté les sept participants des centres du CGIAR.
From Left Dr. Andreas Brandner, K4DP – Ms Bridget Kakuwa, CCARDESA – Mr Benjamin Abugri, FARA
Dans son allocution de bienvenue, Dr Yemi Akinbamijo, Directeur exécutif du FARA a reconnu le Défi relatif au KM4AgD comme étant le projet phare pour le développement de la recherche agricole pour le développement (AR4D) en Afrique axé sur le savoir. Il a évoqué les réalisations des gestionnaires du savoir formés et certifiés lors de l’édition 2021 du Défi relatif au KM4AgD. Au nombre de ces réalisations figurent la Déclaration d’Accra sur le programme KM4AgD pour l’Afrique et la production de politiques nationales de gestion des connaissances et des stratégies structurelles pour plus de 20 systèmes nationaux de recherche et de vulgarisation agricoles. Il a rappelé que l’édition 2022 du Défi relatif au KM4AgD visait à améliorer la saisie, la diffusion et l’utilisation des connaissances dans l’agriculture africaine. Il a également indiqué que le FARA, l’AFAAS, l’ASARECA, le CCARDESA et le CORAF étaient déterminés à mettre en œuvre le Défi relatif au KM4AgD et invité les principaux partenaires et autres acteurs clés du système d’innovation agricole en Afrique à appuyer l’initiative. Il a ensuite remercié le One CGIAR pour s’être associé à l’initiative.
Dr Aggrey Agumya, Directeur de la recherche et de l’innovation au FARA a remercié les dirigeants des institutions du PDDAA-XP4 pour leur engagement sans faille et invité les Directeurs exécutifs à présenter leurs observations et leurs messages de bonne volonté.
Dr Enock Warinda, Directeur exécutif de l’ASARECA, qui est également Président du Conseil consultatif, a, dans ses remarques, souligné que « l’ASARECA reconnaissait qu’une amélioration de la gestion et de l’accès à des connaissances et informations à jour était essentielle à la prise de décisions en connaissance de cause. Il a encouragé tous les participants à tirer le meilleur parti du Défi. Selon Dr Emmanuel Njukwe, Directeur de la recherche et de l’innovation du CORAF, qui s’exprimait au nom du Directeur exécutif, le CORAF est prêt à promouvoir la gestion des connaissances non seulement dans l’espace CORAF mais également auprès des partenaires. Dr Cliff Dlamini, Directeur exécutif du CCARDESA, a quant à lui souligné que les organisations qui accordaient la priorité à la gestion des connaissances prospéraient davantage que celles qui ne le faisaient pas. Il a réitéré la conviction du CCARDESA que le Défi relatif au KM4AgD permettrait d’améliorer le processus d’application des connaissances.
from left; Marc Ghislain Bappa Se, AFAAS – Cameroun Bridget Kakuwa MSc Information & Knowledge Manager at CCARDESA, Paul; Atsu Agbemenya YPARD Africa – Ghana
Dr Silim Nahdy, Directeur exécutif de l’AFAAS a dans son allocution mentionné l’idée erronée selon laquelle une seule entité sera en mesure de gérer les informations et a rappelé l’importance des partenariats dans la gestion des connaissances. Par ailleurs, M. Victor Michael, Directeur de la communication et de la gestion des connaissances de l’Institut international de recherche sur le bétail, (ILRI) s’exprimant au nom du One CGIAR, a affirmé l’importance de la gestion des connaissances dans la diffusion d’informations implicites et explicites. Dr Sarah Cummings, Directrice du Knowledge for Development Partnership (K4DP), a réaffirmé que les partenariats étaient essentiels pour améliorer les résultats attendus de la gestion des connaissances. Elle a rappelé aux participants que ces partenariats ne seront pas établis au cours de la période de trois mois mais devront être intégrés et maintenus.
Dr Amin Belhamissi, spécialiste technique au FIDA, a au nom des bailleurs de fonds reconnu que l’Afrique disposait d’énormes quantités de connaissance et affirmé l’appui indéfectible du FIDA et de la Commission européenne à l’initiative KM4AgD par le biais du programme PDDAA-XP4 financé par la Commission européenne et géré par le FIDA. L’objectif général du programme PDDAA-XP4 est de permettre à la recherche et à l’innovation dans le domaine agricole, y compris aux services de vulgarisation de contribuer efficacement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, au développement économique et à l’atténuation des changements climatiques en Afrique. Le défi annuel a pour objectif de renforcer les capacités appropriées, de créer des communautés de pratique pour la gestion des connaissances et de renforcer l’écosystème de connaissances en vue d’accélérer la réalisation des objectifs de la Déclaration de Malabo sur le PDDAA d’ici 2025 et les ODD d’ici 2030.
Le Défi est mis en œuvre à travers une approche intégrée, stratégique, éducative et transformationnelle. En 2021, lors de la toute première édition, trente (30) participants de 20 pays, qui avaient satisfait à toutes les exigences rattachées aux trois mois du défi, ont été certifiés en tant que « gestionnaires du savoir pour le développement durable » par les partenaires du PDDAA-XP4, le K4DP, les universités partenaires (Université de Makerere et Université internationale de Namibie) et le GFAR (FAO). En outre, vingt (20) politiques nationales de gestion des connaissances, vingt-six (26) stratégies organisationnelles de gestion des connaissances et dix (10) fiches d’information thématiques ont été élaborées et intégrées au niveau national.
Group photo from the Maiden Edition of KM4AgD Conference held in Accra, Ghana (2021)
La deuxième édition du Défi se déroulera du 11 juin au 9 septembre 2022. Les conclusions seront communiquées par le biais d’une conférence continentale sur le KM4AgD prévue à Accra (Ghana) dans la semaine du 12 au 16 septembre 2022. Soyez à l’affût de l’appel à inscription.
Pour les faits marquants de l’édition 2021 du Défi, veuillez regarder la vidéo.
Pour de plus amples détails sur le Défi relatif au KM4AgD, veuillez consulter www.km4agd.faraafrica.org ou prenez contact avec [email protected] en mettant en copie [email protected]
[i] Le consortium du PDDAA-XP4 comprend le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA), le Forum africain des services de conseil agricole (AFAAS), le Centre de coordination de la recherche et du développement agricoles de l’Afrique australe (CCARDESA), l’Association pour le renforcement de la recherche agricole en Afrique de l’Est et du Centre (ASARECA) et le Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF).
Le Forum africain des services de conseil agricole (AFAAS), l’Association pour le renforcement de la recherche agricole en Afrique de l’Est et du Centre (ASARECA) et le Centre de coordination de la recherche et du développement agricoles de l’Afrique australe (CCARDESA) ont signé un protocole d’accord tripartite (MoU) pour renforcer leur collaboration dans le but d’améliorer la recherche agricole pour le développement (AR4D) en Afrique orientale, centrale et australe.
Les Directeurs exécutifs des trois organisations : Dr Silim Nahdy (AFAAS), Dr Enock Warinda (ASARECA) et Dr Cliff Dlamini (CCARDESA) ont signé l’accord tripartite lors d’une réunion stratégique tenue le 3 juin 2022 à l’hôtel Hilton de Nairobi. Les trois organisations ont accepté de concevoir une stratégie de partenariat et un cadre de collaboration pour rendre opérationnel le Protocole d’accord dont la mise en œuvre sera coordonnée par le Dr Cliff Dlamini. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de M. Paul Fatch, Président du Conseil d’administration de l’AFAAS, et du Dr Geoffrey Mkamilo, Président du Conseil d’administration de l’ASARECA ainsi que des membres suivants du Conseil d’administration des trois organisations : Dr Jeff Mutimba (AFAAS), Pr Patience Mshenga (ASARECA), Dr Catherine Senkoro (CCARDESA) et M. Isaac Chiundira (CCARDESA).
Le protocole d’accord vise à mettre en place un cadre permettant d’établir un partenariat et une collaboration solides entre les trois organisations pour leur permettre de bien servir leurs clients tant individuellement que collectivement ainsi que de renforcer la synergie et d’harmoniser la programmation des initiatives en matière d’AR4D.
Les trois organisations ont décidé de mettre en œuvre des initiatives de coopération dans les domaines suivants :
Réaliser des études conjointes en vue d’améliorer les politiques et les pratiques et partager les résultats dans des forums pertinents ;
Élaborer des stratégies et des programmes conjoints pour la recherche agricole pour le développement et les services de vulgarisation pour accroître l’impact à l’échelle ;
Procéder à une planification, à une mise en œuvre, à une évaluation et à un suivi conjoints, partager les leçons apprises et répondre aux questions soulevées liées aux projets mis en œuvre conjointement par les Parties ;
Organiser des activités de sensibilisation pour induire les changements souhaités dans les politiques en matière d’AR4D ;
Mener des consultations institutionnelles en vue d’améliorer l’efficacité opérationnelle et économique ;
Partager les capacités, les informations techniques et générales en ayant recours aux mécanismes établis entre les Parties ; et
Organiser des ateliers de rédaction de propositions conjointes et de mobilisation de ressources.
Le Protocole d’accord restera en vigueur pour une période de dix ans et sera prolongé comme convenu entre les Parties. Des modifications y seront apportées, le cas échéant.
Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) et le Fonds d’affectation spéciale pour l’enseignement supérieur (TETFund) du Nigeria organisent, en collaboration avec l’Université fédérale de Viçosa (UFV) au Brésil, le premier Symposium du Programme de bourse de recherche et d’innovation en agriculture pour l’Afrique (ARIFA) en vue de consolider la Plateforme de Partenariat de l’ARIFA (APP). À l’invitation du Pr Demetrius David da Silva, recteur de l’UFV, le symposium de tiendra du 25 au 30 avril 2022 à Viçosa.
La réunion sera déclarée ouverte par Son Excellence Professeur Mohammad Ahmad Makarfi, Ambassadeur du Nigeria au Brésil, qui sera accueilli par l’Architecte Sunday S.T. Echono (FNIA), Secrétaire exécutif du TETFund et Dr Yemi Akinbamijo, Directeur exécutif du FARA.
Le professeur Márcio Venício Barbosa, Président de l’Association brésilienne pour l’éducation internationale (FAUBAI), et Dr George Forpoh, sous-ministre chargé du développement régional, de la recherche et de la vulgarisation au ministère de l’Agriculture du Liberia devraient également participer à cette réunion.
Au nombre des participants attendus au symposium figurent plus de quarante boursiers du programme ARIFA qui étudient actuellement dans six universités brésiliennes, des responsables des institutions participantes au Nigéria et au Brésil et des représentants du Libéria, du Ghana et de la République démocratique du Congo.
Le thème du symposium est : « Stratégie de perfectionnement pédagogique du système de recherche et d’innovation dans le domaine agricole en Afrique : les leçons apprises au Brésil ». Le colloque vise à renforcer la coordination entre les partenaires actuels du programme ARIFA que sont le FARA, l’UFV et le TETFund.
Le symposium, qui se tiendra au même moment que la conférence de l’Association brésilienne pour l’éducation internationale (FAUBI), débouchera sur l’élaboration d’une plateforme plus solide dédiée aux partenariats de l’ARIFA (APP) et la participation d’un plus grand nombre d’universités brésiliennes. Les résultats de la réunion permettront de renforcer les capacités institutionnelles des Centres d’excellence du TETFund (TCoE) et de créer des plateformes d’innovation et une stratégie de mise à l’échelle pour un modèle panafricain de l’ARIFA, en partenariat avec d’autres Fonds d’affectation spéciale pour l’éducation y compris au Ghana, en Afrique du Sud et au Liberia.
À propos de l’ARIFA
Le Programme de Bourse de recherche et d’innovation en agriculture pour l’Afrique(ARIFA) vise à former une nouvelle génération de travailleurs aptes à réformer le secteur de l’agroalimentaire africain en vue de constituer le facteur de changement nécessaire pour une transformation rapide de l’agriculture au cours de la prochaine décennie. Le modèle de bourse nigérian est financé par le Fonds d’affectation spéciale pour l’enseignement supérieur (TETFund) dans le but de renforcer la compétence stratégique pour modifier le discours concernant la diminution des capacités des établissements d’enseignement supérieur du pays. Dans le cadre de ce partenariat, le TETFund aide des universitaires nigérians à suivre une formation à l’UFV dans le cadre de programmes de maîtrise sur mesure dans divers domaines scientifiques liés à l’agriculture.
À propos du FARA
Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) est une organisation continentale chargée par la Commission de l’Union africaine (CUA) et l’Agence de développement de l’Union africaine (ADUA) de faciliter l’application généralisée de la science et de l’innovation en vue de la réalisation des objectifs du PDDAA. Le FARA encourage la création de partenariats novateurs, le renforcement des capacités, la gestion des connaissances et le plaidoyer politique. Le Secrétariat du FARA, qui sert d’organe technique de l’ADUA, est basé à Accra au Ghana.
À propos du TETFUND
Le TETFUND est un programme mis en place par le gouvernement nigérian en 2011 dans le but de gérer, superviser et décaisser les revenus provenant de la taxe scolaire aux établissements d’enseignement supérieur publics au Nigéria. Son principal objectif est de transformer les établissements publics d’enseignement supérieur par le financement et une gestion efficace des projets.
À propos de l’UFV
L’Université fédérale de Viçosa (UFV) est une des plus anciennes universités fédérales brésiliennes. Son campus principal est situé dans la ville de Viçosa, dans l’État de Minas Gerais. Elle a été fondée en 1922 en tant qu’École supérieure d’agriculture et de médecine vétérinaire sur ce qui allait devenir le campus Arthur Bernardes. Elle est ensuite devenue l’Université rurale de Minas Gerais avant sa fédéralisation complète en 1969. L’UFV qui est considérée comme l’une des universités les plus prestigieuses du Brésil propose 47 différents programmes d’enseignement de premier cycle dans de nombreux domaines dont l’ingénierie, l’agronomie, la médecine, la médecine vétérinaire, l’élevage et d’autres domaines scientifiques. Les programmes du deuxième cycle de l’enseignement supérieur de l’UFV sont jugés excellents par le Coordenadoria de Aperfeiçoamento de Pessoal de Nível Superior (Coordination pour le perfectionnement du personnel de l’enseignement supérieur (CAPES)). Selon le classement QS, l’UFV figure parmi les 100 meilleures universités au monde dans les domaines de l’agriculture et de la sylviculture.
Pour de plus amples renseignements, prière de prendre contact avec
La création d’emplois de qualité dans le cadre de la croissance économique régionale et nationale et du processus de développement est essentielle pour assurer une croissance durable et inclusive. Dans le cadre des efforts visant à appuyer la création d’emplois pour la population jeune en constante augmentation, de nombreux pays en Afrique subsaharienne ont au cours des dernières années mis en œuvre des programmes sur l’emploi des jeunes. En 2020, le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) a, en collaboration avec ses partenaires nationaux au Ghana, au Bénin, au Malawi et en Ethiopie, utilisé des études fondées sur les méthodes mixtes pour évaluer l’efficacité des initiatives pour l’emploi des jeunes mises en œuvre au cours des deux dernières décennies en vue de créer des emplois durables. Ces études ont permis d’identifier 47 grandes initiatives (dont 20 axés sur les jeunes et 27 initiatives générales). La Figure 1 présente la répartition des 47 initiatives fondée sur le système de classification de l’Organisation internationale du travail [1].
Figure 1. Répartion des initiatives pour l’emploi des jeunes
[1] (i) Des services de l’emploi – comme la mise à disposition d’informations sur le marché du travail, sur les services-conseils, les services de recherche d’emplois et de placement ;
(ii) Des programmes de formation et de perfectionnement des compétences -notamment ceux qui fournissent des cours d’alphabétisation pour adultes, une formation en cours d’emploi et hors du milieu de travail et des mesures d’incitation à la formation ;
(iii) Des programmes de création d’emplois – dont ceux qui offrent des subventions salariales, des emplois de courte durée dans le secteur public, des programmes de création d’emplois indépendants et des activités de développement de l’entrepreneuriat ; et
(iv) Un programme intégré – qui comprend un mélange des autres interventions.
Les études ont identifié des facteurs clés de succès relatifs à la conception, la structure de mise en œuvre, le partenariat et des mécanismes de couverture et de financement qui seraient utiles d’examiner dans le cadre de l’élaboration de futures initiatives de création d’emplois pour les jeunes. Ce sont entre autres :
la promotion de programmes de développement des compétences pour l’emploi des jeunes qui tiennent compte des défis liés au développement des jeunes dans la conception des initiatives en abordant les enjeux touchant les jeunes telles que l’organisation d’activités de formation et de renforcement des capacités bien adaptées ainsi que l’accès aux ressources (par exemple des terres, des technologies, des capitaux de démarrage et la possibilité d’acquérir une expérience professionnelle) ; et
l’intégration de l’approche par la chaîne de valeur dans le cadre de l’élaboration d’initiatives de création d’emplois pour les jeunes liés à l’agriculture.
Les résultats de la recherche indiquent également que des facteurs tels que l’âge, l’intérêt pour les entreprises liées à l’agriculture, les affaires et le commerce et les entreprises artisanales influent sur la participation aux programmes de création d’emplois pour les jeunes. En outre, des facteurs tels que la proximité des centres de formation des jeunes, des emplois dans les chaînes de valeur agricoles, le commerce et les échanges ont permis la création d’emplois durables pour les participants.
Les initiatives de création d’emplois pour les jeunes qui tiennent comptent des facteurs susmentionnés dans leur élaboration présentent un fort potentiel de création d’emplois. Toutefois, il y a plus de chances que les emplois créés soient viables si l’on tient compte des cinq propositions ci-dessous lors de leur mise en œuvre :
Élaboration de systèmes de suivi et évaluation pour garantir une évaluation continue des progrès réalisés, l’apprentissage par l’expérience et des modifications le cas échéant. Cela permettra de fournir des donnés pour éclairer la prise de décisions.
Élaboration de systèmes d’orientation et de conseil en vue d’aider les jeunes à faire des choix professionnels éclairés et à prendre des décisions en connaissance de cause.
Mise en place d’un mécanisme cohérent de coordination parmi les partenaires chargés de la mise en œuvre.
Intégration d’un dispositif holistique de renforcement des capacités, notamment dans les zones rurales.
Création de mécanismes novateurs de financement pour appuyer une mise en œuvre durable des initiatives de création d’emplois pour les jeunes.
L’étude était financée par le Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ) et mise en œuvre dans le cadre du Programme d’appui à la recherche pour l’innovation agricole (PARI). Le projet PARI est coordonné au niveau mondial par le Centre de recherche pour le développement (ZEF), de l’Université de Bonn en Allemagne et en Afrique par le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA). Les opinions exprimées dans cet article n’engagent toutefois que leurs auteurs.
Pour en savoir plus sur le volet de la recherche par pays, voir :
Adegbola YP, Crinot GF, Dassou SS, Atacolodjou AL, Kouton- Bognon B, Adegbola MC-P, P Boadu et Fatunbi A.O (2020). A Review of Youth Employment Initiatives in Benin: Policy Perspectives. FARA Research Report 5(2): Pp 34 (Un examen des initiatives pour l’emploi des jeunes au Bénin : perspectives politiques. Rapport de recherche du FARA). https://library.faraafrica.org/wp-content/uploads/2020/03/FRR-Vol-5-No-2-2020-1.pdf
Adegbola YP, Crinot GF, Dassou SS, Atacolodjou AL, Kouton-Bognon B, Adegbola MC-P, Boadu P, Fatunbi A.O (2020). Enhancing youth employment opportunities in rural economies in Benin. FARA Research Report 5(1): Pp 47 (Améliorer les perspectives d’emploi pour les jeunes dans l’économie rurale au Bénin. Rapport de recherche du FARA). https://library.faraafrica.org/wp-content/uploads/2020/03/FRR-Vol-5-No-1-2020-1.pdf
Ampadu-Ameyaw R, Jumpah ET et Owusu-Arthur J, Boadu P et Fatunbi O. A (2020). A review of youth employment initiatives in Ghana: policy perspective. FARA Research Report 5 (5): PP41 (Un examen des initiatives pour l’emploi des jeunes au Ghana : perspectives politiques. Rapport de recherche du
International Labour Organization (2013).Global Employment Trends for Youth 2013: A generation at risk / International Labour Office – Geneva: ILO, 2013 (Organisation internationale du travail (2013). Tendances mondiales de l’emploi des jeunes : une génération en péril/Bureau internationale du travail – Genève : BIT) https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/—dgreports/—dcomm/documents/publication/wcms_212423.pdf
Clause de responsabilité : Les opinions exprimées dans le présent article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas celles du FARA ou de ses membres.
« Une femme est le cercle complet. En elle se trouve le pouvoir de créer, d’entretenir et de transformer » (Reid, 2020). Diane Mariechild, l’auteur de cette citation met en évidence l’énorme potentiel des femmes. En cette journée internationale des femmes, le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) reconnaît que la femme est un cercle complet et plaide donc en faveur de politiques sensibles au genre qui vont au-delà des questions de production. L’esprit d’entreprise chez les femmes doit être encouragé et non sapé par les politiques. Les femmes jouent un rôle essentiel dans l’ensemble de la chaîne de valeur agricole, y compris le financement agricole, la transformation des produits agricoles, les industries agroalimentaires ainsi que l’amélioration de l’accès aux intrants et à la recherche.
Les femmes ont accès à moins de possibilités d’éducation que les hommes. Quatorze pour cent des jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans n’achèvent pas leurs études primaires. Ce groupe représente 58% de ceux qui n’ont pas achevé leur scolarité primaire. Les femmes représentent 23% des analphabètes dans le monde. Lorsque les filles sont moins scolarisées que les garçons, cela a une large incidence sur leurs perspectives et possibilités. L’inégalité des chances sur le lieu de travail est un autre moteur des inégalités entre sexes. Seuls six pays dans le monde accordent aux femmes les mêmes droits que les hommes sur le lieu de travail. En réalité, la plupart des pays n’accordent aux femmes que 34% des droits octroyés aux hommes. D’après certaines études, offrir les mêmes chances à tous sur le lieu de travail a un impact positif semblable à un effet de dominos sur d’autres domaines où l’on observe des disparités entre les sexes (Soken, 2022).
Face à ces défis, il nous faut former la prochaine génération de chercheurs pour qu’ils tiennent compte du genre dans leur recherche et encouragent les technologies qui prennent en compte les besoins des femmes, sont protectrices de la main d’œuvre, rentables et faciles en mettre en œuvre par des femmes, des filles et des jeunes non instruits. La division du travail est l’un des facteurs qui contribuent aux inégalités entre les sexes sur le lieu de travail. L’idée sous-jacente est que les hommes sont mieux préparés que les femmes à exécuter des tâches spécifiques. Et ce sont pour l’essentiel les postes les mieux rémunérés. Les salaires des femmes sont plus faibles en raison de ces préjugés. Les femmes sont souvent les premières à souffrir de la main d’œuvre non rémunérée. Elles accomplissent des tâches non rémunérées tout en occupant un emploi à plein temps. Malgré l’amélioration réalisée au cours des années, les femmes continuent d’être sous-représentées dans l’élaboration de politiques et le processus politique. Par conséquent, les questions soulevées par les femmes parlementaires telles que le congé de maternité et les services de garde d’enfants, les pensions, les lois sur l’égalité entre les sexes et la violence sexiste ne reçoivent souvent pas l’attention qu’elles méritent.
Chacun y gagne lorsque les femmes ont l’occasion de vaquer à leurs occupations, d’exprimer leurs pensées et de prendre des décisions au sujet de leur avenir. L’histoire montre que lorsque nous luttons contre les inégalités entre les sexes, les civilisations deviennent plus stables, plus sûres et plus riches avec des habitants plus heureux et plus instruits. Les inégalités entre les sexes constituent un problème dans les pays riches tout comme dans les pays pauvres (Duflo, 2012). Il nous faut mettre en lumière les préjugés individuels et collectifs contre les femmes qui engendrent des inégalités entre les sexes. Le thème retenu pour l’édition 2022 de la Journée internationale des femmes offre l’occasion de briser ces préjugés délibérés ou inconscients qui empêchent les femmes de contribuer de manière significative au développement. Il nous faut affirmer la volonté d’intégrer le genre dans l’AR4D africaine ainsi que d’augmenter les allocations budgétaires étant donné que l’on ne pourra pas intégrer efficacement et durablement le genre sans une ligne budgétaire consacrée à l’intégration des questions de genre. Il nous faut également passer des approches fondées sur la formation aux questions de genre et/ou axée sur la sensibilisation à des programmes de sensibilisation des organisations aux questions d’égalité des sexes, en passant par la conscientisation aux questions liées au genre et une prise de conscience de la dimension genre ainsi que le désapprentissage des idéologies et stéréotypes sexistes de longue date.
Références
Discrimination Causes Inequality Between Girls and Boys Around the World. (2020, la discrimination est la cause des inégalités entre filles et garçons à travers le monde). Consulté sur https://www.savethechildren.org/us/charity-stories/how-gender-discrimination-impacts-boys-and-girls#:%7E:text=Gender%20inequality%20is%20discrimination%20on,violated%20by%20gender%20based%20discrimination. Reid, S. (2020, 26 janvier).
The Most Empowering, Inspirational Quotes for Independent, Sassy Women (les citations les plus encourageantes, pleines d’inspiration pour des femmes indépendantes et impertinentes). Consulté sur https://www.planetofsuccess.com/blog/2015/the-most-empowering-inspirational-quotes-for-independent-sassy-women/ Soken-Huberty, E. (2022, March 9). 10 Causes of Gender Inequality (Les causes des inégalités entre les hommes et les femmes). Consulté sur https://www.humanrightscareers.com/issues/causes-gender-inequality/
Doubler la productivité agricole est essentiel pour atteindre l’objectif du PDDAA consistant à éliminer la faim, à réduire de manière significative la pauvreté, à créer la richesse et des emplois et à améliorer la gestion des ressources naturelles du continent. La gestion des connaissances a été citée parmi les puissants leviers pour la réalisation des objectifs de la Déclaration de Malabo. Cela a abouti à l’élaboration d’une stratégie continentale de gestion des connaissances y compris le FARADataInformS comme observatoire de l’agriculture africaine.
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