Le Directeur du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA), Dr Yemi Akinbamijo, a rendu une visite de courtoisie au Secrétaire général de l’Association des Universités africaines (AUA), Pr Olusola Oyewole, en vue de la conduite de pourparlers bilatéraux entre les deux organes continentaux. Le patron du FARA était accompagné de Mme Ama Pokua Asenso, Responsable des ressources humaines et de l’administration. Mme Nodumo Dhlamini, Directrice des services de technologies de l’information et de la communication et de la gestion des connaissances de l’AUA, s’était jointe au Secrétaire général pour recevoir la délégation.
Le FARA est l’organisation faitière continentale chargée de coordonner et de promouvoir la recherche agricole pour le développement. Il est également l’organe technique de la Commission de l’Union africaine pour les questions relatives aux sciences agricoles, à la technologie et à l’innovation.
Selon Dr Akinbamijo, en dépit de toutes les richesses naturelles dont il abonde, le continent africain demeure riche en cerveaux mais pauvre parce que l’agriculture, la clé de voûte de l’économie africaine, perd ses diplômés au profit d’autres secteurs. Il a exprimé la crainte que le continent reste un importateur net de produits alimentaires à moins d’un changement de paradigme vers une mise en application de la science, de la technologie et de l’innovation dans le secteur agricole. À la lumière de ces défis auxquels le secteur est confronté, le FARA s’est engagé à améliorer la qualité de l’enseignement supérieur en vue de renforcer la production agricole en Afrique. Le FARA cherche donc à établir une collaboration avec l’AUA en vue de mettre cette vision en œuvre.
Pr Oyewole a indiqué que l’AUA était prête à collaborer avec le FARA pour cette cause noble. Les deux chefs d’institutions sont convenues de mettre en œuvre cette décision par le biais d’un protocole d’accord qui établit les principales initiatives à lancer en vue d’atteindre les objectifs fixés.
Malgré les progrès réalisés de façon continue en matière de développement économique dans de nombreux pays africains, la faim est en augmentation et touche quelque 246 millions de personnes. La pandémie de Covid-19 a mis en lumière les failles des systèmes alimentaires du continent, déjà mis à mal par le changement climatique, les conflits et les parasites. Il est urgent d’accroître les investissements et d’élargir les partenariats pour promouvoir la transformation de l’agriculture africaine par la technologie et l’innovation.
La Banque africaine de développement et le Fonds international de développement agricole (FIDA), en partenariat avec le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) et le CGIAR, coorganiseront un dialogue de haut niveau intitulé « Nourrir l’Afrique : leadership pour intensifier les innovations réussies ».
Le forum, organisé en visioconférence, réunira des chefs d’État africains, des hauts fonctionnaires, des dirigeants de banques multilatérales de développement, des partenaires au développement, des instituts de recherche, des chefs d’entreprise, des opérateurs du secteur privé, des agences d’investissement, des universitaires, des organisations de la société civile et des experts internationaux.
Les objectifs spécifiques de l’événement sont les suivants :
Obtenir des engagements politiques au plus haut niveau des dirigeants pour reproduire les réussites en Afrique ;
Présenter des histoires d’impact pour sécuriser les ressources et reproduire des exemples de réussite à travers le continent ;
Démontrer ce qui fonctionne dans la recherche agricole régionale pour le développement et ce qui doit être fait pour soutenir les investissements;
Parvenir à une vision commune pour mobiliser les investissements afin de produire des technologies et des innovations qui transforment les systèmes alimentaires africains.
Ce dialogue de haut niveau “Nourrir l’Afrique” se conclura par un communiqué qui contribuera à la réunion préparatoire du Sommet sur les systèmes alimentaires prévu à Rome en juillet 2021, et au Sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires qui aura lieu plus tard dans l’année.
Participez à la conversation : #FoodSystems #FeedAfrica
25/11/2020. ACCRA – La 8e Assemblée générale (AG) du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) a confirmé la nomination du Dr Alioune Fall au poste de Président du Forum pour un mandat de trois ans.
Dr Alioune Fall, qui était Président par intérim du FARA depuis juillet 2019, dispose de plus de trente ans d’expérience en recherche agricole pour le développement en Afrique et hors du continent. Il est actuellement Directeur général de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA). Dr Fall est titulaire d’une maîtrise en physique appliquée de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar-Sénégal, d’une seconde maîtrise ès science en agriculture de l’université d’État Sam Houston (Texas, États-Unis) et d’un Doctorat (PhD) en génie agricole de l’université d’État du Michigan (États-Unis).
Le nouveau Président du FARA, qui a reçu de nombreuses distinctions nationales, continentales et mondiales pour son travail dans le domaine de l’agronomie, de la technologie et de l’innovation, possède une vaste expérience et de solides connaissances. Il dispose également d’un large réseau de contacts.
L’Assemblée générale a également confirmé la nomination des administrateurs composant le Conseil d’administration du FARA. Le Conseil est composé notamment des Directeurs exécutifs des organisations sous-régionales de recherche agricole à savoir l’ASARECA, le CCARDESA, le CORAF et la NAASRO qui en sont des membres de droit.
À propos du FARA
Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) est l’organisation faîtière chargée de coordonner et de promouvoir la recherche agricole pour le développement en Afrique. Le FARA est l’organe technique de la Commission de l’Union africaine et de l’Agence de développement de l’Union africaine pour les questions relatives à la recherche agricole, à la technologie et à l’innovation.
Le FARA dirige actuellement le programme PDDAA-XP4, géré par le Fonds international pour le développement agricole (FIDA), qui vise à renforcer les capacités des organisations sous-régionales de recherche et de vulgarisation agricoles (OSR) et des systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA), ainsi qu’à favoriser la collaboration et l’échange de connaissances entre ces organisations et avec les institutions européennes concernées.
Pour en savoir plus, veuillez visiter : www.faraafrica.orgou entrez en contact avec :
On ne peut travailler pour la nourriture quand il n’y a pas d’échange de vivres contre du travail -Proverbe africain
Comme le suggère le proverbe africain, accroître la participation des femmes et des jeunes à l’agriculture sans créer des possibilités d’emploi peut avoir un effet néfaste. Même si nous plaidons en faveur d’une participation active des jeunes et des femmes à l’AR4D, il convient de noter que 250 millions[i] de personnes en Afrique souffrent de la faim.
La Journée mondiale de l’alimentation sera célébrée le 16 octobre 2020. Que signifie cette journée pour l’agriculture africaine ? Au cours des années, des efforts ont été consentis en vue de renforcer la collaboration entre tous les acteurs du système alimentaire y compris les producteurs, le secteur privé, la société civile, les jeunes, les chercheurs agricoles, les prestataires de services d’éducation et de formation, les vulgarisateurs, les décideurs et les consommateurs. L’objectif est de déployer une approche systémique en vue de formuler des solutions pour traiter un ensemble de facteurs complexes qui ont contribué à la prévalence de la faim. Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) a pris l’initiative de défendre la transition vers l’approche axée sur les systèmes d’innovation dans le domaine de l’agriculture. Cela suppose également le renforcement des capacités des divers groupes de parties prenantes dans le système d’innovation agricole en vue de leur permettre de jouer leurs rôles de manière efficace et cohérente. Malgré ce changement, plusieurs difficultés restent à surmonter, notamment :
Une faible participation des femmes à certaines composantes du système d’innovation agricole telle que la recherche où seulement 22%[ii] des chercheurs agricoles sont des femmes. Les femmes représentent 40%[iii] de la main d’œuvre agricole en Afrique.
L’Afrique dépense plus de 45 milliards de dollars pour les importations de produits alimentaires. Ce chiffre devrait atteindre 110 milliards de dollars d’ici 2025[iv].
Plus d’une personne sur six, souvent des jeunes femmes[v], ont perdu leurs emplois depuis le début de la pandémie de COVID-19.
La Journée mondiale de l’alimentation de cette année est l’occasion pour les pays africains de faire le point de la situation et de réévaluer les priorités présentées dans le sillage de la pandémie actuelle. Par conséquent, c’est l’occasion d’adopter des solutions innovantes basées sur des technologies et données scientifiques adaptées aux utilisateurs finaux. C’est également l’occasion de resserrer la collaboration entre les principaux acteurs du système d’innovation agricole notamment les producteurs, les chercheurs et les décideurs en vue de reconstituer les éléments du système alimentaire touchés par les chocs liés à la COVID-19. Le FARA a, en 2020, organisé des concertations, des ateliers, et des séminaires en vue de renforcer la capacité des parties prenantes dans le domaine des processus de prospective et de la commercialisation des produits de recherche. La collaboration susmentionnée devrait permettre d’accélérer la mise en place de plans de redressement conjoints face à la COVID-19. Cela permettra aux pays de mieux gérer les risques et d’améliorer la résilience.
Par conséquent, au moment où les pays commencent à mettre en place des plans de redressement face à la COVID 19, un facteur considéré comme crucial concerne les investissements pour accroître la productivité agricole, la capacité de transformation des produits agricoles et de stockage. Ceci est particulièrement important pour des denrées alimentaires essentielles telles que le riz, le blé, le mil, le sorgho, les patates et le maïs. Au Soudan, par exemple, les prix du sorgho et du mil ont augmenté en septembre 2020 pour atteindre des niveaux record[vi], principalement en raison des faibles rendements que le pays a enregistrés en 2019. Il y a également eu une hausse du prix du mil au Sénégal[vii] ce qui est un reflet des perturbations provoquées par la pandémie. Toutefois, les cours du maïs sont restés stables en août et septembre 2020[viii], parce que le rendement obtenu était largement supérieur à la moyenne. Les fluctuations des prix des principaux produits de base s’expliquent par le fait que les mesures prises traditionnellement pour se protéger de ces fluctuations sont insuffisantes. Ces mesures comprennent des installations de stockage et la transformation des denrées agricoles pour prolonger leur durée de conservation. Les interventions destinées à accroître la productivité et à combler les lacunes à l’origine de l’instabilité des prix sur le continent sont stipulées dans le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA) et la stratégie Nourrir l’Afrique[ix] de la Banque africaine pour le développement. À terme, ces interventions permettront de créer des possibilités d’emplois pour les femmes et les jeunes.
La Journée mondiale de l’alimentation est l’occasion pour nous de réfléchir aux mesures à prendre en vue de lutter contre la faim. Les acteurs du système d’innovation agricole en Afrique devraient envisager des actions visant à renforcer les partenariats en vue du partage des connaissances, des compétences et des infrastructures dans le but d’accroître la production et la productivité et de faciliter le commerce et la distribution de denrées alimentaires aux consommateurs. Il est indispensable de veiller à ce que le processus de redressement face à la COVID-19 accorde la priorité à l’adoption de la science et de la technologie comme outil nécessaire pour augmenter l’accès et la disponibilité de la nourriture tout en accordant une attention particulière à la création de possibilités d’emplois pour les femmes et les jeunes. Cela demeurera un volet essentiel du programme du Forum
[i]The State of Food Security and Nutrition in the World 2020 (l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2020, FAO, FIDA, UNICEF, PAM et OMS, 2020), xviii, consulté le 16 octobre 2020, http://www.fao.org/documents/card/en/c/ca9692en.
[ii]Report reveals low participation of women in agricultural research (le rapport révèle une faible participation des femmes à la recherche agricole) AWARD, consulté le 15 octobre 2020, https://awardfellowships.org/news/report-reveals-low-participation-of-women-in-agricultural-research/
[iii] “Women, Agriculture and Work in Africa,” (les femmes, l’agriculture et le travail en Afrique) Text/HTML, World Bank, consulté le 15 octobre 2020, https://www.worldbank.org/en/programs/africa-myths-and-facts/publication/women-agriculture-and-work-in-africa.
[iv] “COVID-19: A Threat to Food Security in Africa” (COVID-19 : Une menace pour la sécurité alimentaire en Afrique)|CNUCED,” consulté le 15 octobre 2020, https://unctad.org/news/covid-19-threat-food-security-africa.
[v] “Boosting Youth Employment in Africa during and after the COVID-19 Pandemic,” (Stimuler les emplois pour les jeunes en Afrique durant et après la pandémie de COVID-19) CRDI – Centre de recherche pour le développement international, consulté le 15 octobre 2020, https://www.idrc.ca/en/research-in-action/boosting-youth-employment-africa-during-and-after-covid-19-pandemic.
[vi] “Prices of Coarse Grains, Higher Year on Year, Continued to Increase Seasonally in Most Countries” (les cours des céréales secondaires, toujours plus élevés année après année, continuent de connaître une hausse saisonnière) | Suivi et analyse des prix alimentaires (FPMA,) | Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’agricultures,” consulté le 15 octobre 2020, http://www.fao.org/giews/food-prices/regional-roundups/detail/en/c/1313836/.
[viii] “Prices of Maize Remained Generally Firm” (les prix du maïs restent généralement fermes) | Suivi et analyse des prix alimentaires (FPMA) | Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’agriculture,” consulté le 15 octobre2020, http://www.fao.org/giews/food-prices/regional-roundups/detail/en/c/1313842/.
[ix] “Feed_Africa-_Strategy_for_Agricultural_Transformation_in_Africa_2016-2025.Pdf,” (Nourrir l’Afrique : Stratégie de transformation de l’agriculture en Afrique) n.d., consulté le 15 octobre 2020, https://www.afdb.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Generic-Documents/Feed_Africa-_Strategy_for_Agricultural_Transformation_in_Africa_2016-2025.pdf.
La journée mondiale de l’alimentation est placée cette année sous le thème « Cultiver, nourrir, préserver ! Ensemble. Agir pour l’avenir. ». On ne saurait trop souligner l’importance de ce thème pour l’Afrique. Nos actions détermineront ce que nous serons dans l’avenir. (more…)
LE FARA ET SES PARTENAIRES METTENT EN PLACE LE CADRE DE GOUVERNANCE DE L’ARIFA
19/08/2020. ACCRA – Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA), le Fonds d’affectation spéciale pour l’enseignement supérieur au Nigeria (TETFUND) et l’Université fédérale de Viçosa (UFV), Brésil ont dans le cadre de la coopération Sud-Sud et triangulaire mis en place le cadre de gouvernance du programme de Bourse de recherche et d’innovation en agriculture pour l’Afrique (ARIFA). Cet événement historique organisé le mercredi 19 août 2020 à travers un séminaire en ligne (utilisation de l’application Zoom) est le point culminant de deux ans de travaux préparatoires et d’une série de concertations avec diverses parties prenantes. Cet événement fait du Nigeria le premier pays à tirer profit du programme ARIFA dirigé par le FARA.
Le programme ARIFA relève du Programme d’autonomisation globale en vue de l’amélioration des moyens d’existence (HELP) du FARA qui répond au besoin croissant de capacités adaptées à la recherche agricole pour le développement en Afrique. Le programme ARIFA vise à former une nouvelle génération de travailleurs aptes à réformer le secteur de l’agroalimentaire africain en appliquant l’approche de la recherche agricole intégrée pour le développement (IAR4D) et le concept de plateforme d’innovation en vue de favoriser la transformation de l’agriculture et l’industrialisation du continent.
Dans le cadre du partenariat FARA-TETFUND-UFV, le TETFUND apportera une contribution financière à la formation, à l’Université fédérale de Viçosa (UFV) au Brésil, de 120 universitaires nigérians dans le cadre de programmes de maîtrise en science et de doctorat couvrant différents domaines liés à l’agriculture. Tous les boursiers de l’ARIFA parrainés par le TETFund ont reçu une exonération des droits de scolarité pour des études de leur choix. Le caractère unique du programme ARIFA découle de la répartition des boursiers en groupes d’étudiants rassemblés pour acquérir toutes les aptitudes et compétences requises par des chaînes de valeur agricoles spécifiques. Le document de travail et la structure de gouvernance ont été mis en place en vue de lancer la mise en œuvre de la composante brésilienne du programme ARIFA dès novembre 2020.
Le FARA entretient des relations de longue date avec le Brésil. Il a tiré profit de la coopération Sud-Sud et triangulaire pour créer et rendre opérationnel le marché d’innovation agricole Afrique-Brésil et le M-BoSs (Miser sur le succès de la plateforme d’innovation, https://www.embrapa.br/en/marketplace) qui sont tous deux hébergés par EMPRAPA. Le FARA a également conclu un partenariat avec l’Institut Brésil-Afrique (IBA), Fortaleza, Brésil dans le but de fournir une plateforme visant à lier les filières agroalimentaires brésiliennes et africaines en vue de tirer avantage des opportunités pour le secteur agroalimentaire axées sur l’innovation des deux côtés de l’océan Atlantique et également pour tirer parti des installations de recherche et de développement ainsi que des technologies d’avant-garde du Brésil.
À propos du FARA
Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) est l’organisation faîtière continentale chargée de coordonner et de promouvoir la recherche agricole pour le développement (AR4D). Le FARA est l’organe technique de la Commission de l’Union africaine et de l’Agence de développement de l’Union africaine pour les questions relatives aux sciences agricoles, à la technologie et à l’innovation.
Pour de plus amples renseignements, veuillez visiter : www.faraafrica.orgou prendre contact avec :