Le Patron du FARA préconise la promotion des investissements locaux dans la recherche agricole

Le Directeur exécutif du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA), Dr Yemi Akinbamijo a réitéré l’appel en faveur  d’investissements locaux dans la recherche agricole sur le  continent.

Dr Akinbamijo s’exprimait jeudi à l’occasion de la conférence du Bureau spécialisé de l’Union africaine pour la promotion de la recherche et le développement des cultures céréalières des zones semi-arides (UA-SAFGRAD) portant sur un mécanisme innovant de financement de la recherche et du développement agricoles en Afrique. La conférence qui était placée sur le thème « Vers la réalisation de la recommandation de l’Union africaine d’allouer 1% du PIB à la recherche et au développement », a rassemblé près de 200 participants du secteur de la recherche agricole. Elle avait pour objet d’examiner les stratégies permettant d’identifier d’autres sources de financement pour appuyer les activités de recherche au niveau national et tirer parti de l’expérience de pays tels que l’Afrique du Sud qui ont réussi à associer les entreprises et le secteur privé au financement de la recherche agricole. Dr Akinbamijo a loué l’engagement pris par les gouvernements au cours des cinq dernières années, mais a noté qu’il restait encore beaucoup à faire pour que le continent s’affranchisse finalement de la dépendance à l’égard des bailleurs.  Pour justifier cet appel, il s’est appuyé sur des données récentes fournies par le Programme d’appui à la recherche pour l’innovation agricole (PARI) sur les sources de financement de la recherche agricole dans 12 pays d’Afrique. Ces données indiquent que 47,6% des fonds proviennent des gouvernements (salaires du personnel et indemnités compris), 27,0% des bailleurs de fonds et 25,36% des fonds générés à l’interne par les instituts de recherche.

« Beaucoup d’efforts ont été consacrés à l’agriculture au cours des cinq dernières années… mais ce n’est pas suffisant » a-t-il affirmé.

Il a également évoqué les problèmes qui assaillent le système agricole et alimentaire du continent ainsi que le niveau de chômage et les écarts de revenus, qui engendrent une pauvreté généralisée, une productivité relativement faible et une croissance rapide des importations.

Dr Yemi Akinbamijo a également présenté une analyse fondée sur les scénarios menée par le FARA dans le but d’examiner les trajectoires possibles d’une transformation axée sur l’agriculture à l’aide de la plateforme de modélisation des « International Futures » (IFs) qui s’inspire des Scénarios pour la transformation agricole du Forum économique mondial (WEF, 2018). L’étude montre l’importance de la recherche agricole pour le développement (RAD) et les incertitudes qui se révéleront être à l’avenir les facteurs clés de la transformation agricole.  Il est à noter que les facteurs les plus aléatoires sont la productivité agricole, l’innovation et la gouvernance de l’lAR4D. Selon Dr Akinbamijo, c’est ce que les institutions africaines de l’AR4D devraient viser.

En réponse, Dr Abdou Tenkouano, Directeur exécutif du CORAF a rappelé la nécessité pour l’Afrique de trouver sur le continent les investissements nécessaires pour financer sa recherche agricole.

« Si nous avons de l’argent pour importer de la nourriture, nous avons certainement de l’argent pour produire des vivres sur place » a-t-il affirmé. Il a ajouté que chaque fois que les pays du continent importent de la nourriture, ce sont des emplois africains potentiels qui sont exportés.

Dr Ramadjita Tabo, Directeur régional et du programme de recherche de l’Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT), Afrique de l’Ouest et du Centre, parlant de l’impact des initiatives locales a mentionné que l’accroissement du nombre de boutiques d’intrants avait permis d’augmenter le niveau d’utilisation d’engrais de 36% pour le mil, de 34% pour le sorgho, de 58% pour le maïs et de 73% pour le niébé. Il a indiqué que c’était un exemple formidable de ce qui pouvait être réalisé si les pays sont disposés à consacrer au moins 1% de leur PIB à la recherche agricole.

Dr Yemi Akinbamijo a plaidé vigoureusement en faveur d’un mécanisme innovant de financement de la recherche agricole pour le développement en Afrique et indiqué que le financement de l’AR4D était l’une des huit grandes tendances qui permettront de déterminer à l’avenir les moyens de subsistance en Afrique. Il a par conséquent lancé un appel en faveur de nouveaux partenariats, mécanismes de financement et cadres pour le financement de l’AR4D en vue d’appuyer les principales interventions visant à réaliser les objectifs de la STISA, de l’Agenda 2063 et les ODD.

Assurer la sécurité alimentaire à l’ère du COVID-19 : ce que doivent privilégier les gouvernements

Ben Moses Ilakut : De nombreux pays ont interrompu d’importantes activités socio-économiques en raison du nouveau coronavirus (COVID-19) qui se propage rapidement à travers le monde et met en péril les moyens d’existence.

On craint de plus en plus que le pire soit à venir en ce qui concerne la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Les mois d’avril et de mai pourraient connaître les pires perturbations dans les chaînes d’approvisionnement alimentaire depuis la crise alimentaire mondiale de 2007-2008 qui avait pour origine une flambée des prix des denrées alimentaires. Cette crise alimentaire avait atteint son point culminant en 2011 ce qui avait poussé l’ASARECA à mener des activités de sensibilisation basées sur des données probantes en collaboration avec le CGIAR en vue de juguler la hausse des prix des denrées alimentaires. L’approche consistait à tenir les décideurs bien informés des tendances alimentaires et de leurs incidences en vue d’éviter des mesures politiques de circonstance qui auraient pu aggraver la situation.

 

Options stratégiques

À l’époque, il avait été recommandé aux dirigeants de travailler ensemble en tant que région pour permettre l’acheminement des vivres des zones de production et des régions ayant un surplus vers les régions souffrant de déficit alimentaire et d’utiliser la crise pour stimuler la production locale, l’intégration régionale et le commerce régional. Il est difficile d’y parvenir face à la pandémie de coronavirus étant donné qu’il faut trouver un équilibre entre arrêter la propagation de la maladie grâce la limitation des contacts et assurer les mouvements en situation d’urgence pour fournir la nourriture aux familles. Il est toutefois possible de réussir ce tour de force.

Un bon exemple à cet égard est l’approche adoptée par l’Ouganda. Lors de ses séances d’information régulières sur les mesures prises en vue de contenir la propagation de la maladie, le Président ougandais Yoweri Museveni a littéralement arrêté toutes les activités qui pourraient compromettre la distanciation sociale. Il s’est toutefois toujours gardé d’étendre les mesures de restriction à la circulation transfrontalière et à l’intérieur du pays des marchandises, notamment la circulation des produits alimentaires. L’interdiction de voyager ne s’applique pas au fret à l’arrivée et au départ ni aux livraisons internes. C’est une décision que pourraient prendre les gouvernements du monde entier car selon la FAO « il y a suffisamment de nourriture dans le monde pour nourrir tout le monde.

Des marchés à ciel ouvert tels que celui-ci, que l’on trouve dans la plupart des banlieues africains, se fournissent auprès des exploitations rurales

Là où le bât blesse

Le CGIAR, le plus important groupement international de l’AR4D a mis en évidence les principaux domaines où les choses pourraient mal tourner si elles ne sont pas adéquatement appréhendées. Il s’agit notamment des systèmes alimentaires qui ont été particulièrement touchés (cet impact augmentera davantage si les entreprises de transformation ne sont pas en mesure de relancer la production dans un proche avenir) ; de la production de cultures vivrières si la pandémie se poursuit jusque pendant la période critique de semis ; de la désorganisation des échanges commerciaux nationaux et internationaux qui pourrait déclencher la flambée des prix des denrées alimentaires ; des mesures de restriction en matière de déplacements qui pourraient notamment provoquer des pénuries de main d’œuvre.

 

Affectation de ressources aux greniers à blé (dans les zones rurales)

 Il est heureux que les zones rurales africaines ne soient pas aussi vulnérables à la propagation du COVID-19 que les villes. De nombreux pays ont déjà pris des mesures en vue d’empêcher les populations urbaines de propager le virus dans les zones rurales qui sont naturellement les greniers à blé. Toutefois, les mesures de restriction de circulation pourraient avoir une incidence sur la productivité agricole du fait de la pénurie d’engrais, de services vétérinaires et d’autres intrants. La fermeture des établissements de restauration pourrait également entrainer une réduction de la production de produits frais et de produits de la pêche et affecter les producteurs et les fournisseurs. Les États devraient par conséquent veiller à ce que les zones rurales disposent d’intrants agricoles et de services de vulgarisation pour les encourager à produire davantage pour nourrir les populations urbaines. Étant donné le régime pluviométrique actuellement favorable, cela pourrait être une bonne occasion pour les agriculteurs de tirer profit du fait que les citadins sont confinés chez eux et ont besoin de plus de vivres.

 

Logistique pour l’acheminement des vivres

Il y a également lieu de mettre en place des systèmes logistiques y compris l’entreposage, le transport et les équipements de protection pour acheminer les vivres depuis le lieu de production et des régions ayant un surplus vers les régions souffrant de déficit alimentaire. Partant du constant que la pandémie de coronavirus pourrait empirer avant de s’améliorer, les États pourraient protéger les populations du virus, investir dans des installations pour stocker des vivres et les acheminer là où l’on a le plus besoin.

 

Domaines d’intervention d’urgence

 Selon le CIGIAR,  les initiatives actuelles doivent privilégier un appui croissant aux entités de production, la facilitation du commerce et la pleine utilisation des marchés internationaux pour garantir l’offre et la demande alimentaire ; la garantie du bon déroulement des opérations logistiques des chaînes régionales d’approvisionnement agricole et de distribution alimentaire ;  la surveillance du prix des denrées alimentaires et le renforcement de la surveillance des marchés ; la clarification des enjeux liés aux marchés « humides » et  l’interface entre animaux sauvages et animaux d’élevage et  les façons de diminuer l’incidence de zoonoses à l’avenir et d’appuyer l’initiative One Health (« une seule santé ») ; le renforcement de la résilience et l’atténuation des perturbations sociales en augmentant la production de denrées agricoles et l’accès à l’eau. Il ressort clairement de cette liste qu’une action régionale coordonnée axée sur la production et le maintien de la distribution de denrées alimentaires joue un rôle important dans l’atténuation des effets du COVID-19.

On peut soutenir que si les décideurs s’abstiennent d’interrompre les exportations et les importations de produits alimentaires, le coronavirus n’aura que peu d’incidence sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

 

Alors que le monde fait face à la pandémie de COVID-19, la FAO a essayé de répondre à des questions critiques. Ci-dessous se trouvent quelques-unes des questions clés posées et auxquelles a répondu la FAO :

 

  • Le COVID-19 aura-t-il des effets négatifs sur la sécurité alimentaire mondiale ?
  • Quelles sont les personnes dont la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance sont les plus menacées par la pandémie ?
  • Quelles sont les répercussions actuelles et futures de la situation du COVID-19 sur la production alimentaire, sur les chaines d’approvisionnement des secteurs agricoles, de la pêche et de l’aquaculture et sur les marchés agricoles ?
  • Quels seront les effets de la pandémie sur la demande alimentaire ?
  • Quel est le lien entre le COVID-19 et les animaux ?

 

Source : fao.org , asareca.org

MESSAGE À L’ATTENTION DE NOS MANDANTS AU SUJET DU COVID-19

Accra, le 28 mars 2020:

Chers mandants et partenaires,

Nous sommes tous concernés par la pandémie de COVID-19. Le Forum pour la recherche agricole en Afrique fait part de sa compassion à tous, notamment à ses mandants et partenaires touchés par la pandémie. Nous sommes déterminés à traverser ensemble cette période difficile.

Nous exprimons nos plus sincères condoléances aux familles qui ont perdu des êtres chers à cause de cette pandémie et prions pour le rétablissement prompt et complet des personnes hospitalisées et de celles qui ont été diagnostiquées positives au COVID-19.  Nous rendons hommage aux femmes et aux hommes courageux et infatigables qui sont en première ligne pour affronter la pandémie. Nous saluons également l’altruisme dont ils font preuve pour traiter les malades et enrayer la progression du virus.

Le COVID-19 a des incidences profondes. Dans le domaine agricole, la pandémie touche l’offre et la demande alimentaires en perturbant la chaîne d’approvisionnement en intrants et en produits et la disponibilité de la main d’œuvre. En ce qui concerne la recherche et l’innovation agricoles, nous nous attendons à ce que l’engagement d’importantes ressources par les gouvernements en vue d’atténuer les conséquences des mesures de confinement ait des effets négatifs sur nos budgets. Qui plus est, les activités de recherche sont déjà perturbées étant donné que la plupart d’entre elles ne peuvent être menées depuis nos domiciles où la pandémie nous a obligés à trouver refuge.  Il est presque certain que les gains acquis dans le domaine des STI seront compromis si l’on n’y prend garde.

Pour mener à bien notre mandat, nous nous engageons à collaborer avec nos partenaires en vue d’atténuer l’impact immédiat et à moyen terme de cette pandémie et d’autres événements futurs, indésirables,  similaires : (a) en intensifiant les efforts pour renforcer les capacités en matière de prospective en Afrique ; (b) en organisant/coorganisant et en participant à des débats sur la façon dont la recherche agricole et l’innovation permettront d’atténuer l’impact du  COVID-19 sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle du continent, d’appuyer la création d’emplois et surtout d’accroître la résilience de nos systèmes alimentaires et (c) en proposant des initiatives de recherche et de développement en vue d’accélérer la mise en œuvre des plans de relance ainsi que d’améliorer la capacité du continent à prévenir et à contrôler l’apparition de zoonoses.

Je souhaite profiter de cette occasion pour vous informer que le personnel du FARA travaillera à domicile du 25 mars au 24 avril 2020.  Le gouvernement hôte a décidé d’un confinement de la population d’Accra comme mesure préventive destinée à circonscrire la pandémie. Nous ne sommes pas autorisés à pénétrer dans nos locaux pour une période initiale de 14 jours.  Cette période de confinement pourrait être prolongée en fonction de l’évolution de la situation au Ghana d’ici la mi-avril. Au cours de cette période, les rencontres physiques ne pourront être convoquées. Nous recourrons aux réunions virtuelles utilisant les outils TIC disponibles notamment le téléphone cellulaire, Whatsapp, Skype et Zoom.

Nous sommes convaincus qu’en unissant nos forces et avec Dieu à nos côtés, le monde vaincra cette pandémie.

Soyez prudents !

Veuillez agréer, chers mandants et partenaires, mes salutations distinguées.

 

Yemi Akinbamijo, PhD

Directeur exécutif

Le FARA rend hommage aux femmes dans l’AR4D à l’occasion de la Journée internationale de la femme

À l’occasion de la Journée internationale de la femme 2020, le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) se joint à la communauté internationale pour rendre hommage aux femmes de science, aux femmes agricultrices, agripreneuses, chercheuses, dirigeantes, décideuses et bien d’autres qui ont grandement contribué à la promotion de l’AR4D en Afrique et au-delà.

Cette année, la Journée internationale de la femme marque une étape importante dans la recherche agricole pour le développement sur le continent avec le lancement du CAADP XP4 qui place l’intégration du genre au cœur des activités menées par le FARA. Pour maintenir l’élan imprimé et intensifier les actions visant à autonomiser les femmes sur le continent, le FARA a lancé le programme de Bourse de recherche et d’innovation en agriculture pour l’Afrique (ARIFA) qui vise une participation des jeunes femmes à hauteur de 50%. Ce programme permettra de promouvoir les investissements dans la science, la technologie et l’innovation (STI) ainsi qu’un accès élargi à l’éducation, à l’apprentissage, au financement, aux affaires et aux possibilités d’emploi pour les jeunes hommes et femmes de la recherche agricole pour le développement sur le continent.

Le FARA estime que les jeunes sont la clé qui permettra de libérer le potentiel de l’Afrique à travers des perturbations créatives.  Dans le cadre des efforts déployés par le FARA pour intégrer la dimension de genre dans ses programmes et du partenariat avec des initiatives internationales en faveur de la jeunesse telles que la Plateforme des jeunes professionnels pour la recherche agricole pour le développement (YPARD), nous souhaitons reconnaître que les multiples rôles que jouent les femmes, individuellement et collectivement, à divers moments de leur vie,  sur les lieux de travail, dans les familles, sur les marchés, dans les universités, les laboratoires, au niveau des conseils d’administration et dans les organismes publics ont contribué au fil des ans à assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique.  Les femmes représentent 70% de la main d’œuvre agricole en Afrique et 10% de la main d’œuvre dans le secteur de la transformation alimentaire. Elles réalisent également 60 à 90% des activités de commercialisation en milieu rural, principalement à travers des circuits informels.

Nous devons donc mettre tout en œuvre pour établir un espace commercial et mettre en place une stratégie de collaboration en vue d’atteindre la parité des sexes et faire en sorte que les hommes et les femmes jouissent d’un accès équitable aux possibilités au sein du système alimentaire en Afrique.

Aujourd’hui, nous vous engageons tous à œuvrer en vue d’améliorer les droits et accroître les chances offertes aux femmes et aux filles pour leur permettre d’atteindre leur plein potentiel. Au cours de la 8e édition de la Semaine africaine des sciences agricoles prévue à Accra en juin 2020, nous étudierons davantage les possibilités d’intégration du genre dans l’Agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique.

En tant que principal acteur de la marche vers la réalisation de la vision de l’Afrique que nous voulons, le FARA rend hommage aux femmes africaines dans l’AR4D et continuera à intégrer le genre en renforçant sa collaboration avec les femmes et les filles dans la communauté de l’AR4D en Afrique.

 

LES ÉQUIPES DE COMMUNICATION DU PROJET CAADP XP4 DÉCIDENT DES ACTIONS À MENER CONJOINTEMENT

Les spécialistes de la communication des institutions chargées de l’exécution du projet CAADP XP4 ont commencé à mettre en place un plan de collaboration en vue de la mise en œuvre de la stratégie de visibilité et de communication du projet.

Le CAADP-XP4 vise à renforcer les organisations de mise en œuvre pour qu’elles puissent aider collectivement les pays africains à contribuer à l’obtention des résultats attendus du PDDAA grâce à des partenariats régionaux et internationaux, la production et l’échange de connaissances agricoles pertinentes vis à vis du climat, une communication efficace, le suivi et l’évaluation, la promotion et l’utilisation efficace de la science, des connaissances et de l’innovation.

Au cours de la réunion consultative d’une durée de deux jours, les spécialistes de la communication des organisations chargées de l’exécution du projet CAADP XP4 (FARA, AFASS, ASARECA, CCARDESA et CORAF) se sont familiarisés avec les volets techniques du projet. Ils ont également acquis une meilleure connaissance des attentes en matière de communication et de visibilité du projet.

L’équipe a également élaboré une stratégie commune de communication et de visibilité qui permettra de garantir la cohérence et une harmonisation de la coordination et de la diffusion, du suivi et de l’évaluation de la communication et de la visibilité du projet CAADP XP4. Un plan d’action commun pour la mise en œuvre de la stratégie de communication et de visibilité du CAADP XP4, dans lequel les domaines qui présentent un intérêt commun dans les différents plans de travail en matière de communication et de visibilité des organisations ont été définis, a également été élaboré.

L’AFAAS, l’ASARECA, le CCARDESA, le CORAF et le FARA mettent conjointement en œuvre le projet CAADP-XP4. Le projet, d’une durée de quatre ans (2019-2023), vise à renforcer ces institutions pour qu’elles puissent s’acquitter de leurs mandats. Il est soutenu financièrement par l’Union européenne (UE) et géré par le Fonds international de développement agricole.

Le comité de coordination du programme CAADP XP4 pour la recherche agricole en Afrique se réunit à Accra

Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) accueille à Accra la réunion du comité de coordination du programme des institutions anciennement en charge du pilier IV du PDDAA (AFAAS, ASARECA, CCARDESA, FARA et NASRO). Le FARA est l’organe technique de la Commission de l’Union africaine chargé de la promotion et de la coordination de la recherche agricole pour le développement en Afrique.

Pour jouer efficacement son rôle de coordination, le FARA a mis en place un comité de coordination du Programme (PC Panel en anglais) en vue de fournir des conseils techniques relatifs à l’assurance qualité et à la pertinence de son programme et de ses projets, conformément à son mandat de renforcer et de coordonner la recherche agricole intégrée pour le développement en Afrique.

Le PC Panel vise à renforcer la capacité du FARA à coordonner, à tirer parti des possibilités, à renforcer les synergies et le principe de responsabilisation et à réduire les doubles emplois lors de la mise en œuvre du CAADP XP4. Le PC Panel est actuellement le principal instrument utilisé par le FARA pour l’examen par les pairs et la planification conjointe en vue de fournir des services consultatifs à la Direction de la recherche et de l’innovation du Secrétariat dans le but d’assurer la qualité du programme du FARA et son harmonisation avec les autres interventions dans le domaine de l’IAR4D en Afrique.

La réunion de deux jours vise entre autres à :

  • présenter les faits saillants de la stratégie du FARA (2019- 2028) et à faire le point sur les progrès réalisés dans sa mise en œuvre en vue de mener à bien une réflexion sur l’orientation stratégique à donner aux interventions dans le domaine de l’AR4D sur le continent ;
  • identifier les domaines d’harmonisation de la stratégie du FARA avec celles des OSR et de l’AFAAS en vue d’appuyer conjointement les institutions de l’AR4D en Afrique ;
  • préciser les domaines de la planification en vue de renforcer le partenariat et la collaboration entre les institutions anciennement en charge du pilier IV du PDDAA ;
  • mettre à jour la planification commune et les mécanismes d’examen des activités du programme CAADP-XP4.

Le Directeur exécutif du FARA, Dr Yemi Akinbamijo, s’adressant aux participants, a souligné la nécessité de délibérations ouvertes et franches étant donné qu’il s’agit de la meilleure manière de créer la synergie nécessaire et l’alignement requis dans la mise en œuvre du CAADP XP4.

Dr Akinbamijo a également indiqué que « pour nous permettre de rester concentrés sur notre objectif et de faire le point sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de notre stratégie, le présent forum a pour objectif de nous aider à réfléchir aux orientations stratégiques devant guider la mise en œuvre de nos interventions en matière d’AR4D sur le continent. »

 

Dr Malu Ndavi, responsable du programme CAADP XP4 au Fonds international de développement agricole (FIDA), a saisi l’occasion pour réitérer les attentes de la Commission européenne qui finance le Programme CAADP XP4. Il a également suggéré d’élargir le PC Panel pour prendre en compte les vues d’autres acteurs de la chaîne de valeur agricole tels que les agriculteurs.

Dr Kwesi Attah-Krah, Directeur, Plaidoyer et alignement des pays, Bureau du Directeur général, à l’Institut international d’agriculture tropicale, a pour sa part rappelé aux participants la nécessité d’une collaboration et d’une harmonisation étant donné que la réussite du FARA est indispensable au succès global de la recherche agricole pour le développement en Afrique.

Le PC Panel est composé des Directeurs de la recherche et de l’innovation des institutions de l’AR4D en Afrique notamment le FARA, l’AFAAS, l’ASARECA, le CCARDESA, le CORAF et la NAASRO. Parmi les autres membres du comité figurent des directeurs, des conseillers et des spécialistes principaux au FARA ainsi que des experts (Dr Kwesi Attah-Krah, Dr Jojo Baidu-Forson, Dr David Nelson et Dr Irie Vroh-Bi).