Nourrir l’Afrique : leadership pour intensifier les innovations réussies

Malgré les progrès réalisés de façon continue en matière de développement économique dans de nombreux pays africains, la faim est en augmentation et touche quelque 246 millions de personnes. La pandémie de Covid-19 a mis en lumière les failles des systèmes alimentaires du continent, déjà mis à mal par le changement climatique, les conflits et les parasites. Il est urgent d’accroître les investissements et d’élargir les partenariats pour promouvoir la transformation de l’agriculture africaine par la technologie et l’innovation.

 

La Banque africaine de développement et le Fonds international de développement agricole (FIDA), en partenariat avec le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) et le CGIAR, coorganiseront un dialogue de haut niveau intitulé « Nourrir l’Afrique : leadership pour intensifier les innovations réussies ».

 

Le forum, organisé en visioconférence, réunira des chefs d’État africains, des hauts fonctionnaires, des dirigeants de banques multilatérales de développement, des partenaires au développement, des instituts de recherche, des chefs d’entreprise, des opérateurs du secteur privé, des agences d’investissement, des universitaires, des organisations de la société civile et des experts internationaux.

 

Les objectifs spécifiques de l’événement sont les suivants :

  • Obtenir des engagements politiques au plus haut niveau des dirigeants pour reproduire les réussites en Afrique ;
  • Présenter des histoires d’impact pour sécuriser les ressources et reproduire des exemples de réussite à travers le continent ;
  • Démontrer ce qui fonctionne dans la recherche agricole régionale pour le développement et ce qui doit être fait pour soutenir les investissements;
  • Parvenir à une vision commune pour mobiliser les investissements afin de produire des technologies et des innovations qui transforment les systèmes alimentaires africains.

Ce dialogue de haut niveau “Nourrir l’Afrique” se conclura par un communiqué qui contribuera à la réunion préparatoire du Sommet sur les systèmes alimentaires prévu à Rome en juillet 2021, et au Sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires qui aura lieu plus tard dans l’année.

 

Participez à la conversation :  #FoodSystems #FeedAfrica

 

High-Level Dialogue on Feeding Africa – Promo video from AfDBGroup on Vimeo.

Contacts médias :

 

Banque africaine de développement: Solange Kamuanga-Tossou | email: [email protected]

FIDA: Joanne Levitan | email: [email protected]

FARA: Benjamin Abugri | Email: [email protected]

CGIAR: Valerie Poire | Email: [email protected]

 

PLAIDER EN FAVEUR D’INVESTISSEMENTS INTELLIGENTS EN MATIÈRE DE GENRE EN VUE DE LA PROMOTION DE LA SCIENCE, DE LA TECHNOLOGIE ET DE L’INNOVATON DANS LE CADRE DE LA RECHERCHE AGRICOLE POUR LE DÉVELOPPEMENT EN AFRIQUE

#CHOOSETOCHALLENGE (Choisir de relever le défi)

Karen Munoko Nguru

Cette année, la Journée internationale des femmes se tient dans un contexte sans précédent. Le continent, plus précisément le secteur agricole, commence à se remettre lentement de la pandémie de  COVID-19. Cette situation offre une occasion de « reconstruire en mieux ». Toutefois, cela exige également des mesures pratiques immédiates qui permettent de relever les problèmes systémiques qui empêchent une pleine participation des femmes à la recherche agricole pour le développement (RAD).

Les femmes dans la recherche agricole pour le développement en Afrique font face à de nombreux obstacles dont une discrimination systémique dans l’accès à la terre, la charge des travaux non rénumérés et des salaires inférieurs à ceux de leurs homologues masculins[1].  Les femmes sont souvent exclues des postes à responsabilité à tous les niveaux.  Le FARA demande instamment que soient reconnues toutes les femmes leaders de la RAD africaine ainsi que les femmes qui jouent un rôle important dans la transformation du système alimentaire africain.

Les femmes sont responsables de  60 à 80 pour cent[2] de la production alimentaire mondiale. Par conséquent, donner aux femmes la possibilité d’accroître la durabilité des systèmes alimentaires augmentent les chances de réussite d’une telle transformation.  Le FARA reconnaît le rôle joué par les femmes et continue d’exhorter les partenaires régionaux, sous-régionaux, nationaux et mondiaux à accroître les investissements dans des approches intelligentes en matière de genre en vue de faire avancer la science, la technologie et l’innovation dans la RAD africaine. Le FARA plaide également en faveur d’une plus grande égalité des sexes au niveau des politiques et des stratégies à travers la position commune africaine pour le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires (2021) et le Projet d’appui aux organisations régionales et sous-régionales africaines pour la recherche et l’innovation agricoles anciennement en charge du pilier IV du Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (CAADP-XP4).

Le FARA fait également la promotion de l’égalité entre les sexes dans le cadre du Compact catalyseur pour le Renforcement des capacités et la diffusion des technologies (CDTO) du programme Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique (TAAT) de l’initiative « Nourrir l’Afrique » de la Banque africaine de développement (BAD).  Il faut notamment adopter une approche holistique en vue de surmonter les défis et favoriser l’émancipation économique des femmes. Bien que les interventions mettent en général l’accent sur l’impact ou les résultats, le FARA plaide en faveur de pratiques qui permettent d’examiner les liens entre l’intervention et le résultat. Ces approches ont été appliquées dans le cadre du CDTO du TAAT.

Le Rapport sur le développement humain en Afrique 2016 indique que les disparités entre les genres coûtent quelque 95 milliards de dollars US par an en moyenne à l’Afrique subsaharienne[3]. Investir dans des approches intelligentes en matière de genre pourrait donc déboucher sur des avantages économiques. En outre, selon l’Institut mondial McKinsey 12 à 28 trillions USD[4] pourraient être injectés dans l’économie mondiale si la parité hommes femmes en matière de résultats économiques est atteinte. Par conséquent, les femmes leaders sont un catalyseur essentiel du changement étant donné qu’elles contribuent à autonomiser d’autres femmes, à sensibiliser et à servir de modèles.

Au moment où le FARA célèbre la Journée internationale des femmes, nous reconnaissons la contribution vitale des femmes à l’économie agricole de l’Afrique. Nous nous réjouissons également à la perspective de réaliser des plans d’action conjoints en vue d’accroître la participation des femmes à la recherche agricole pour le développement. La Journée internationale des femmes de cette année est l’occasion d’exhorter les partenaires à s’élever contre les obstacles systémiques et institutionnels qui empêchent les femmes de participer pleinement à la science et à l’innovation technologique en vue de l’amélioration du système alimentaire du continent.

 

 

[1] “Encadré 1 : Progress towards Gender Equality in Wages, Where Do We Stand?,” Global Gender Gap Report 2020 (blog), accessed March 8, 2021, https://wef.ch/2rPU0C7. (Encadré  1 : Progrès accomplis en matière de rémunération hommes-femmes, où en sommes-nous ? Rapport 2020 du Forum économique mondial sur l’inégalité hommes-femmes,  (blog), consulté le 8 mars 2021,)

[2] “What’s the Truth about the Role of Women in Agriculture Today?,” Water, Land and Ecosystems, February 28, 2018, https://wle.cgiar.org/thrive/big-questions/what-truth-about-role-women-agriculture-today.(Quelle est la vérité sur le rôle des femmes dans l’agriculture aujourd’hui ?, Eau, terres et écosystèmes, 28 février 2018)

[3] C. Leigh Anderson et al., “Economic Benefits of Empowering Women in Agriculture: Assumptions and Evidence,” The Journal of Development Studies 57, no. 2 (February 1, 2021): 193–208, https://doi.org/10.1080/00220388.2020.1769071. (Les avantages économiques de l’autonomisation des femmes dans l’agriculture : hypothèses et preuves, la revue des études du développement)

[4] Anderson et al.

Des experts proposent des moyens d’améliorer les cultures et les revenus des agriculteurs

Le premier forum « Une planète, la santé des sols et des racines »

Un nouvel événement annuel examine l’importance de la santé des racines et des sols pour la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance et la résilience face aux changements climatiques et marque le lancement d’une communauté d’action pour la santé des racines et des sols

Le premier forum « Une planète, la santé des sols et des racines » a eu lieu le 1er mars.  Plus de 800 personnes y ont participé pour discuter de la manière de libérer le potentiel d’une meilleure santé des sols et des racines en vue de contribuer à la transformation des systèmes alimentaires. Le forum a rassemblé des experts du secteur de l’agriculture, des organisations internationales, des ONG, des universités et les secteurs public et privé. Ils ont conjointement appelé à mettre en œuvre une action collective dans le domaine de la science et de la technologie ciblant les premiers stades de croissance des plantes. Cette année, l’accent a été mis sur le continent africain qui possède environ 60% des terres arables non cultivées du monde.

Les sessions parallèles qui étaient axées sur la Turquie, le Moyen-Orient, l’Afrique subsaharienne et l’Afrique du Sud ont permis de mener des discussions dans les langues régionales.  Les orateurs principaux de la plénière étaient M. Erik Fyrwald (PDG du groupe Syngenta et président de la Fondation Syngenta pour l’agriculture durable) et Dr Ismahane Elouafi (Scientifique en chef de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture).

  1. Erik Fyrwald a souligné que « tout commence avec le sol ». Il s’agit de la base des pratiques agricoles productives. Avec un sol sain, l’on peut avoir des plantes saines, des personnes saines et une planète saine. En agissant sur la santé des sols grâce à des pratiques agricoles régénératrices, nous agissons sur le changement climatique, la perte de la biodiversité et la sécurité alimentaire, et nous améliorons également les moyens de subsistance des agriculteurs. Le forum « Une planète, la santé des sols et des racines » permet à la communauté internationale de progresser vers la réalisation de ces objectifs ».

Dr Ismahane Elouafi a fait observer que « des sols sains représentaient le fondement de l’agriculture car ils fournissent 95% de notre nourriture. Les sols fournissent également du carburant, des fibres et des produits médicaux, et jouent un rôle clé dans le cycle du carbone, en stockant et en filtrant l’eau, et en améliorant la résilience aux inondations et aux sécheresses. »

 

S’exprimant au cours de la table ronde d’ouverture, Dr Michael Misiko, Directeur de l’agriculture de la région Afrique de The Nature Conservancy, a fait observer que « le changement climatique était indissociable de la vie et de la santé de nos sols et des racines qui doivent y prospérer ».  Dr Abdelfattah Dababat (chercheur principal et représentant de la Turquie au CIMMYT) a souligné l’importance des actions de sensibilisation et a en outre précisé que les cultivateurs ne reconnaissent pas que la santé des sols et des racines peut constituer un problème.

La plupart d’entre eux ne sont pas conscients de la pourriture des racines et des problèmes de santé des sols dans leurs champs qui affectent leur rendement. C’est pourquoi l’expression « ennemi caché » s’applique parfaitement.  La gestion de la santé des racines et des sols fait défaut et ces pertes de rendement sont tout simplement acceptées.

Les intervenants ont également mis en évidence le lien entre la santé des sols et des racines et la productivité économique à long terme et le bien-être des sociétés.  Parmi les autres points soulevés figuraient les technologies permettant de mesurer la santé des sols et leur rôle dans la prise de décisions éclairées par les agriculteurs et les scientifiques. L’importance de donner de plus grands moyens d’action aux petits exploitants agricoles afin de leur permettre d’avoir accès aux technologies modernes a été soulignée tout comme la nécessité d’une collaboration entre les secteurs public et privé pour y parvenir.

Les orateurs invités à la table ronde d’ouverture étaient Dr Michael Misiko (Directeur de l’agriculture de la région Afrique, TNC), M. Mandla Nkomo (Directeur général pour l’Afrique australe, Solidaridad), Pr Richard Sikora (ancien chef du département de nématologie dans les écosystèmes des sols, Université de Bonn) et Dr Steve Maund (chef du service recherche et développement de Syngenta).

La table ronde était animée par Mme Redi Tlhabi (membre du corps de presse des Nations Unies, auteure et animatrice primée).

Les intervenants à la table ronde de clôture étaient Dr Abdelfattah A. Dababat (chercheur principal, représentant de la Turquie au CIMMYT), Dr Debisi Araba (Directeur général du Forum sur la révolution verte en Afrique), Dr Yemi Akinbamijo (Directeur exécutif du Forum pour la recherche agricole en Afrique), Dr Azariah Soi (Président de l’Association africaine du commerce des semences) et Dr Luc Henry (Responsable AME du programme Seedcare de Syngenta). La table ronde était animée par Mme Neva Sadikoglu-Novaky (Responsable du développement durable des entreprises, Syngenta).

 

Les séances parallèles portaient sur ce qui suit :

  1. i) des solutions aux maladies transmises par le sol en vue de protéger et d’améliorer la santé des racines,
    ii) le soutien aux petits agriculteurs afin d’améliorer la santé et la fertilité de leurs sols et les possibilités de mobiliser les secteurs public et privé, iii) les techniques sans labour et le traitement des semences pour la santé des sols et des racines et iv) l’état des pressions exercées par les nématodes et ravageurs du sol. L’impact négatif du labour traditionnel comprend l’érosion du sol et les émissions de carbone. L’importance des techniques sans labour a donc été analysée.

 

La santé sous les pieds : pourquoi les racines et le sol sont importants
Environ 95% des aliments que nous consommons poussent de la terre.

Cependant plus d’un tiers des sols du monde sont dégradés. En l’absence de mesures rapides, ce chiffre pourrait atteindre 90% d’ici 2050. L’érosion du sol réduit le volume d’eau, la quantité de nutriments et l’espace racinaire dont disposent les plantes. Des racines saines permettent de de mieux tirer profit des nutriments et de l’eau. Elles permettent également d’obtenir davantage de pousses et de feuilles à partir de chaque graine. Par conséquent les agriculteurs produisent plus de nourriture et les sols stockent davantage de carbone.  La santé des sols et des racines contribue à atténuer les effets du changement climatique. Les sols contiennent plus de carbone que l’atmosphère et la végétation réunies. Selon des études, les sols contiennent 2 500 milliards de tonnes de carbone contre 800 milliards de tonnes dans l’atmosphère et 560 milliards de tonnes dans la faune et la flore. Des sols sains ont une plus grande capacité de stockage du carbone.   Des plantes saines ayant de bonnes racines stockent davantage de carbone.

 

Le Forum était organisé par Agventure, l’Association pour le renforcement de la recherche agricole en Afrique de l’Est et du Centre (ASARECA), l’Association africaine du commerce des semences (AFSTA), le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA), le Centre international d’amélioration du maïs et du blé (CIMMYT), Rizobacter, Seed Co Limited, Syngenta Seedcare, la Fondation Syngenta pour une agriculture durable et The Nature Conservancy (TNC).

 

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE – L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU FARA CONFIRME LA NOMINATION DU NOUVEAU PRÉSIDENT ET LA COMPOSITION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION

25/11/2020. ACCRA – La 8e Assemblée générale (AG) du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) a confirmé la nomination du Dr Alioune Fall au poste de Président du Forum pour un mandat de trois ans.

Dr Alioune Fall, qui était Président par intérim du FARA depuis juillet 2019, dispose de plus de trente ans d’expérience en recherche agricole pour le développement en Afrique et hors du continent.   Il est actuellement Directeur général de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA).  Dr Fall est titulaire d’une maîtrise en physique appliquée de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar-Sénégal, d’une seconde maîtrise ès science en agriculture de l’université d’État Sam Houston (Texas, États-Unis) et d’un Doctorat (PhD) en génie agricole de l’université d’État du Michigan (États-Unis).

Le nouveau Président du FARA, qui a reçu de nombreuses distinctions nationales, continentales et mondiales pour son travail dans le domaine de l’agronomie, de la technologie et de l’innovation, possède une vaste expérience et de solides connaissances. Il dispose également d’un large réseau de contacts.

L’Assemblée générale a également confirmé la nomination des administrateurs composant le Conseil d’administration du FARA. Le Conseil est composé notamment des Directeurs exécutifs des organisations sous-régionales de recherche agricole à savoir l’ASARECA, le CCARDESA, le CORAF et la NAASRO qui en sont des membres de droit.

À propos du FARA  

Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) est l’organisation faîtière chargée de coordonner et de promouvoir la recherche agricole pour le développement en Afrique. Le FARA est l’organe technique de la Commission de l’Union africaine et de l’Agence de développement de l’Union africaine pour les questions relatives à la recherche agricole, à la technologie et à l’innovation.

Le FARA dirige actuellement le programme PDDAA-XP4, géré par le Fonds international pour le développement agricole (FIDA), qui vise à renforcer les capacités des organisations sous-régionales de recherche et de vulgarisation agricoles (OSR) et des systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA), ainsi qu’à favoriser la collaboration et l’échange de connaissances entre ces organisations et avec les institutions européennes concernées.

Pour en savoir plus, veuillez visiter :   www.faraafrica.org ou entrez en contact avec :

Dr Aggrey Agumya [email protected], ou M. Christoph Essikpe [email protected]

 

 

 

Le programme ARIFA cité comme exemple de bonne pratique par le Bureau des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud (UNOSSC)

Le programme de Bourse de recherche et d’innovation en agriculture pour l’Afrique (ARIFA), un projet phare du FARA, a été cité comme exemple de bonne pratique par le Bureau des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud (UNOSSC). Dans une publication intitulée « Good Practices in South-South and Triangular Cooperation in the Context of Food Security (Bonnes pratiques en matière de coopération Sud-Sud et triangulaire pour la sécurité alimentaire) », le programme ARIFA figure parmi les plus de 40 bonnes pratiques agricoles relatives à la sécurité alimentaire considérées par l’UNOSSC comme illustrant les principes fondamentaux de la coopération Sud-Sud  et triangulaire (CSST) qui permet de relever les défis de développement en apportant des résultats concrets.

Le lancement de la publication a eu lieu dans le cadre de l’édition 2020 du Forum Brésil-Afrique, accueillie par l’Institut Brésil Afrique (IBRAF), qui a attiré des participants venus du monde entier.

Le Directeur exécutif du FARA, Dr Yemi Akinbamijo, a remercié l’UNOSSC et l’IBRAF d’avoir reconnu les efforts déployés par le FARA dans le cadre du CSST. Dr Abdulrazak Ibrahim, Coordinateur de l’ARIFA au FARA, parlant au nom du Directeur exécutif a indiqué que le programme établissait de nouvelles règles de jeu pour le paysage de l’AR4D parce qu’il tirait parti du pouvoir de la science, de la technologie et de l’innovation dans les pays du Sud pour renforcer la capacité de l’Afrique à innover en utilisant l’approche multipartite adoptée pour les systèmes d’innovation. L’approche adoptée pour l’ARIFA aide les bénéficiaires à mettre en place des plateformes d’innovation dans leurs pays d’origine à la fin de leur formation.  Le programme ARIFA qui est conçu pour permettre de remodeler la pédagogie et améliorer les moyens d’existence grâce à une formation fournie par des pays tels que le Brésil, la Chine, Cuba, l’Inde etc., vise à former au moins 5 000 praticiens de l’AR4D qui constitueront l’ADN du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA) en vue de relever les défis de l’alimentation et de la nutrition sur le continent au cours des dix prochaines années.

Cette reconnaissance permet au programme ARIFA de joindre la liste des bonnes pratiques en matière de CSST sur la Galaxie Sud-Sud de l’UNOSSC, un outil de gestion des connaissances accessible à l’échelle mondiale.

Le programme était à ses débuts en 2019 lorsque le FARA avait demandé de l’inclure dans la publication. Il a depuis lors évolué et a été couronné de succès notamment pour ce qui est du partenariat entre l’Université fédérale de Viçosa (UFV) et le Fonds d’affectation spéciale pour l’enseignement supérieur (TETFund) du Nigeria.  Le partenariat FARA-UFV-TETFund apporte actuellement son appui à la formation d’au moins 120 Nigérians.

Selon l’UNOSSC, les bonnes pratiques recensées dans l’édition de cette année sont également pertinentes dans la crise sanitaire globale sans précédent déclenchée par la pandémie de COVID-19. En ce qui concerne le programme ARIFA, la création de centres virtuels de formation et d’innovation (VTrain Hub en anglais), où les candidats reçoivent une formation virtuelle, représente une excellente solution qui peut être appliquée à grande échelle sur tout le continent.

Pour plus d’informations sur le programme ARIFA, veuillez contacter : Dr Abdulrazak Ibrahim [email protected]

Ou visitez www.faraafrica.org

Le FARA tient la 27e session de son Conseil d’administration

La 27e réunion du Conseil d’administration du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA)—la seconde réunion ordinaire du Conseil d’administration en 2020—s’est tenue de manière virtuelle du 10 au 13 novembre 2020.

Le Conseil d’administration assure la supervision du FARA au nom de l’Assemblée générale. La seconde réunion du Conseil d’administration est habituellement consacrée à l’examen des progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan de travail annuel et à l’examen et à l’approbation du plan de travail et du budget pour l’année suivante.

Ainsi, lors de sa 27e session, le Conseil d’administration a approuvé le plan de travail et budget du Secrétariat pour 2021. Puisque que c’était la dernière réunion que tenait le Conseil actuel avant l’Assemblée générale 2020, il a formulé des recommandations qui seront présentées à l’Assemblée générale aux fins d’approbation.

Il s’agit notamment d’amendements aux Statuts, la nomination d’un nouveau Président du Conseil d’administration et la nomination des administrateurs qui formeront le Conseil d’administration du FARA pour la période 2020-2023.