by admin | Oct 13, 2020 | News & Events
Le Directeur exécutif du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA), Dr Yemi Akinbamijo, a appelé une nouvelle fois les dirigeants africains à investir dans l’avenir des jeunes et dans la technologie en vue de protéger les systèmes alimentaires et la nutrition sur le continent.
Le Directeur exécutif, qui s’exprimait lors d’une conférence trimestrielle organisée par la Première Université technique, Ibadan au Nigéria, a déploré l’apparent manque de préparation de l’Afrique pour l’explosion démographique de sa jeunesse. Il a laissé entendre que les jeunes en Afrique avaient des brillantes idées qui devaient être exploitées et consolidées sous une direction avisée en vue d’assurer la viabilité du système de production alimentaire.
« Ne pas soutenir, orienter et encourager les jeunes aura pour effet de compromettre l’avenir » a-t-il affirmé.
Dr Akinbamijo a également mis en exergue l’importance que revêt l’intégration de la science dans l’agriculture en vue de susciter des changements positifs.
« Les données scientifiques sont nécessaires pour donner une impulsion à l’innovation et apporter des changements positifs » a-t-il ajouté.
Le Directeur exécutif a indiqué que pour rattraper son retard par rapport au reste du monde, l’Afrique devait accélérer le rythme de création de nouvelles technologies.
Il a évoqué les investissements des pays tels que la Chine et a encouragé les dirigeants africains à s’inspirer de ces exemples en vue de permettre au continent de rattraper son retard.
Le FARA et le Fonds d’affectation spéciale pour l’enseignement supérieur au Nigeria (TetFund) se sont associés dans le cadre de l’initiative du FARA intitulé Bourse de recherche et d’innovation en agriculture pour l’Afrique (ARIFA) en vue de parrainer au moins 20 jeunes membres du personnel enseignant de l’Université de Lagos pour leur permettre de poursuivre des études de troisième cycle en recherche agricole pour le développement dans le cadre d’une Coopération Sud-Sud et triangulaire. Le programme ARIFA vise à former une nouvelle génération de travailleurs aptes à réformer le secteur de l’agroalimentaire africain afin de constituer le facteur de changement nécessaire pour une transformation rapide de l’agriculture au cours de la prochaine décennie. Les candidats sélectionnés poursuivront des programmes de doctorat et de master à l’Université fédérale de Viçosa (UFV) au Brésil.
by admin | Aug 1, 2020 | News & Events, Publications
Introduction
La pandémie de COVID-19 a compromis la réalisation des activités des organisations et changé la dynamique de la gestion des entreprises en notre époque. Plusieurs institutions sont confrontées à des défis qui compromettent leur suivie. Des usines et des entreprises qui contribuent au PIB des différents pays ont dû fermer pendant un certain temps créant un déficit financier. Le caractère mondial de la pandémie représente un énorme défi pour les organisations. Le fonctionnement des organisations de la RAD ainsi que des agences financées par les partenaires au développement a été affecté étant donné que les fonds destinés à ces organisations devraient accuser du retard ou être suspendus. Les organisations sont maintenant contraintes de changer leur mode de fonctionnement et de modifier les effectifs en vue d’améliorer la productivité. Certaines ont dû procéder à une compression du personnel, adopter une combinaison du travail en entreprise et du télétravail, etc. ce qui a entraîné un impact physique, social et psychologique néfaste.
Défis pour la gestion des ressources humaines
La gestion des ressources humaines a été difficile en cette période de COVID-19. Plusieurs organisations ont pris des mesures pour s’adapter à la nouvelle donne. Le Secrétariat du FARA, à l’instar de nombreuses autres organisations, a établi des gestes barrières et des mesures de distanciation. Certaines organisations ont eu recours au travail à domicile en vue de prévenir la contamination croisée. Cela représente une expérience nouvelle pour nombre d’entre elles qui ont dû composer avec l’anxiété des employés et des dépenses imprévues. Étant donné que la survie des organisations dépend de leur rentabilité, plusieurs d’entre elles sont passées du travail à domicile à une combinaison de travail à domicile et de travail en entreprise devant la propagation de la COVID-19 dans divers pays. Dans le cadre de la combinaison du travail à domicile et du travail en entreprise, il est difficile de rencontrer tous les membres de l’équipe. Cette stratégie a donc été combinée avec des interactions virtuelles pour permettre une rencontre avec les membres d’une équipe qui sont présents au bureau à des moments différents.
Pour la plupart des organisations, une connexion Internet instable et le coût de l’Internet à large bande représentent une gageure. Certaines organisations ont dû effectuer un retour en entreprise des salariés en vue de réaliser des tâches requérant une présence physique. Il incombe au département des ressources humaines de collaborer avec les chefs de département en vue d’assurer une bonne exécution des tâches et de planifier les congés de façon à ne pas affecter les objectifs fixés. Le département doit également examiner les plaintes du personnel liées à l’accès aux informations, aux dossiers, aux systèmes, à l’Internet ainsi qu’à leur bien-être.
Les employés qui n’ont pas été en mesure d’avoir des contacts directs avec leurs familles (notamment le personnel expatrié) sont davantage rongés par l’inquiétude car bien qu’ils puissent communiquer par téléphone et d’autres médias sociaux, le contact physique est absent en ce moment où un certain nombre d’entre eux prennent leurs congés. Une enquête menée par le FARA auprès du personnel a montré que le télétravail s’accompagnait de responsabilités familiales supplémentaires dont la gestion de la maison et des enfants, un bureau à domicile où travailler en tout confort et une ambiance propice à la concentration. Il est impossible de séparer la vie professionnelle de la vie familiale et de la vie privée notamment en raison de la fermeture des écoles et des établissements de garde d’enfants. Les parents sont appelés à jouer le rôle d’enseignants à domicile tout en s’acquittant de leurs fonctions officielles.
Certains employés doivent improviser pour s’acquitter de leurs tâches car ils doivent réserver un espace à leurs enfants pour leur permettre d’effectuer les activités scolaires et suivre des cours en ligne en compagnie de leurs camarades de classe. Les parents se soucient que leurs enfants entretiennent des relations sociales en vue de satisfaire leurs besoins de développement.
Il faut également se pencher sur l’impact psychologique de la pandémie sur ceux qui vivent seuls. Ces personnes peuvent souffrir d’isolement. Travailler à domicile pendant des heures sans les autres membres de l’équipe et les proches avec qui communiquer engendre du stress. Les organisations prévoient des pauses-santé et des plateformes sociales pour permettre au personnel de se débarrasser de son stress. Ceux qui vivent seuls peuvent être collés à leurs ordinateurs toute la journée et rater les séances qui sont supposées faire partie des activités courantes permettant aux employés de travailler efficacement. On ne saurait trop insister sur les effets néfastes pour la santé. Cela a également un effet à long terme sur la productivité, les dépenses de personnel et le résultat final.
Possibilités qu’offre la COVID-19 à la gestion des ressources humaines
La situation n’est pas aussi négative qu’il pourrait sembler puisque qu’elle offre la possibilité aux organisations de repenser leur fonctionnement et de rechercher des moyens de garantir l’exécution de leur mandat. Le département des ressources humaines peut organiser des formations en ligne qui pourraient être dispensées de façon économique étant donné que les formateurs proposent maintenant des programmes qui en temps normal se déroulent à l’étranger. En fonction des stratégies de recrutement utilisées, le département peut recruter de manière virtuelle et épargner les frais afférents au transport des membres du jury d’entretien. Il est également possible de développer une culture et des valeurs nouvelles. Le département des ressources humaines doit rechercher et introduire de nouvelles manières d’établir de nouvelles relations sociales telles que des « happy hours », des pause-santé, des pause-café et des forums en ligne conformément aux pratiques de socialisation. Ces pratiques pourraient donner satisfaction aux employés ou créer de l’insatisfaction chez eux, étant donné que cela pourrait leur rappeler les interactions sociales connues. Toutefois, elles ne peuvent être ignorées.
Gestion des ressources humaines
Pour guider le personnel dans le cadre du télétravail, il incombe aux responsables des ressources humaines d’élaborer des directives, des politiques et des procédures en vue d’éviter une contamination croisée, de limiter les contacts humains, promouvoir le respect des protocoles sanitaires et renforcer la culture organisationnelle. En fonction de la durée de cette pandémie, le département des ressources humaines devra revoir comment trouver les talents appropriés. Un élément important à prendre en considération lors du recrutement est l’habilité du candidat à travailler en équipe et à nouer de bonnes relations avec ses collègues. Toutefois cette qualité s’effrite en raison de la pandémie ce qui pourrait nuire à la productivité et au bien-être des employés. Les discussions régulières avec les employés permettront de rassembler des informations sur leurs attentes. Pour aider le personnel à gérer le temps ainsi que les attentes des familles, le département des ressources humaines doit organiser des forums pour examiner comment certains ont réussi à gérer la situation et mettre en place des systèmes pour suivre l’exécution des activités.
Le département des ressources humaines devra fournir aux employés des ressources cognitives et émotives et leur donner des conseils qui leur permettront de renforcer leur responsabilité individuelle, leur productivité ainsi que d’améliorer leur bien-être tout en réduisant le sentiment d’isolement, de solitude et d’exclusion. Organiser des réunions d’équipe régulières en ligne pour renforcer les interactions contribuera grandement à établir une parfaite ambiance de travail.
Conclusion
L’on ne sait pas encore quels seront les effets à long terme de la COVID-19. Toutefois, rien ne porte à croire que son impact sur la vie associative sera de courte durée. La pandémie aura des effets non seulement sur la productivité et la survie des organisations mais pourrait également provoquer des crises sanitaires futures et des troubles psychologiques. Le département des ressources humaines et la direction devront mettre en place des plans qui permettent d’analyser la nouvelle réalité et offrent de nouvelles possibilités de gérer les ressources humaines et le fonctionnement des entreprises. Les discussions sur les répercussions de la COVID-19 sur les entreprises, le bien-être et la productivité des employés et les systèmes requis pour demeurer pertinent doivent être entamées si ce n’est pas déjà fait. Il faut également établir un plan d’action pour réaliser les objectifs fixés.
by admin | Jul 9, 2020 | News & Events
Les exploits héroïques des agents de santé de première ligne et la ténacité que montre le secteur de la santé face à la pandémie de la COVID-19 font les gros titres de la presse. Mais peuvent-ils vraiment y arriver tout seuls ? Bien sûr que non ! En coulisse se trouve le SECTEUR D’APPROVISIONNEMENT, leur pilier souvent ignoré, qui non seulement fournit au secteur de la santé le soutien logistique nécessaire pour répondre de façon proactive aux répercussions de la pandémie ou atténuer ses conséquences prévisibles avant qu’elles n’atteignent des niveaux incontrôlables, mais assure également le fonctionnement d’autres secteurs de l’économie. La Covid-19 a eu des incidences sur toutes les activités humaines et la passation des marchés n’est pas en reste.
La pandémie de COVID-19 constitue aussi bien une menace pour la transparence dans le processus de passation des marchés que pour la santé des êtres humains.
La demande a sans aucun doute augmenté par rapport à l’offre pour des raisons évidentes : les mesures de confinement qui ont entraîné une crise économique, la limitation du temps de travail qui a réduit la productivité et une insuffisance des ressources (y compris de ressources humaines) pour assurer une production optimale. L’insuffisance ou l’indisponibilité des biens et des services nécessaires pour alimenter les activités d’autres secteurs de l’économie constitue une menace pour l’approvisionnement. Cette situation mène éventuellement à des urgences en matière de passation des marchés.
Les approvisionnements d’urgence sont parfois inévitables en raison de circonstances imprévues. La pandémie a toutefois entrainé plus d’approvisionnements d’urgence que d’habitude en raison de la nécessité de fournir les biens et les services nécessaires pour faire fonctionner les entreprises et satisfaire aux besoins de la population en dépit de la crise.
En raison de cette pression exercée sur la passation de marchés, le secteur devrait se heurter à des problèmes de transparence en essayant de faire face aux situations d’urgence découlant de la pandémie.
Les situations d’urgence découlant de la pandémie ont débouché sur divers processus d’approvisionnement accélérés qui ont fait l’objet de peu ou pas de contrôle. Plusieurs cas de corruption se sont produits étant donné que les travailleurs, les entrepreneurs ou les représentants de l’État usent d’expédients. En outre, les colis de secours sont susceptibles d’être vendus ou gardés à des fins personnelles lorsqu’ils empruntent la mauvaise voie. 1C’était le cas durant la flambée de maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest au cours de laquelle des infractions aux politiques des services d’achat s’étaient produites selon un audit portant sur l’aide internationale et les dépenses au cours de l’épidémie de 2015-2016. 2La Croix rouge internationale a estimé que le coût de la corruption liée à l’épidémie d’Ebola en Guinée et en Sierra Leone s’élevait à plus de six (6) millions de dollars US. 3On a signalé un cas, pour lequel l’enquête se poursuit, où plus de six millions de masques commandés par l’Allemagne pour son personnel soignant ont disparu d’un aéroport du Kenya. Au vu de tous ces éléments passés et présents, la question de la corruption ne saurait être passée sous silence.
Les systèmes d’appel d’offres sont également menacés dans la foulée de la présente pandémie. Le degré d’urgence attribué aux contrats d’approvisionnement ne laisse guère de place aux appels d’offres. Lorsqu’il est possible de lancer un appel d’offres, « l’urgence » pourrait être utilisée comme prétexte pour écarter cette possibilité. C’est l’occasion d’attribuer les contrats en faisant preuve de népotisme et de favoritisme au lieu de se fonder sur la valorisation des mérites dans le cadre d’une concurrence équitable.
LA MARCHE À SUIVRE….
L’utilisation de l’urgence comme prétexte pour ignorer les procédures en matière d’acquisition ou pour ne pas exercer une diligence raisonnable pendant cette pandémie ne saurait être sous-estimée. Tout en faisant preuve de prudence pour que le processus bureaucratique n’implique pas des situations d’urgence, de telles décisions relatives à la passation de marché, comme l’attribution de contrats directs, doivent être enregistrées et publiées avec les justifications à cet effet pour éviter un abus des approvisionnements d’urgence. Cela permettra également de protéger les organisations des fournisseurs qui voudraient tirer parti des situations d’urgence pour se livrer à des activités frauduleuses telles que la livraison de marchandises contrefaites et de faux services, l’établissement de prix exorbitants ou des factures inexactes.
L’approvisionnement pour des raisons d’urgence ou à des fins opérationnelles s’est généralement accru pendant la pandémie. En raison de cette propension à la corruption, il serait judicieux de publier les appels d’offres pour lever tous les doutes ou dissiper tout soupçon de corruption ainsi que pour décourager toute intention à cet égard. Cela permet de renforcer la confiance dans les systèmes et les agents de l’État, sachant que les ressources ne sont pas détournées.
La facilité d’accès aux données sur les approvisionnements d’urgence est cruciale pour la transparence dans le processus de passation du marché. Ceux qui ont des intentions frauduleuses peuvent rendre les données sur les approvisionnements d’urgence non disponibles ou inaccessibles pour s’adonner à des pratiques malhonnêtes. Insister sur la nécessité d’avoir des bases de données ouvertes sur les approvisionnements d’urgence permettra d’assurer le suivi de toutes les activités d’approvisionnement d’urgence pour ne laisser aucune place aux actes de corruption et d’identifier facilement les activités frauduleuses en cours.
En ce qui concerne la passation de marché, l’obligation redditionnelle est un catalyseur permettant d’enrayer la corruption. Lorsque les activités se poursuivent sans aucune interrogation, vérification ou tout autre forme de responsabilisation, les gens sont poussés à ne pas se plier aux règles ce qui entraîne une augmentation des activités frauduleuses. La publication des sanctions appliquées en cas de manœuvre frauduleuse exprime la désapprobation d’un tel acte et dissuade ceux qui seraient tentés d’en commettre.
Les exemples de réussite de la plupart des pays pendant la pandémie pourraient être attribuées aux efforts de collaboration de tous les acteurs concernés. De même, les questions de transparence dans le secteur d’approvisionnement ne peuvent être traitées par les seules organisations étant donné la pression à laquelle elles doivent faire face et les nombreuses omissions, qui sont inévitables. La collaboration avec les organisations de la société civile, les journalistes d’investigation et les informateurs internes permettra de contrôler ces « angles morts », de vaincre la corruption pendant la pandémie et de traduire les criminels en justice.
by admin | Jun 24, 2020 | News & Events
L’Académie africaine prospective a lancé sa plateforme prospective virtuelle du système alimentaire. C’est une série de séminaires en ligne auxquels ont participent plusieurs centaines de parties prenantes des organisations sous-régionales de recherche agricole, mettant en œuvre le programme CAADP XP4 financé par l’Union européenne, ainsi que d’autres organisations et individus des milieux universitaires, de la société civile et des agences non gouvernementales.
Dr Abdulrazak Ibrahim, Responsable du renforcement des capacités au FARA, et point focal de l’Académie africaine prospective, qui animait la séance d’ouverture de la toute première édition des séminaires en ligne de l’AFA, a inscrit le séminaire en ligne dans le contexte de l’approche du FARA en matière d’interventions, liées à la recherche agricole, face à la COVID-19 et a indiqué les trois étapes d’adaptation des technologies à l’atténuation des pénuries alimentaires, à l’accroissement des capacités de stockage, au renforcement des systèmes d’approvisionnement alimentaire, du commerce et des marchés de travail ainsi qu’à l’anticipation des vulnérabilités des systèmes alimentaires en Afrique.
L’Académie africaine prospective (AFA) est un réseau de praticiens de la prospective aux niveaux continental, sous-régional et national hébergé par le Forum pour la recherche agricole en Afrique. L’AFA contribue au renforcement des capacités en matière de prospective des professionnels travaillant dans les institutions africaines spécialisées dans l’AR4D et le secteur privé grâce à la sensibilisation, au renforcement des compétences pour mener des activités de prévision et interpréter les résultats prévisionnels, la fourniture d’une assistance technique pour permettre aux organisations régionales et nationales de participer aux activités de prospective et d’appliquer les résultats des études prospectives passées/en cours.
Le FARA a pour objectif de renforcer les mécanismes institutionnels et de promouvoir les activités prospectives sur le continent en collaboration avec le Forum mondial pour la recherche agricole (GFAR). L’approche adoptée par le FARA en matière de prospective vise à encourager une approche réactive des communautés confrontées à des changements en révélant les incertitudes et en les utilisant comme moyen d’action. La prospective agricole en Afrique a pour objectif de faciliter la capacité de réflexion prospective sur la manière dont l’innovation et les connaissances peuvent aider à surmonter les défis multiples auxquels fait face l’agriculture pour faire en sorte que la recherche et l’innovation agricoles répondent mieux aux exigences futures des systèmes agroalimentaires et de développement connexe.
La série de séminaires en ligne de l’AFA s’adresse aux praticiens qui veulent mieux comprendre l’impact de la COVID-19 sur les systèmes alimentaires (les praticiens et les parties prenantes de l’AR4D en Afrique y compris les décideurs, les chercheurs, les agents de vulgarisation, les acteurs du développement et les affiliés de l’AFA). Le séminaire participatif en ligne, qui se tient chaque semaine, est organisé par des spécialistes de la prospective et soutenu par des blogs et un groupe de discussion sur les sites Internet du FARA et du Foresight4Food.
by admin | Jun 22, 2020 | News & Events
Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) a organisé la première réunion virtuelle de son Conseil d’administration. Cette réunion, qui a été couronnée de succès, a été riche d’enseignements et a montré comment mener les activités de l’organisation à l’avenir. La réunion virtuelle du Conseil d’administration était inévitable face à la pandémie de COVID-19 et la nécessité pour le Secrétariat de s’acquitter de ses obligations en matière de gouvernance. Le taux de présence était de près de 100% ce qui à notre avis est un énorme succès étant donné les circonstances.
Dans son allocution d’ouverture, Dr Alioune Fall, Président par intérim du Conseil d’administration et Directeur général de l’ISRA a félicité le Directeur exécutif et la direction du FARA d’avoir relevé le défi posé par la pandémie mondiale et les contraintes qui y sont liées. Il les a également complimentés d’avoir utilisé les nouveaux outils médiatiques et informatiques pour faire en sorte que la réunion du Conseil d’administration se tienne et éviter ainsi de compromettre les activités de base de l’organisation. Selon lui cette nouvelle façon de mener les principales activités de l’organisation méritait d’être adoptée. Il a par conséquent encouragé les représentants des organisations sous-régionales au sein du Conseil d’administration du FARA à adopter l’approche du FARA et à l’adapter à leur propre situation en cette période difficile bien que l’on espère qu’il y aura un retour à la normale en temps utile.
Le format de la réunion virtuelle était calqué sur celui de la réunion physique. Toutefois pour suivre la déontologie en matière de conférences en ligne, la durée de la réunion, qui était étalée sur quatre jours, ne dépassait pas trois heures par jour. Les réunions des comités du programme, des finances et de l’administration, des nominations et de la gouvernance ainsi que d’audit et de gestion des risques se sont tenues comme à l’accoutumée avec des délibérations approfondies.
Le Conseil d’administration a accueilli un nouveau membre, Dr Cliff Sibusiso Dlamini, nouveau Directeur exécutif du Centre de coordination de la recherche et du développement agricoles de l’Afrique australe (CCARDESA). Le mandat de Dr Dlamini en tant que chef du Secrétariat du CCARDESA a pris effet le 1er mai 2020. Le parcours professionnel du Dr Dlamini, qui est titulaire d’un doctorat en foresterie de l’Université de Stellenbosch, est remarquable. Outre son doctorat, Dr Dlamini est titulaire de cinq autres diplômes dans diverses disciplines et prépare un 7e diplôme universitaire (une maîtrise en développement durable) à l’Université de Londres.
Dr Dlamini apporte au Conseil d’administration du FARA de vastes connaissances et de nombreuses années d’expérience en recherche au niveau national, sous-régional et continental. Avant d’occuper son poste actuel, Dr Dlamini était Directeur exécutif du Eswatini National Trust Commission où il a supervisé l’élaboration du plan stratégique et de la stratégie de mobilisation de ressources de l’organisation.
by admin | May 29, 2020 | News & Events
Sharon Kavhu
Windhoek – Le département de l’économie rurale et de l’agriculture de la Commission de l’Union africaine a engagé les États africains à utiliser cette période de pandémie de COVID-19 pour améliorer la sécurité alimentaire grâce à la recherche et à l’innovation agricoles.
Selon Son Excellence Mme Josepha Leonel Correta Sacko, Commissaire en charge du département susmentionné, la COVID-19 offre à l’Afrique l’occasion de trouver des solutions adaptées au contexte et pertinentes pour le continent.
« C’est le moment idéal pour améliorer la sécurité alimentaire en Afrique. Il s’agit d’une crise dans la crise. La science, la technologie et l’innovation sont plus que jamais des questions extrêmement importantes. » a-t-elle affirmé lors de son allocution prononcée durant le forum électronique sur la contribution de la recherche agricole et de l’innovation à l’atténuation de l’impact de la COVID-19 en Afrique tenu la semaine dernière.
Elle a souligné l’importance de la science pour ce qui est de trouver des solutions aux crises dues aux changements climatiques et à la COVID-19 qui devraient avoir un impact négatif sur la sécurité alimentaire en Afrique.
Dr Idrahim Mayaki, Directeur général de l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), qui abondait dans le sens de Mme Correta Sacko, a affirmé que la COVID-19 était un problème local qui nécessitait une solution locale.
Il a mis en garde les pays africains contre la mise à l’écart des conclusions de la recherche locale au profit des résultats de recherches menées à l’extérieur qui ne résolvaient pas le problème.
« Nous ne devons pas faire progresser le programme des autres mais faire avancer celui de l’Afrique pour que le continent devienne autosuffisant » a-t-il ajouté.
La crise liée à la pandémie de COVID-19 arrive à un moment où l’Afrique est privée du rendement agricole normal en raison des effets du changement climatique. En outre, les inondations et la sècheresse ont affecté la production alimentaire en Afrique australe.
Au cours de la réunion, une représentante des agriculteurs, Elizabeth Nsimadala, qui est également Présidente de l’Organisation panafricaine des agriculteurs (PAFO), a mis en évidence certains des problèmes auxquels se heurtent les agriculteurs en raison de la COVID-19.
Au nombre de ces problèmes figurent un manque d’intrants agricoles, les stocks n’ayant pu être livrés au début de la saison agricole en raison des restrictions imposées à cause de la pandémie de COVID-19.
Selon Mme Nsimadala il convient d’améliorer les synergies entre la vulgarisation de la recherche et l’agriculture en Afrique.
Elle a demandé l’établissement dans la région de plateformes numériques où les agriculteurs pourront rassembler, partager et utiliser des données.
« Les gouvernements africains doivent s’assurer que les agriculteurs ont accès à un fonds qui leur permet de surmonter les perturbations inattendues. Cette pandémie devrait également nous inciter à penser au meilleur moyen de faire passer la recherche du laboratoire à l’exploitation agricole en vue d’assurer la sécurité alimentaire sur le continent » a-t-elle ajouté.
La réunion qui s’était tenue, afin d’obtenir les points de vue des intervenants dans divers domaines dont la recherche agricole, la technologie et l’innovation sur le continent et susciter leur adhésion, a vu la participation de plus de 200 représentants venus de tout le continent.
Parmi les participants figuraient les organisations de mise en œuvre du CAADP-XP4 que sont le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) ; le Centre de coordination de la recherche et du développement agricole de l’Afrique australe (CCARDESA) ; le Forum africain des services de conseil agricole (AFAAS) ; le Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) et l’Association pour le renforcement de la recherche agricole en Afrique de l’Est et du Centre (ASARECA).
Les contributions faites durant la réunion seront filtrées et utilisées pour élaborer une feuille de route complète et détaillée que les organisations sous-régionales et continentales suivront en vue de remédier aux conséquences de la COVID-19 pour le secteur agricole et la recherche.