by admin | May 26, 2020 | News & Events
Le Directeur général de l’Agence de développement de l’Union africaine (ADUA-NEPAD), Dr Ibrahim Assane Mayaki a appelé à nouveau les États à trouver des solutions africaines aux problèmes africains.
Toutes les principales chaînes d’approvisionnement mondiales continuent à pâtir de l’absence de coordination des mesures prises par divers pays en vue de venir à bout de la crise de la COVID-19. Le continent africain subit plus que jamais des pressions pour trouver des solutions africaines pour relever les défis posés à son système alimentaire, notamment par la pandémie.
Dr Mayaki a souligné la nécessité d’accorder l’attention voulue et les ressources qu’elles méritent aux solutions locales. Il a en outre fait remarquer que
« …le continent a depuis trop longtemps la réputation de laisser de côté les résultats de ses études pour importer des solutions venues de loin. Il existe des solutions africaines et elles doivent être transposées à plus grande échelle pour répondre aux besoins des pays. »
Dr Mayaki a félicité le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) pour le rôle déterminant qu’il a joué dans la promotion du PDDAA à ses débuts. Il a toutefois regretté l’érosion des acquis de ces dernières années en raison principalement de l’insuffisance des subventions publiques pour la recherche agricole. Il a indiqué que la part du budget national (1%) consacrée par les États à la recherche agricole est non seulement insuffisante mais n’est même pas allouée dans certains cas.
« Rappelons-nous que notre modèle de financement est encore fortement tributaire des ressources publiques limitées… Nous devons innover et plaider encore plus résolument pour plus d’investissements publics dans le secteur agricole. Il nous faut pour ce faire examiner régulièrement les données relatives aux retombées des investissements publics dans la recherche agricole pour le développement par rapport à d’autres types d’investissements publics dans le secteur agricole. En montrant ces statistiques, nous faisons pression sur les États pour qu’ils fassent des choix judicieux… »
Dr Mayaki considère l’Agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique comme un instrument africain pour atteindre l’objectif du PDDAA visant à doubler les niveaux de productivité agricole sur le continent d’ici 2025.
En conclusion, le Directeur général de l’ADUA-NEPAD, Dr Ibrahim Assane Mayaki, a souligné qu’il revenait principalement aux parties prenantes africaines de régler les problèmes de sécurité alimentaire en Afrique. Il a également insisté que la recherche prônée sur le continent doit être appropriée. Il a en outre ajouté que les propositions visant à régler les problèmes qui affectent le système alimentaire en Afrique doivent comporter plusieurs volets et permettre l’échange de connaissances et d’idées d’où la nécessité de renforcer le FARA.
Le Directeur général de l’ADUA-NEPAD s’exprimait lors du premier forum électronique régional et continental organisé par le FARA et les agences d’exécution partenaires du CAADP XP4, à savoir l’AFAAS, l’ASARECA, le CORAF le CCARDESA et le FARA. Le forum électronique, qui est le premier de toute une série de séminaires consacrés à la COVID-19 dans le cadre du projet CAADP XP4, procède à une analyse approfondie de la contribution de la recherche et de l’innovation agricoles à l’atténuation des effets de la COVID-19 en Afrique.
Le projet CAADP XP4 est financé par l’Union européenne et géré par le Fonds international de développement agricole (FIDA).
by admin | May 25, 2020 | News & Events
S.E. Mme Josepha Leonel Correia Sacko, Commissaire de l’Union africaine à l’Économie rurale et à l’Agriculture a demandé aux partenaires au développement de l’Afrique d’allouer au moins 10% des ressources consacrées à la lutte contre la pandémie de COVID-19 à l’appui aux institutions de recherche agricole en Afrique.
Le Commissaire a lancé cet appel le 20 mai à l’occasion du premier forum électronique régional et continental sur la contribution de la recherche et de l’innovation agricoles aux efforts d’atténuation de l’impact de la COVID-19 en Afrique. Le Forum électronique est organisé par les institutions d’exécution du projet CAADP XP4 financé par l’Union européenne et géré par le FIDA.
« …J’aimerais inviter nos États membres et les partenaires au développement à allouer au moins 10% des ressources financières d’urgence mobilisées dans le cadre de la lutte contre la COVID-19 pour appuyer la science, la technologie et l’innovation en Afrique » a affirmé S.E. Mme Josepha Sacko.
Appel en faveur d’une science locale
S.E. Mme Sacko a salué l’action rapide menée par le FARA et ses partenaires pour déclencher une réponse locale à la pandémie mais a rappelé que la COVID-19 exacerbait rapidement la crise alimentaire et nutritionnelle déjà en cours. Elle a indiqué que l’Afrique disposait de très peu de marge de manœuvre face à la COVID-19 et tout retard supplémentaire pourrait constituer une réelle menace existentielle pour l’économie rurale et le système alimentaire et agricole.
« Nous devons veiller à ne pas passer d’une crise sanitaire à une crise alimentaire face à l’aggravation de la pandémie de COVID-19 ». Elle a indiqué qu’il fallait à cet effet que la recherche agricole joue un rôle plus important et ajouté que « c’était maintenant le moment idéal pour investir dans le système alimentaire africain ».
Le Commissaire a souligné la nécessité de promouvoir le développement des infrastructures de science et de recherche et a relancé un appel invitant les gouvernements à atteindre l’objectif fixé dans la Déclaration de Malabo d’allouer 10% de leur budget national à l’agriculture, dont 1% à la recherche agricole en particulier.
Le séminaire en ligne est le premier de toute une série consacrée à la COVID-19 par les partenaires d’exécution du projet CAADP XP4 que sont l’AFAAS, l’ASARECA, le CCARDESA, le CORAF et le FARA. Il a réuni plus de 200 participants issus du monde de la recherche, des milieux universitaires, des ONG et des organisations de producteurs agricoles.
Le document de travail du CAADP XP4 en réponse à la COVID-19 a recensé trois domaines d’intervention critiques à savoir les technologies pour accélérer l’atténuation des pénuries alimentaires et améliorer la capacité de stockage, le renforcement des systèmes d’approvisionnement alimentaire, du commerce et des marchés du travail et l’approche prospective centrée sur les vulnérabilités du système alimentaire de l’Afrique.
by admin | May 25, 2020 | News & Events
Le Président du Conseil d’administration du Forum pour la recherche agricole en Afrique, Dr Alioune Fall, a engagé les membres du Forum et toutes les parties prenantes à adopter de nouvelles façons de fonctionner notamment dans le domaine de la recherche et de l’innovation agricoles en Afrique en raison de la pandémie de Coronavirus qui frappe le monde.
Dans sa déclaration liminaire à l’occasion du premier forum électronique régional et continental sur la contribution de la recherche et de l’innovation agricole aux efforts d’atténuation de l’impact de la COVID-19 en Afrique, Dr Fall, qui est également Directeur général de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), a rappelé que la COVID-19 était plus qu’une crise sanitaire et avait provoqué des secousses dans d’autres secteurs. Le système agricole et alimentaire en Afrique a été particulièrement touché. Des mesures immédiates s’imposent donc pour élaborer et mettre en œuvre une réponse du secteur.
« La COVID-19 devrait nous accompagner pendant longtemps et il faudra apprendre à vivre avec le virus » a laissé entendre Dr Fall. Il a comparé la crise au changement climatique et a indiqué que le monde devait trouver un moyen d’élaborer une réponse appropriée pour vivre avec le Coronavirus. Il a également fait observer que les organisations spécialisées en recherche agroalimentaire devraient choisir entre rester inactives et être minées par les secousses provoquées par le virus ou mettre en place les systèmes appropriés en vue d’atténuer les effets de la pandémie et ainsi contribuer à améliorer les moyens d’existence des populations d’Afrique.
Le Forum électronique est le premier d’une série de séminaires en ligne organisés par les institutions d’exécution dans le cadre du CAADP XP4 (Projet d’appui aux organisations régionales et sous-régionales africaines pour la recherche et l’innovation agricoles anciennement en charge du pilier IV du Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA)) financé par l’Union européenne dans le cadre de l’initiative DeSIRA (Développement et innovation intelligente grâce à la recherche dans le domaine de l’agriculture) et géré par le FIDA.
Le programme qui réunit les principales organisations continentales et régionales (AFAAS, ASARECA, CCARDESA, CORAF et FARA) se propose de contribuer à la réalisation de l’Agenda 2063 et des objectifs du PDDAA en rapport avec le climat fixés dans la Déclaration de Malabo de 2014 sur la croissance et la transformation accélérées de l’agriculture africaine pour une postérité partagée et de meilleures conditions de vie.
L’objectif est de permettre à la recherche et à l’innovation agricoles y compris aux services de vulgarisation de contribuer efficacement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, au développement économique et à l’atténuation des changements climatiques en Afrique
by admin | May 13, 2020 | News & Events
Le Programme de productivité agricole pour l’Afrique australe (APPSA) a collaboré avec 41 300 agriculteurs chefs de file au Malawi, au Mozambique et en Zambie qui ont communiqué des informations sur les technologies, les innovations et les pratiques de gestion à leurs collègues agriculteurs dans leurs communautés respectives et ce, au profit de plus 750 000 ménages.
L’APPSA, qui a été lancé en 2013, est un projet d’une durée de six ans appuyé par la Banque mondiale et destiné à promouvoir une approche régionale au développement et à la diffusion des technologies agricoles au Malawi, au Mozambique et en Zambie. La coordination du projet était assurée par le Centre de coordination de la recherche et du développement agricole de l’Afrique australe (CCARDESA). Le projet a pris fin en janvier 2020 dans les trois pays mentionnés plus haut mais est actif en Angola et au Lesotho pour une période de six ans à compter de 2020.
L’APPSA développe et diffuse des technologies à l’intention des agriculteurs au sein et entre les pays participants en Afrique australe. Il renforce les capacités des systèmes nationaux de recherche et de développement (R&D) hôtes ainsi que la collaboration régionale.
Le principal défi auquel l’agriculture est confrontée consiste à savoir comment s’assurer que les technologies nouvelles et les pratiques de gestion parviennent aux agriculteurs pour améliorer la productivité et la production de leurs exploitations. Pour relever ce défi, l’APPSA a facilité la recherche publique et donné une impulsion aux systèmes de vulgarisation des pays participants pour qu’ils puissent collaborer avec les agriculteurs qui assurent un lien avec la collectivité agricole pour ce qui est de promouvoir les technologies produites par le projet.
Un agriculteur chef de file est un agriculteur innovateur et prospère habituellement sélectionné par la communauté pour diriger diverses activités dont l’organisation de formations portant sur les méthodes et les technologies agricoles au profit des collègues agriculteurs. Il/ elle est en contact permanent avec les agents de recherche et de vulgarisation dans le but de s’informer des nouvelles technologies pour les présenter à la collectivité agricole.
Dans le cadre de l’APPSA, les agriculteurs chefs de file ont mis en place plus de 5 000 parcelles de démonstration pour diverses technologies et pratiques de gestion. Ils ont en outre organisé plus de 3 000 journées champêtres au cours de la période de six ans couverte par le projet. Les journées champêtres avaient pour objectifs de faire connaître les technologies ou techniques améliorées ainsi que les résultats provenant des parcelles de démonstration mises en place avec l’appui de l’APPSA. Au total, 7 968 foires aux semences et salons de l’alimentation ont été organisés. Les salons de l’alimentation étaient axés sur l’ajout de valeur aux légumineuses, au maïs et au riz. L’APPSA a assuré la promotion des variétés de semences auprès des collectivités agricoles et du secteur privé pour la multiplication des semences en vue de garantir aux agriculteurs un accès facile à ces semences.
Pour en savoir plus, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous pour télécharger et lire un témoignage de réussite concernant ce sujet : ccardesa.org
Source : ccardesa.org
by Benjamin Abugri | Apr 23, 2020 | News, News & Events
Rome, le 20 avril 2020 – Pour faire face à la menace que la pandémie de COVID-19 et le ralentissement économique font peser sur les vies et les moyens d’existence des populations les plus vulnérables, le Fonds international de développement agricole (FIDA) s’est engagé aujourd’hui à consacrer 40 millions d’USD pour aider les agriculteurs et les communautés rurales à continuer de produire et de vendre des denrées alimentaires, et a lancé un appel urgent pour obtenir des fonds supplémentaires.
Le Mécanisme COVID-19 de relance en faveur des populations rurales pauvres est un nouveau fonds multidonateurs du FIDA qui vise à atténuer les répercussions de la pandémie sur la production alimentaire, l’accès aux marchés et l’emploi en milieu rural. S’inscrivant dans le cadre de la réponse socioéconomique plus large apportée par le système des Nations Unies, le Mécanisme assurera aux agriculteurs des pays les plus vulnérables la possibilité de disposer en temps voulu d’un accès aux intrants, aux informations, aux marchés et aux liquidités. Pour compléter sa propre contribution, le FIDA espère lever au moins 200 millions d’USD supplémentaires auprès de ses États membres, de fondations et du secteur privé.
« Nous devons agir dès maintenant pour éviter que cette crise sanitaire ne devienne une crise alimentaire », a déclaré Gilbert F. Houngbo, le Président du Fonds. « Les retombées de la pandémie de COVID-19 pourraient plonger davantage encore les familles rurales dans la pauvreté, la faim et le désespoir, ce qui constituerait une véritable menace pour la prospérité et la stabilité mondiales. Il faut prendre des mesures immédiates et donner aux populations rurales les moyens de s’adapter et de se relever plus rapidement, de façon à éviter une crise humanitaire de plus grande ampleur. »
À la suite des limites imposées à leur liberté de circulation pour prévenir la propagation du virus, nombre de petits producteurs agricoles ne peuvent pas accéder aux marchés pour y vendre leurs produits ou y acheter des intrants comme les semences et les engrais. La fermeture des grands axes routiers et les interdictions pesant sur les exportations risquent également de nuire aux systèmes alimentaires. Face aux bouleversements qui touchent des chaînes de production entières et à la flambée du chômage, les plus vulnérables sont les travailleurs journaliers, les petites entreprises et les travailleurs du secteur informel, qui sont bien souvent des femmes ou des jeunes. Par suite du confinement décrété dans les villes, certains travailleurs retournent dans leur village, intensifiant la pression sur les ménages ruraux, qui vont également souffrir de l’interruption des transferts d’argent.
Environ 80% des personnes les plus pauvres et la majorité de celles qui souffrent d’insécurité alimentaire vivent en milieu rural. Avant la pandémie déjà, plus de 820 millions de personnes ne mangeaient pas à leur faim. Dans le cadre d’une étude récente, l’Université des Nations Unies a déterminé que, dans le pire des scénarios, la pandémie pourrait faire basculer un demi-milliard de personnes supplémentaires dans la pauvreté.
« Cette pandémie met à mal les progrès accomplis ces dernières années en matière de lutte contre la pauvreté. Afin d’éviter de trop ébranler les économies rurales, il est essentiel de faire en sorte que le secteur agricole, les chaînes alimentaires, les marchés et le commerce continuent de fonctionner », a déclaré Gilbert F. Houngbo.
« La plupart des populations les plus pauvres souffrent déjà des conséquences des changements climatiques et des conflits. En milieu rural, le ralentissement économique pourrait aggraver cette situation, exacerbant la faim et l’instabilité, en particulier dans les États fragiles. »
Le Mécanisme de relance en faveur des populations rurales pauvres permettra :
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- de fournir aux petits exploitants des intrants aux fins de la production agricole, de l’élevage et de la pêche, pour les aider à surmonter les effets immédiats de la crise économique ;
- de faciliter l’accès aux marchés afin d’aider les petits agriculteurs à vendre leurs produits en dépit des fermetures liées aux restrictions à la liberté de circulation, notamment en leur apportant un appui logistique et des moyens de stockage ;
- de fournir des fonds ciblés destinés aux services financiers ruraux, l’objectif étant de faire en sorte que des liquidités suffisantes soient disponibles, et de faciliter les remboursements d’emprunts à court terme afin de maintenir les services, les marchés et les emplois des ruraux pauvres ;
- de diffuser, grâce à des services numériques, des informations importantes sur la production, les conditions météorologiques, les services financiers et les marchés.
Le FIDA est doté d’une solide expérience d’intervention dans des situations de fragilité pour renforcer la résilience des populations rurales. Pendant l’épidémie d’Ebola, en Sierra Leone, les banques appuyées par le Fonds avaient ainsi été les seules à fournir des services bancaires et financiers dans les zones touchées. Elles avaient apporté une aide rapide pendant l’épidémie et, une fois la crise passée, contribué au relèvement de l’économie rurale.
Déjà, avant la pandémie de COVID-19, le FIDA cherchait à intensifier ses programmes et avait demandé aux États membres de renforcer leurs investissements en faveur du développement rural, afin d’atteindre l’objectif de développement durable n° 2, éliminer la faim.
« Les interventions menées en réponse à la pandémie offrent l’occasion de reconstruire des systèmes alimentaires mondiaux plus durables et plus inclusifs, et de renforcer la résilience des populations rurales face aux crises, qu’elles soient sanitaires, climatiques ou liées à des conflits », a déclaré Gilbert F. Houngbo.
Les gouvernements de plus de 65 pays ont demandé au Fonds de les aider à faire face aux conséquences de la pandémie. Le FIDA a déjà commencé à adapter ses projets et à réaffecter des fonds pour répondre à ces demandes.
Source : FIDA
by Benjamin Abugri | Apr 20, 2020 | News, News & Events
L’organisme régional et l’agence onusienne unissent leurs forces en vue de minimiser les impacts du confinement sur le continent où une personne sur cinq souffre de la faim.
16 avril 2020, Rome – L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Union Africaine (UA) et ses partenaires internationaux ont qualifié le système alimentaire et agricole de « service essentiel qui devait continuer d’opérer pendant cette période de confinement, d’urgence, de couvre-feu et face à d’autres mesures d’endiguement ».
Dans une déclaration conjointe, ces derniers se sont engagés à soutenir l’accès des populations les plus vulnérables d’Afrique à l’alimentation et à la nutrition, en fournissant aux Africains des programmes de protection sociale, en minimisant les perturbations afin de garantir une circulation et un transport sans risque des personnes dont le travail est essentiel, en assurant le transport et la vente de biens et services et en gardant les frontières ouvertes afin de favoriser le commerce alimentaire et agricole sur le continent.
Le document a été adopté à l’occasion d’une réunion virtuelle coorganisée par l’UA et la FAO. Tous les 55 Etats membres étaient représentés avec notamment 45 ministres. Josefa Sacko, commissaire de l’UA pour l’économie rurale et l’agriculture a modéré le débat.
Dans son allocution d’ouverture, QU Dongyu, Directeur général de la FAO, a indiqué qu’il était nécessaire d’agir vite et de manière stratégique pour pouvoir réduire les impacts de la pandémie du COVID-19 sur la sécurité alimentaire en Afrique. « Les fermetures des frontières ont pour effet de restreindre le commerce et de limiter la disponibilité alimentaire dans de nombreux pays, en particulier dans ceux qui dépendent des importations alimentaires », a-t-il déclaré. Il a salué les mesures visant à éviter les perturbations au sein des chaînes d’approvisionnement alimentaire : elles doivent « rester en vie », a-t-il souligné.
Angela Thoko Didiza, ministre sud-africaine de l’agriculture, des réformes agraires et du développement rural, s’est joint à M. QU pour ouvrir le débat. La ministre, dont le pays préside actuellement l’UA, a mis en garde contre toute démarche ayant pour conséquence d’affaiblir le commerce interrégional. Tous deux ont tenu à souligner le lourd tribut que le continent avait déjà payé suite aux mesures de confinement – un continent où les marchés informels, plutôt que les supermarchés, représentent un élément vital pour la plupart des consommateurs.
Maximo Torero, économiste en chef de la FAO, a fait remarquer qu’il apparaissait de plus en plus clairement que les marchés alimentaires connaissaient des contraintes logistiques- contraintes qui selon M. QU devraient pouvoir être atténuées en « écourtant la chaîne » : en produisant plus, mieux et si possible localement.
Plusieurs ministres sont intervenus afin d’exposer les défis posés par la pandémie dans une région du monde où un cinquième de la population souffre de malnutrition. Ibrahim Mayaki, Secrétaire exécutif du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), a mis en garde contre les risques d’instabilité sociale si la nourriture et l’argent venaient à manquer pour les résidents des zones urbaines africaines. De nombreux représentants de gouvernement ont évoqué leurs efforts intenses en vue de renforcer les prestations sociales, et ce, souvent au dépend des budgets nationaux.
Faisant écho à leurs inquiétudes, Janusz Wojciechowski, commissaire européen à l’agriculture, a présenté l’aide financière de l’UE pour l’Afrique, qui devrait finalement dépasser les 20 milliards de dollars. Simeon Ehui de la Banque Mondiale a également détaillé plusieurs initiatives de soutien dont la possibilité de reconvertir 3,2 milliards de dollars de fonds non encore engagés. S’exprimant au nom de la Banque africaine de développement, M. Martin Fregene a conclu en donnant les détails d’un programme de réponse face au COVID-19 qui intègrera notamment un soutien technique et financier.
Contact
Bureau des relations presse, FAO (+39) 06 570 53625 [email protected]
Source : fao.org