African experts meet in Kenya to discuss aflatoxin control measures

African experts meet in Kenya to discuss aflatoxin control measures

Experts from 18 African countries on Wednesday, December 6th 2023, opened a two-day meeting in the Kenyan capital of Nairobi to discuss innovative measures that can enhance aflatoxin control in the continent’s food systems.

H.E Amb. Josefa Sacko, the commissioner for Agriculture, Rural Development, Blue Economy and Sustainable Environment of the African Union Commission (AUC), said that aflatoxin presents an existential threat to food security in the continent.

H.E Amb. Josefa Correia Sacko, African Union Commissioner for Agriculture, Rural Development, Blue Economy and Sustainable Environment.

“African populations are most at risk to chronic aflatoxin exposure because of our heavy reliance on grain-based diets and aflatoxin-prone crops such as maize and groundnuts,” Sacko said in a speech read on her behalf by Afeikhena Jerome, special adviser to the AUC commissioner.

Aflatoxins are highly toxic compounds that contaminate a wide range of staple foods in Africa, worsening hunger, and leading to malnutrition and a public health crisis.

Dr. Aggrey Agumya, Executive Director of the Forum for Agricultural Research in Africa (FARA), said that staple foods such as cereals are at high risk of exposure to aflatoxin, amid unhygienic post-harvest storage.

Dr. Aggrey Agumya, Executive Director, FARA

Dr. Agumya said that FARA is ready to engage more actively in the continent’s agenda to control aflatoxins and take a role in the implementation of the Partnership for Aflatoxin Control in Africa (PACA) agenda over the next decade.

Hon. Mithika Linturi, Kenya’s cabinet secretary in the Ministry of Agriculture and Livestock Development, stressed that scientific data should guide action on aflatoxin control at a continental level.

Hon. Franklin Mithika Linturi, Cabinet Secretary of the Ministry of Agriculture and Livestock Development, Kenya

Hon. Linturi said that Kenya has created an enabling policy and regulatory environment to boost aflatoxin control and shield consumers of cereals from health risks.

Dr. Amare Ayalew, the program manager of PACA, said that the AU is scaling the number of pilot countries where aflatoxin control measures will be implemented, adding that awareness creation is key to minimizing risks to consumers.

Un important organisme de recherche affirme qu’une collaboration renforcée entre l’Afrique et l’Europe s’impose pour fournir une feuille de route permettant de garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle

Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) appelle à une plus grande collaboration au moment où le programme de partenariat de recherche et d’innovation à long terme entre l’Europe et l’Afrique arrive à mi-parcours.

26 novembre, 2020, Accra, Ghana – L’organisation faîtière africaine chargée de coordonner et de promouvoir la recherche et l’innovation agricoles a invité davantage de pays africains et européens à accorder la priorité aux investissements dans la science, la technologie et l’innovation pour l’agriculture sur le continent.

Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) a, lors de l’Assemblée générale tenue cette semaine, fourni à ses partenaires des informations à jour sur une initiative conjointe de l’Union européenne et de l’Union africaine destinée à promouvoir l’agriculture durable. Le FARA a également invité le secteur de la recherche agricole pour le développement du continent à s’unir pour mettre en œuvre une feuille de route pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

« L’objectif général du LEAP4FNSSA est d’établir une plateforme durable pour la mise en œuvre efficace et cohérente d’un partenariat de recherche et d’innovation entre l’Union africaine et l’Union européenne » a expliqué Yemi Akinbamijo, Directeur exécutif du FARA.

« L’agriculture, c’est de la biologie et notre agriculture est indissociable de notre science. L’Union africaine a donné au FARA le mandat de renforcer l’application de la science et de la technologie en vue d’accélérer la transformation de l’agriculture en Afrique et assurer un accès équitable aux ressources telles que le Consortium international de recherche. Parallèlement, il est impératif que les partenaires africains jouent leur rôle pour ce qui est de contribuer à promouvoir le programme d’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle sur le continent. »

Des exposés du Dr Philippe Petithuguenin du CIRAD, un centre de recherche français, du Dr Shadrack Moephuli, Président du Conseil sud-africain pour la recherche agronomique et du Dr George Essegbey de l’Institut de recherche sur les politiques scientifiques et technologiques (CSIR-STEPRI) du Ghana figuraient à l’ordre du jour de la 8e Assemblée générale du FARA. L’Assemblée a demandé aux institutions africaines d’appuyer les efforts du FARA visant à coordonner la recherche agricole pour le développement sur le continent.

« Le FARA est investi d’un mandat important sur le continent et le LEAP4FNSSA peut en tirer parti pour mettre sur pied et faire fonctionner le Consortium international de recherche » a affirmé Dr Bouchaib Boulanouar, Coordonnateur des partenariats en agriculture et en agro-industrie à la Banque africaine de développement et membre du Conseil d’administration du FARA.

« Le FARA et les organisations sous-régionales ont un rôle crucial à jouer dans l’établissement de la plateforme de partenariat du CIR. Ils doivent entre autres inviter les partenaires et diffuser des informations aux parties prenantes. Le FARA s’assurera que la composition du CIR est équilibrée en vue de défendre les intérêts mutuels des Africains et des Européens. »

Le Directeur exécutif du FARA a, lors d’un discours prononcé à l’occasion de la table ronde de haut niveau de la 16e Plateforme de partenariat du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA) qui a précédé les discussions au sujet du LEAP4FNSSA, également fourni à la Commission de l’Union africaine et aux autres parties prenantes  des informations à jour sur les perspectives de l’organisation en matière de mobilisation d’un appui pour les pays africains en vue de leur permettre d’atteindre les objectifs du PDDAA en se basant sur le modèle du programme PDDAA-XP4 financé par l’Union européenne.

Plusieurs partenaires internationaux de développement tels que le Fonds international pour le développement agricole (FIDA), l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) la Commission européenne et la Commission de l’Union africaine ont réaffirmé leur soutien aux interventions que dirige le FARA sur le continent.

Le FARA a également récemment acquis des instruments d’enquête en ligne et du matériel de formation sur le renforcement des capacités en matière de gestion des connaissances du Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA), qui fermera ses portes en décembre 2020. Ces instruments et ce matériel seront utilisés par les institutions africaines pour évaluer l’état de la gestion de la mémoire institutionnelle et mettre au point des solutions appropriées à leurs besoins.

Le CTA a été créé dans le cadre de l’Accord de Cotonou entre l’Union européenne et les États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) en vue d’appuyer les petites exploitations agricoles.

« Le FARA apprécie l’appui accordé par le CTA dans le cadre du partage de ces biens intellectuels pour nous permettre de continuer à faciliter la collaboration entre l’Union européenne et l’Afrique en veillant à ce que ces biens demeurent des ressources partagées pour une vision commune » a affirmé Dr Akinbamijo.

« En tant que voisins et de plus en plus en tant que partenaires commerciaux, l’Europe et l’Afrique ont de nombreux intérêts communs et ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre au moment où les systèmes alimentaires font face aux défis de l’avenir. »

Dans le cadre de l’appui que le FARA ne cesse d’apporter à la durabilité des systèmes alimentaires en Afrique, l’organisation accueillera du 1 au 2 décembre la Conférence biennale virtuelle des parties prenantes de l’agriculture intelligente face au climat (AIC) qui fournira une mise à jour sur l’état des initiatives en matière d’AIC et la contribution de la science à l’approche basée sur les systèmes d’alimentation en Afrique.

Pour de plus amples renseignements ou pour toute demande d’interview, veuillez entrer en contact avec :

Benjamin Abugri.

 FARA

[email protected]

Donna Bowater

Marchmont Communications

[email protected]

+44 7929 212 534

À propos du FARA

Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) est l’organisation faîtière pour la recherche et l’innovation dans le domaine agricole en Afrique. Il est l’organe technique de la Commission de l’Union africaine et de l’Agence de développement de l’Union africaine (ADUA-NEPAD) pour les questions relatives à la recherche agricole et à l’innovation. Le FARA facilite le déploiement des sciences, des technologies et des innovations en vue d’accélérer la réalisation des objectifs en matière de sécurité alimentaire tels qu’énoncés dans le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA) et la Déclaration de Malabo de 2014 sur la croissance et la transformation accélérées de l’agriculture. Le FARA travaille en étroite collaboration avec les organisations sous-régionales (ASARECA, CCARDESA et CORAF) ainsi qu’avec le Forum africain des services de conseil agricole (AFAAS). Ces organisations mettent conjointement en œuvre le programme PDDAA-XP4 qui est co-financé par la Commission européenne et le FIDA.  Ce programme devrait permettre de renforcer les capacités de collaboration de ces organisations ainsi que leur capacité à aider les pays à mettre en œuvre une transformation de leurs systèmes agricoles axée sur la science et liée au climat.

https://faraafrica.org/

LA SCIENCE AU SERVICE DE L’AGRICULTURE PREND UNE AMPLEUR SANS PRÉCÉDENT EN AFRIQUE affirme le Président de la BAD

Le Président de la Banque africaine de développement a lancé un vibrant appel à renforcer les instituts de recherche pour le développement sur le continent. Il a souligné, en s’appuyant sur des données empiriques, que les plateformes de diffusion de la technologie fonctionnaient et qu’il était temps de remodeler le FARA et d’appuyer le développement des chaînes de valeur agricoles. Ces sentiments ont été exprimés dans son exposé liminaire à l’occasion de la 8e édition de l’Assemblée générale du FARA tenue le 25 novembre 2020.

Selon le Président de la Banque africaine de développement, Dr Akinwumi Adesina, la faim est le plus grand risque auquel est confronté l’Afrique. Pour atténuer ce risque, il est essentiel de conjuguer de toute urgence nos efforts en matière de sécurité alimentaire et pour nous relever de la pandémie de COVID-19.  Selon Dr Akinwumi Adesina, les temps des études pilotes en Afrique sont révolus et le moment est venu de travailler sur une grande échelle et plus rapidement pour atteindre des dizaines de millions d’agriculteurs et leur permettre de bénéficier des technologies agricoles ainsi que d’un accès accéléré au marché et au financement en vue de stimuler la création de richesse.

L’exposé liminaire du Président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) avait pour thème Institutions, Innovation, Impact. Il a félicité le FARA d’avoir réussi malgré la pandémie mondiale à tenir son Assemblée générale et a souligné l’impact de la COVID-19 sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle sur le continent et les efforts requis pour atténuer ses effets.

« Environ 250 millions de personnes en Afrique souffrent aujourd’hui de malnutrition…Même si nous devons faire face ensemble à l’impact de la COVID-19, la faim est le plus grand risque auquel est confronté l’Afrique. Sans alimentation saine, les médicaments et les vaccins sont sans effet. Par conséquent, nous devons de toute urgence combiner la sécurité alimentaire et le relèvement face à la pandémie de COVID-19. »

Dr Adesina a passé en revue les résultats impressionnants découlant du déploiement des technologies pour montrer qu’il était possible de mobiliser la science, les plateformes de diffusion de la technologie et les partenariats institutionnels pour promouvoir l’agriculture africaine. Il a invité toutes les parties prenantes à faire davantage pour renforcer les instituts de recherche pour le développement sur le continent.

Le Président de la BAD a réaffirmé l’engagement de la Banque à appuyer l’écosystème de la recherche agricole sur le continent et a ajouté ce qui suit :

 « Il est temps de remodeler le FARA et les écosystèmes de recherche pour le développement au niveau régional… Les systèmes agricoles en Afrique doivent être modernisés, intégrés et bien appuyés en vue d’obtenir une production et une transformation des produits agricoles et alimentaires à grande échelle… La Banque africaine de développement entend soutenir fermement le FARA, les organisations paysannes et le secteur privé en vue de favoriser leur expansion et perpétuer le succès de l’agriculture africaine. »

Dr Adesina a conclu son exposé liminaire en indiquant que la réussite à grande échelle dépendra de la disponibilité des technologies agricoles appropriées, de l’appui d’écosystèmes institutionnels innovants ainsi que d’un financement qui permettra de renforcer la compétitivité des chaînes de valeur agricoles en Afrique.

« La montagne pourrait se révéler abrupte, le voyage pourrait être long mais nous n’en serons pas découragés pour autant parce que le chemin que nous avons parcouru nous donne de l’espoir. Que cet espoir suscite l’enthousiasme et que cet enthousiasme nous propulse vers la réalisation de notre vision. Parce que notre mission ne sera accomplie que lorsque l’Afrique sera nourrie et que nous obtiendrons un accès complet aux richesses agricoles » a-t-il affirmé.

Selon le Commissaire à l’économie rurale et à l’agriculture de la Commission de l’Union africaine, Son Excellence Madame l’Ambassadeur Josefa Sacko, « il serait paradoxal que l’Afrique laisse de côté la recherche et le développement agricoles et continue d’ambitionner de transformer l’agriculture et d’afficher de bonnes performances. »  

Mme l’Ambassadeur Sacko a souligné la nécessité d’accorder la priorité aux investissements dans la recherche agricole pour le développement en Afrique en citant en exemple d’autres continents qui tirent les avantages que procurent les investissements dans la recherche agricole en vue de fournir les technologies rentables les plus modernes à leurs populations agricoles.

 « Nous ne saurions attendre plus longtemps des financements conjoncturels, qui font défaut, pour gérer la science, la technologie et l’innovation dans le domaine agricole. »  

Son Excellence Mme l’Ambassadeur Josefa Sacko a réaffirmé la détermination de la Commission de l’Union africaine à travailler de concert avec le FARA, dans le cadre de son mandat continental, pour renforcer le déploiement de la recherche, de la science et de la technologie en vue de la réalisation des objectifs fixés pour 2025 dans la Déclaration de Malabo sur le PDDAA de doubler la productivité, de réduire de moitié les pertes après récolte et de renforcer la résilience aux risques liés au climat et aux autres risques connexes tels que les criquets et la pandémie de COVID-19. Elle a de nouveau appelé à mobiliser un financement interne d’urgence en vue d’appuyer la recherche agricole pour le développement sur le continent.

« Encore une fois, je réitère mon appel en faveur de l’allocation d’au moins 10% des ressources financières d’urgence mobilisées pour faire face à la COVID-19 à l’appui à la recherche au service de la science, la technologie et l’innovation en Afrique. »

L’Assemblée générale du Forum pour la recherche agricole est un événement statutaire et sa 8e édition a pris fin le 25 novembre 2020 sur un appel lancé par le Forum et ses collaborateurs aux dirigeants du continent pour qu’ils réorientent de toute urgence des investissements vers la recherche, la technologie et l’innovation dans le domaine agricole en vue d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle sur le continent.

À propos du FARA

Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) est l’organisation faîtière pour la recherche et l’innovation dans le domaine agricole en Afrique. Il est également l’organe technique de la Commission de l’Union africaine et de l’Agence de développement de l’Union africaine (ADUA-NEPAD) pour les questions relatives à la recherche agricole et à l’innovation. Le FARA facilite le déploiement des sciences, des technologies et des innovations en vue d’accélérer la réalisation des objectifs en matière de sécurité alimentaire tels qu’énoncés dans le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) et la Déclaration de Malabo de 2014 sur la croissance et la transformation accélérées de l’agriculture. Le FARA travaille en étroite collaboration avec les organisations sous-régionales (ASARECA, CCARDESA et CORAF) ainsi qu’avec le Forum africain des services de conseil agricole (AFAAS). Ces organisations mettent conjointement en œuvre le programme PDDAA-XP4 qui est co-financé par la Commission européenne et le FIDA. Ce programme devrait permettre de renforcer les capacités de collaboration de ces organisations ainsi que leur capacité à aider les pays à mettre en œuvre une transformation de leurs systèmes agricoles axée sur la science et liée au climat.

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Le FIDA crée un nouveau fonds pour prévenir une crise alimentaire liée à la pandémie de COVID-19 en milieu rural

Rome, le 20 avril 2020 – Pour faire face à la menace que la pandémie de COVID-19 et le ralentissement économique font peser sur les vies et les moyens d’existence des populations les plus vulnérables, le Fonds international de développement agricole (FIDA) s’est engagé aujourd’hui à consacrer 40 millions d’USD pour aider les agriculteurs et les communautés rurales à continuer de produire et de vendre des denrées alimentaires, et a lancé un appel urgent pour obtenir des fonds supplémentaires.

Le Mécanisme COVID-19 de relance en faveur des populations rurales pauvres est un nouveau fonds multidonateurs du FIDA qui vise à atténuer les répercussions de la pandémie sur la production alimentaire, l’accès aux marchés et l’emploi en milieu rural. S’inscrivant dans le cadre de la réponse socioéconomique plus large apportée par le système des Nations Unies, le Mécanisme assurera aux agriculteurs des pays les plus vulnérables la possibilité de disposer en temps voulu d’un accès aux intrants, aux informations, aux marchés et aux liquidités. Pour compléter sa propre contribution, le FIDA espère lever au moins 200 millions d’USD supplémentaires auprès de ses États membres, de fondations et du secteur privé.

« Nous devons agir dès maintenant pour éviter que cette crise sanitaire ne devienne une crise alimentaire », a déclaré Gilbert F. Houngbo, le Président du Fonds. « Les retombées de la pandémie de COVID-19 pourraient plonger davantage encore les familles rurales dans la pauvreté, la faim et le désespoir, ce qui constituerait une véritable menace pour la prospérité et la stabilité mondiales. Il faut prendre des mesures immédiates et donner aux populations rurales les moyens de s’adapter et de se relever plus rapidement, de façon à éviter une crise humanitaire de plus grande ampleur. »

À la suite des limites imposées à leur liberté de circulation pour prévenir la propagation du virus, nombre de petits producteurs agricoles ne peuvent pas accéder aux marchés pour y vendre leurs produits ou y acheter des intrants comme les semences et les engrais. La fermeture des grands axes routiers et les interdictions pesant sur les exportations risquent également de nuire aux systèmes alimentaires. Face aux bouleversements qui touchent des chaînes de production entières et à la flambée du chômage, les plus vulnérables sont les travailleurs journaliers, les petites entreprises et les travailleurs du secteur informel, qui sont bien souvent des femmes ou des jeunes. Par suite du confinement décrété dans les villes, certains travailleurs retournent dans leur village, intensifiant la pression sur les ménages ruraux, qui vont également souffrir de l’interruption des transferts d’argent.

Environ 80% des personnes les plus pauvres et la majorité de celles qui souffrent d’insécurité alimentaire vivent en milieu rural. Avant la pandémie déjà, plus de 820 millions de personnes ne mangeaient pas à leur faim. Dans le cadre d’une étude récente, l’Université des Nations Unies a déterminé que, dans le pire des scénarios, la pandémie pourrait faire basculer un demi-milliard de personnes supplémentaires dans la pauvreté.

« Cette pandémie met à mal les progrès accomplis ces dernières années en matière de lutte contre la pauvreté. Afin d’éviter de trop ébranler les économies rurales, il est essentiel de faire en sorte que le secteur agricole, les chaînes alimentaires, les marchés et le commerce continuent de fonctionner », a déclaré Gilbert F. Houngbo.

« La plupart des populations les plus pauvres souffrent déjà des conséquences des changements climatiques et des conflits. En milieu rural, le ralentissement économique pourrait aggraver cette situation, exacerbant la faim et l’instabilité, en particulier dans les États fragiles. »

Le Mécanisme de relance en faveur des populations rurales pauvres permettra :

    • de fournir aux petits exploitants des intrants aux fins de la production agricole, de l’élevage et de la pêche, pour les aider à surmonter les effets immédiats de la crise économique ;
    • de faciliter l’accès aux marchés afin d’aider les petits agriculteurs à vendre leurs produits en dépit des fermetures liées aux restrictions à la liberté de circulation, notamment en leur apportant un appui logistique et des moyens de stockage ;
    • de fournir des fonds ciblés destinés aux services financiers ruraux, l’objectif étant de faire en sorte que des liquidités suffisantes soient disponibles, et de faciliter les remboursements d’emprunts à court terme afin de maintenir les services, les marchés et les emplois des ruraux pauvres ;
    • de diffuser, grâce à des services numériques, des informations importantes sur la production, les conditions météorologiques, les services financiers et les marchés.

Le FIDA est doté d’une solide expérience d’intervention dans des situations de fragilité pour renforcer la résilience des populations rurales. Pendant l’épidémie d’Ebola, en Sierra Leone, les banques appuyées par le Fonds avaient ainsi été les seules à fournir des services bancaires et financiers dans les zones touchées. Elles avaient apporté une aide rapide pendant l’épidémie et, une fois la crise passée, contribué au relèvement de l’économie rurale.

Déjà, avant la pandémie de COVID-19, le FIDA cherchait à intensifier ses programmes et avait demandé aux États membres de renforcer leurs investissements en faveur du développement rural, afin d’atteindre l’objectif de développement durable n° 2, éliminer la faim.

« Les interventions menées en réponse à la pandémie offrent l’occasion de reconstruire des systèmes alimentaires mondiaux plus durables et plus inclusifs, et de renforcer la résilience des populations rurales face aux crises, qu’elles soient sanitaires, climatiques ou liées à des conflits », a déclaré Gilbert F. Houngbo.

Les gouvernements de plus de 65 pays ont demandé au Fonds de les aider à faire face aux conséquences de la pandémie. Le FIDA a déjà commencé à adapter ses projets et à réaffecter des fonds pour répondre à ces demandes.

 

Source : FIDA

COVID-19 : La FAO et l’Union Africaine s’engagent à protéger la sécurité alimentaire face à la crise

L’organisme régional et l’agence onusienne unissent leurs forces en vue de minimiser les impacts du confinement sur le continent où une personne sur cinq souffre de la faim.

16 avril 2020, Rome – L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Union Africaine (UA) et ses partenaires internationaux ont qualifié le système alimentaire et agricole de « service essentiel qui devait continuer d’opérer pendant cette période de confinement, d’urgence, de couvre-feu et face à d’autres mesures d’endiguement ».

Dans une déclaration conjointe, ces derniers se sont engagés à soutenir l’accès des populations les plus vulnérables d’Afrique à l’alimentation et à la nutrition, en fournissant aux Africains des programmes de protection sociale, en minimisant les perturbations afin de garantir une circulation et un transport sans risque des personnes dont le travail est essentiel, en assurant le transport et la vente de biens et services et en gardant les frontières ouvertes afin de favoriser le commerce alimentaire et agricole sur le continent.

Le document a été adopté à l’occasion d’une réunion virtuelle coorganisée par l’UA et la FAO. Tous les 55 Etats membres étaient représentés avec notamment 45 ministres. Josefa Sacko, commissaire de l’UA pour l’économie rurale et l’agriculture a modéré le débat.

Dans son allocution d’ouverture, QU Dongyu, Directeur général de la FAO, a indiqué qu’il était nécessaire d’agir vite et de manière stratégique pour pouvoir réduire les impacts de la pandémie du COVID-19 sur la sécurité alimentaire en Afrique. « Les fermetures des frontières ont pour effet de restreindre le commerce et de limiter la disponibilité alimentaire dans de nombreux pays, en particulier dans ceux qui dépendent des importations alimentaires », a-t-il déclaré. Il a salué les mesures visant à éviter les perturbations au sein des chaînes d’approvisionnement alimentaire : elles doivent « rester en vie », a-t-il souligné.

Angela Thoko Didiza, ministre sud-africaine de l’agriculture, des réformes agraires et du développement rural, s’est joint à M. QU pour ouvrir le débat. La ministre, dont le pays préside actuellement l’UA, a mis en garde contre toute démarche ayant pour conséquence d’affaiblir le commerce interrégional. Tous deux ont tenu à souligner le lourd tribut que le continent avait déjà payé suite aux mesures de confinement – un continent où les marchés informels, plutôt que les supermarchés, représentent un élément vital pour la plupart des consommateurs.

Maximo Torero, économiste en chef de la FAO, a fait remarquer qu’il apparaissait de plus en plus clairement que les marchés alimentaires connaissaient des contraintes logistiques- contraintes qui selon M. QU devraient pouvoir être atténuées en « écourtant la chaîne » : en produisant plus, mieux et si possible localement.

Plusieurs ministres sont intervenus afin d’exposer les défis posés par la pandémie dans une région du monde où un cinquième de la population souffre de malnutrition. Ibrahim Mayaki, Secrétaire exécutif du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), a mis en garde contre les risques d’instabilité sociale si la nourriture et l’argent venaient à manquer pour les résidents des zones urbaines africaines. De nombreux représentants de gouvernement ont évoqué leurs efforts intenses en vue de renforcer les prestations sociales, et ce, souvent au dépend des budgets nationaux.

Faisant écho à leurs inquiétudes, Janusz Wojciechowski, commissaire européen à l’agriculture, a présenté l’aide financière de l’UE pour l’Afrique, qui devrait finalement dépasser les 20 milliards de dollars. Simeon Ehui de la Banque Mondiale a également détaillé plusieurs initiatives de soutien dont la possibilité de reconvertir 3,2 milliards de dollars de fonds non encore engagés. S’exprimant au nom de la Banque africaine de développement, M. Martin Fregene a conclu en donnant les détails d’un programme de réponse face au COVID-19 qui intègrera notamment un soutien technique et financier.

Contact

Bureau des relations presse, FAO (+39) 06 570 53625 [email protected]

Source : fao.org