by admin | Mar 25, 2022 | publications
Par Lisa Desbordes
« Une femme est le cercle complet. En elle se trouve le pouvoir de créer, d’entretenir et de transformer » (Reid, 2020). Diane Mariechild, l’auteur de cette citation met en évidence l’énorme potentiel des femmes. En cette journée internationale des femmes, le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) reconnaît que la femme est un cercle complet et plaide donc en faveur de politiques sensibles au genre qui vont au-delà des questions de production. L’esprit d’entreprise chez les femmes doit être encouragé et non sapé par les politiques. Les femmes jouent un rôle essentiel dans l’ensemble de la chaîne de valeur agricole, y compris le financement agricole, la transformation des produits agricoles, les industries agroalimentaires ainsi que l’amélioration de l’accès aux intrants et à la recherche.
Les femmes ont accès à moins de possibilités d’éducation que les hommes. Quatorze pour cent des jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans n’achèvent pas leurs études primaires. Ce groupe représente 58% de ceux qui n’ont pas achevé leur scolarité primaire. Les femmes représentent 23% des analphabètes dans le monde. Lorsque les filles sont moins scolarisées que les garçons, cela a une large incidence sur leurs perspectives et possibilités. L’inégalité des chances sur le lieu de travail est un autre moteur des inégalités entre sexes. Seuls six pays dans le monde accordent aux femmes les mêmes droits que les hommes sur le lieu de travail. En réalité, la plupart des pays n’accordent aux femmes que 34% des droits octroyés aux hommes. D’après certaines études, offrir les mêmes chances à tous sur le lieu de travail a un impact positif semblable à un effet de dominos sur d’autres domaines où l’on observe des disparités entre les sexes (Soken, 2022).
Face à ces défis, il nous faut former la prochaine génération de chercheurs pour qu’ils tiennent compte du genre dans leur recherche et encouragent les technologies qui prennent en compte les besoins des femmes, sont protectrices de la main d’œuvre, rentables et faciles en mettre en œuvre par des femmes, des filles et des jeunes non instruits. La division du travail est l’un des facteurs qui contribuent aux inégalités entre les sexes sur le lieu de travail. L’idée sous-jacente est que les hommes sont mieux préparés que les femmes à exécuter des tâches spécifiques. Et ce sont pour l’essentiel les postes les mieux rémunérés. Les salaires des femmes sont plus faibles en raison de ces préjugés. Les femmes sont souvent les premières à souffrir de la main d’œuvre non rémunérée. Elles accomplissent des tâches non rémunérées tout en occupant un emploi à plein temps. Malgré l’amélioration réalisée au cours des années, les femmes continuent d’être sous-représentées dans l’élaboration de politiques et le processus politique. Par conséquent, les questions soulevées par les femmes parlementaires telles que le congé de maternité et les services de garde d’enfants, les pensions, les lois sur l’égalité entre les sexes et la violence sexiste ne reçoivent souvent pas l’attention qu’elles méritent.
Chacun y gagne lorsque les femmes ont l’occasion de vaquer à leurs occupations, d’exprimer leurs pensées et de prendre des décisions au sujet de leur avenir. L’histoire montre que lorsque nous luttons contre les inégalités entre les sexes, les civilisations deviennent plus stables, plus sûres et plus riches avec des habitants plus heureux et plus instruits. Les inégalités entre les sexes constituent un problème dans les pays riches tout comme dans les pays pauvres (Duflo, 2012). Il nous faut mettre en lumière les préjugés individuels et collectifs contre les femmes qui engendrent des inégalités entre les sexes. Le thème retenu pour l’édition 2022 de la Journée internationale des femmes offre l’occasion de briser ces préjugés délibérés ou inconscients qui empêchent les femmes de contribuer de manière significative au développement. Il nous faut affirmer la volonté d’intégrer le genre dans l’AR4D africaine ainsi que d’augmenter les allocations budgétaires étant donné que l’on ne pourra pas intégrer efficacement et durablement le genre sans une ligne budgétaire consacrée à l’intégration des questions de genre. Il nous faut également passer des approches fondées sur la formation aux questions de genre et/ou axée sur la sensibilisation à des programmes de sensibilisation des organisations aux questions d’égalité des sexes, en passant par la conscientisation aux questions liées au genre et une prise de conscience de la dimension genre ainsi que le désapprentissage des idéologies et stéréotypes sexistes de longue date.
Références
Discrimination Causes Inequality Between Girls and Boys Around the World. (2020, la discrimination est la cause des inégalités entre filles et garçons à travers le monde). Consulté sur https://www.savethechildren.org/us/charity-stories/how-gender-discrimination-impacts-boys-and-girls#:%7E:text=Gender%20inequality%20is%20discrimination%20on,violated%20by%20gender%20based%20discrimination. Reid, S. (2020, 26 janvier).
The Most Empowering, Inspirational Quotes for Independent, Sassy Women (les citations les plus encourageantes, pleines d’inspiration pour des femmes indépendantes et impertinentes). Consulté sur https://www.planetofsuccess.com/blog/2015/the-most-empowering-inspirational-quotes-for-independent-sassy-women/ Soken-Huberty, E. (2022, March 9). 10 Causes of Gender Inequality (Les causes des inégalités entre les hommes et les femmes). Consulté sur https://www.humanrightscareers.com/issues/causes-gender-inequality/
by admin | Mar 25, 2022 | New And Events, Non classifié(e)
Le Directeur du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA), Dr Yemi Akinbamijo, a rendu une visite de courtoisie au Secrétaire général de l’Association des Universités africaines (AUA), Pr Olusola Oyewole, en vue de la conduite de pourparlers bilatéraux entre les deux organes continentaux. Le patron du FARA était accompagné de Mme Ama Pokua Asenso, Responsable des ressources humaines et de l’administration. Mme Nodumo Dhlamini, Directrice des services de technologies de l’information et de la communication et de la gestion des connaissances de l’AUA, s’était jointe au Secrétaire général pour recevoir la délégation.
Le FARA est l’organisation faitière continentale chargée de coordonner et de promouvoir la recherche agricole pour le développement. Il est également l’organe technique de la Commission de l’Union africaine pour les questions relatives aux sciences agricoles, à la technologie et à l’innovation.
Selon Dr Akinbamijo, en dépit de toutes les richesses naturelles dont il abonde, le continent africain demeure riche en cerveaux mais pauvre parce que l’agriculture, la clé de voûte de l’économie africaine, perd ses diplômés au profit d’autres secteurs. Il a exprimé la crainte que le continent reste un importateur net de produits alimentaires à moins d’un changement de paradigme vers une mise en application de la science, de la technologie et de l’innovation dans le secteur agricole. À la lumière de ces défis auxquels le secteur est confronté, le FARA s’est engagé à améliorer la qualité de l’enseignement supérieur en vue de renforcer la production agricole en Afrique. Le FARA cherche donc à établir une collaboration avec l’AUA en vue de mettre cette vision en œuvre.
Pr Oyewole a indiqué que l’AUA était prête à collaborer avec le FARA pour cette cause noble. Les deux chefs d’institutions sont convenues de mettre en œuvre cette décision par le biais d’un protocole d’accord qui établit les principales initiatives à lancer en vue d’atteindre les objectifs fixés.
by admin | Mar 21, 2022 | News And Events, Uncategorized
The Executive Director of the Forum for Agricultural Research in Africa (FARA), Dr. Yemi Akinbamijo, paid a courtesy call on the Secretary-General of the Association of African Universities (AAU), Prof. Olusola Oyewole, for bilateral talks between the two continental bodies. Accompanying the FARA boss was Ms. Ama Pokua Asenso, Human Resource and Administration Manager. From the AAU side, the Director of ICT, Communications and Knowledge Management , Ms. Nodumo Dhlamini, joined the Secretary General to receive the delegation.
FARA is Africa’s apex organization responsible for coordinating and advocating for agricultural research for development and also serves as the technical arm of the African Union Commission on agriculture science, technology and innovation.
According to Dr. Akinbamijo, despite Africa’s huge natural resources, the continent remains brain rich but pocket poor because agriculture, the mainstay of the African economy, loses its graduates to other sectors. He expressed the fear that unless there is a paradigm shift towards the application of science, technology and innovation in the agriculture sector, the continent would continue to be a net importer of food. It is in light of these sector challenges that FARA has committed to raise the quality of post graduate education to strengthen agricultural production in Africa and seeks a collaboration with the AAU to actualize this vision.
Prof. Oyewole expressed the AAU’s readiness to partner with FARA on this noble course. The two organizational heads agreed to implement this through a memorandum of understanding which will establish the key initiatives to be undertaken towards achieving the set targets.
by admin | Mar 16, 2022 | New And Events
Une délégation du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) composée de trois personnes et conduite par Dr Yemi Akinbamijo, son Directeur exécutif, a rendu aujourd’hui une visite de courtoisie à S.E. Mme Maria Elisa de Luna, Ambassadeur du Brésil au Ghana.
Cette visite avait pour but d’informer l’Ambassadeur de l’état d’avancement de la mise en œuvre du programme de Bourse de recherche et d’innovation en agriculture pour l’Afrique (ARIFA). Le programme ARIFA est actuellement soutenu par le Fonds d’affectation spéciale pour l’enseignement supérieur (TETFund) de la République fédérale du Nigeria dans le cadre du programme de perfectionnement pédagogique en enseignement supérieur au Nigéria dans le but de produire une nouvelle génération d’étudiants de troisième cycle universitaire disposant d’une formation adaptée aux besoins des entreprises.
Il est à noter que dans le cadre du programme ARIFA, environ 60 boursiers poursuivent des études de troisième cycle en agriculture, pour la plupart à l’Université fédérale de Viçosa et sept autres universités en République fédérale du Brésil. Le Directeur exécutif Dr Yemi Akinbamijo était accompagné du Dr Aggrey Agumya (Directeur de la recherche et de l’innovation) et du Dr Abdulrazak Ibrahim (chef de file sectoriel intérimaire pour les capacités institutionnelles et les futurs scénarios).
by admin | Mar 14, 2022 | News And Events
The Executive Director of the Forum for Agricultural Research in Africa Dr Yemi Akinbamijo today led a three-person delegation from FARA on a courtesy visit to HE Maria Elisa de Luna, Ambassador of Brazil to Ghana.
The FARA delegation spent the time with the Ambassador to bring the latter up to date on the status of implementation of the Agricultural Research and Innovation Fellowship for Africa (ARIFA) program. The ARIFA is currently supported by the TETFund of the Federal Republic of Nigeria as a unique modality for the pedagogic re-tooling of Nigerian universities in a bid to generate a new crop of enterprise-oriented postgraduate fellows.
It will be noted that ARIFA currently has about 60 fellows on their post-graduate studies in various agro-allied fields largely in the Universidade Federal de Vicosa and seven others across the Brazilian federation.The Executive Director, Dr Yemi Akinbamijo was accompanied by Dr Aggrey Agumya (Director of Research and Innovation) and Dr Abdulrazak Ibrahim (Ag Cluster Lead for Institutional Capacity and future scenarios).