Accra, Ghana le 11 juillet 2019 – Pour diffusion immédiate
Le Conseil d’administration et la Direction du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) annoncent la nomination de Dr Alioune Fall au poste de Président par intérim du FARA à compter du 2 juillet 2019. Dr Fall avait été nommé Vice-président du FARA pour un mandat de trois ans par l’Assemblée générale du FARA lors de sa 7e session tenue le 16 juin 2016 à Kigali, Rwanda. Il succède à ce poste à Dr Ephraim Amiani Mukisira (MBS, OGW). Le Conseil d’administration et la Direction du FARA tiennent à remercier Dr Mukisira pour son leadership stimulant. Il a dirigé l’organisation avec beaucoup de tact dans ses moments les plus difficiles.
Dr Alioune Fall est actuellement Directeur général de l’Institut sénégalais de Recherches agricoles (ISRA). Il est titulaire d’une maîtrise ès sciences (MSc) en agriculture de l’université d’État Sam Houston (Texas, États-Unis) et d’un Doctorat (PhD) en génie agricole de l’université d’État du Michigan (États-Unis). Ses domaines de spécialisation sont le système de gestion des technologies et des innovations agricoles (modélisation, intelligence artificielle), la gestion de la recherche agricole, l’évaluation de la recherche, la technologie post-récolte et la mécanisation.
La carrière de Dr Fall dans le domaine de la recherche s’étend sur 35 ans. Il a rejoint l’ISRA en 1984 comme chercheur et a rapidement gravi les échelons pour devenir coordonnateur régional des projets mécanisation agricole et technologies post-récoltes. Après l’obtention de son doctorat, il est nommé coordonnateur national du programme technologie post-récolte.
De 2000 à 2008, Dr Fall est Directeur du Centre régional de Recherches agricoles de Saint-Louis. Il devient le coordonnateur national du Pôle de recherches sur les systèmes irrigués (PSI) du CORAF en 2002. Il a participé activement pendant cette période à l’harmonisation des systèmes d’évaluation des chercheurs et des Enseignants d’université et à l’évaluation externe des chercheurs de l’ISRA pour préparer l’entrée de l’ISRA dans le système d’évaluation du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). Il a également participé à la négociation du nouveau Règlement d’établissement de l’ISRA avec l’Etat du Sénégal pour rendre l’Institut plus attractif. Il a joué un rôle clé dans la création d’un cadre de concertation des Recteurs d’université et Directeurs d’Instituts de Recherche en Afrique de l’Ouest pour assurer le décloisonnement de la recherche aux niveaux national et international. Il assure la présidence du cadre de 2014 à 2016.
Dr Alioune Fall a été Directeur scientifique de l’ISRA de 2008 à 2013, date à laquelle il a été nommé Directeur général. Il a été Président du Conseil d’Administration du CORAF de 2014 à 2018. Il est depuis août 2016 membre du Conseil scientifique du CIRAD et a été nommé en février 2018 Président du Conseil, par arrêté du ministre français de l’Agriculture. En 2017, il est élu Président de l’Initiative de coopération alimentaire et agricole Corée-Afrique qui regroupe 23 pays africains, en coopération bilatérale avec la Corée du Sud.
Il est élu Président de l’Association sénégalaise des ingénieurs de l’agriculture (ASIA) en 2009.
Dr Fall a été décoré Chevalier de l’Ordre du Mérite agricole de la France en 2017 et Chevalier de l’Ordre national du Lion du Sénégal en 2018. Il est auteur et co-auteur de plusieurs publications dans les domaines de l’agriculture et de l’agroalimentaire.
Veuillez vous joindre à nous pour souhaiter la bienvenue à Dr Fall qui va assumer cette tâche difficile pendant cette étape cruciale du cycle de vie de l’organisation.
« Il va sans dire que la zone de libre-échange continentale (ZLEC) africaine est le plus emblématique des projets phare de l’Agenda 2063. La ZLEC vise, au bout du compte, à créer un marché continental. L’idée remonte à l’année 1963 avec l’établissement d’une communauté économique africaine. » – M. Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union africaine (CUA) intervenant lors de la cérémonie officielle d’ouverture de la 35e session ordinaire du Conseil exécutif tenue à Niamey.
Niamey, Niger 4 juillet 2019– L’Union africaine va lancer le 7 juillet à Niamey la phase opérationnelle de la ZLEC lors d’un sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement. M. Moussa Faki Mahamat, Président de la CUA a qualifié le prochain lancement de jalon « remarquable » et « historique ». Le lancement fait partie d’une série de réunions statutaires et techniques, dont la première réunion de coordination entre l’Union africaine et les Communautés économiques régionales (CER) du 8 juillet, tenues dans la capitale nigérienne du 4 au 8 juillet.
Le lancement de la ZLEC fait suite à l’entrée en vigueur, le 30 mai, de la zone de libre-échange après le dépôt par les États membres de l’Union africaine du nombre minimum de 22 ratifications requis. Depuis lors, trois instruments de ratification supplémentaires ont été déposés, ce qui porte à 25 le nombre total de pays ayant ratifié la ZLEC.
Avec le lancement en juillet 2019 de la phase opérationnelle, les commerçants à travers toute l’Afrique pourront bénéficier des arrangements commerciaux préférentiels offerts par la ZLEC étant entendu que les transactions commerciales seront effectuées entre les États membres qui ont déposé les instruments de ratification et ceux qui se conforment aux dispositions des règles d’origine qui régissent le commerce dans la ZLEC.
Lors du lancement, qui verra la participation des chefs d’État et de gouvernement, l’Assemblée devrait également décider du siège du Secrétariat de la ZLEC qui aura pour principale fonction de mettre l’accord en œuvre. Sept États membres, à savoir l’Egypte, l’Eswatini, l’Ethiopie, le Kenya, le Ghana, Madagascar et le Sénégal ont posé leur candidature pour accueillir le Secrétariat.
Dans ses remarques formulées au cours de la séance d’ouverture, M. Mahamat a également réaffirmé la volonté de la Commission de l’Union africaine de coopérer étroitement avec le comité des représentants permanents en vue de renforcer la mise en œuvre des programmes et de prendre immédiatement des mesures pour assurer l’application effective des recommandations des vérificateurs internes et externes.
De façon plus générale, le sommet de l’Union africaine à Niamey examine d’autres questions au titre du programme de réforme institutionnelle qui permettra à l’Union de réaliser la vision et les objectifs énoncés dans le programme de développement de l’Agenda 2063. Au cours de la réunion de deux jours, prévue du 4 au 5 juillet, le Conseil exécutif analysera et adoptera le budget de l’Union africaine pour 2020 et les instruments juridiques concernant l’Agence de développement de l’Union africaine (autrefois connue sous le nom de NEPAD). Il examinera également la proposition d’une nouvelle structure de la Commission de l’Union africaine qui doit être finalisée d’ici février 2020.
Le Conseil élira quatre membres du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption (AUABC) et préparera le projet d’ordre du jour et les résolutions pour la 12e Assemblée extraordinaire qui procèdera au lancement de la ZLEC. Par ailleurs, il discutera du barème des contributions au Fonds pour la paix de l’Union africaine. Le Président de la Commission a annoncé que 120 millions $US sur les 400 millions attendus pour le Fonds pour la paix ont été jusqu’ici reçus et a, au nom de la Commission, remercié les États membres pour leurs contributions.
Le Conseil exécutif examinera également l’état d’avancement des préparatifs de la première réunion de coordination de milieu d’année entre l’Union africaine et les communautés économiques régionales. Conformément au programme de réformes institutionnelles, qui avait recommandé la rationalisation du nombre de réunions tenues par l’Union africaine, il a été décidé de tenir un sommet par an et une réunion de coordination en milieu d’année, au lieu des deux sommets par an, afin de garantir la mise en œuvre efficace des textes et décisions issus du sommet de l’Union africaine. Comme il s’agit de la première réunion de ce genre, les discussions porteront essentiellement sur l’élaboration du règlement intérieur, la formulation de propositions de répartition des tâches entre l’Union africaine, les communautés économiques régionales et les États membres et la révision du protocole relatif aux relations entre l’Union africaine et les communautés économiques régionales.
La cérémonie d’ouverture tenue aujourd’hui était présidée par M. Sameh Shoukry, ministre des Affaires Étrangères de la République arabe d’Egypte en sa qualité de Président du Conseil exécutif. M. Kalla Ankourao, ministre nigérien des Affaires étrangères, de la Copération, de l’Intégration africaine et des Nigériens de l’extérieur a pris la parole à cette occasion. Leurs allocutions sont publiées sur le site www.au.int.
Pour en savoir plus sur la réunion, veuillez prendre contact avec Mme Wynne Musabayana, Responsable de la communication à la Commission de l’Union africaine ; E-mail : [email protected]
Pour les entrevues, veuillez communiquer avec M. Molalet Tsedeke, Direction de l’information et de la communication de la Commission de l’Union africaine ; Tél. : 0911- 630631 ; Email : [email protected]
Accra, le 14 novembre 2018, Communiqué de presse conjoint
Le ministère de l’Environnement, de la Science, de la Technologie et de l’Innovation (MESTI), le ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture (MoFA) et le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) lors de la signature de la lettre d’engagement du Ghana à l’égard de l’Agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique (S3A) dans la salle de conférence du MESTI
Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine ont en 2003, adopté le Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA) à Maputo. Le PDDAA a pour objectif de contribuer à un développement axé sur l’agriculture qui permet d’éradiquer la famine, de réduire la pauvreté et de réaliser la sécurité alimentaire en Afrique. Les dirigeants de l’UA avaient, en juin 2014, à Malabo, en Guinée Équatoriale, réaffirmé leur engagement au PDDAA en adoptant la Déclaration de Malabo sur la croissance et la transformation accélérées de l’agriculture. Ils avaient pour la première fois convenu de sept engagements concrets à suivre au travers d’objectifs clairement définis en vue d’une croissance économique de l’Afrique axée sur l’agriculture.
De gauche à droite : DR OWUSU AFRIYIE AKOTO (ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture), PR KWABENA FRIMPONG BOATENG (ministre de l’Environnement, de la Science, de la Technologie et de l’Innovation) et DR EPHRAIM MUKISIRA (Président du Conseil d’administration du FARA)
Au cours du même sommet, l’Agenda scientifique pour l’agriculture avait été ratifié dans le cadre de la Stratégie de croissance accélérée de l’agriculture en vue de renforcer l’application de la science comme moyen le plus rapide d’atteindre nombre des sept engagements pris à Malabo notamment les engagements numéros 3 et 4 de Malabo portant sur l’élimination de la faim et la réduction de moitié de la pauvreté d’ici 2025. En tant qu’organe technique de la Commission de l’Union africaine, le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) a été chargé de diriger la mise en œuvre de l’Agenda scientifique comme mesure de suivi directe destinée à encourager la mise en œuvre du PDDAA après dix ans de renforcement des processus de planification et de responsabilisation mutuelle pour le développement agricole. Le S3A vise à garantir que les pays sont placés sur une solide trajectoire de croissance économique axée sur la science et liée au climat qui tire parti de toutes les dispositions institutionnelles et législatives appropriées que les pays africains peuvent rassembler sur le continent mais également met à profit d’autres partenariats Nord-Sud et Sud-Sud.
L’Agenda scientifique cherche à traduire un certain nombre des engagements et des objectifs de Malabo en actions réalisables au niveau national.
L’Agenda scientifique est un cadre visant à renforcer l’application de la science en vue de la transformation de l’agriculture en Afrique pour une croissance durable inclusive, une prospérité partagée et une réduction de la pauvreté pour parvenir à « l’Afrique que nous Voulons » tel qu’envisagé dans l’Agenda 2063. Le S3A cherche à maintenir l’élan du PDDAA et à atteindre les objectifs bien précis fixés par les chefs d’État et de gouvernement à Malabo et visant notamment à éliminer la faim, la pauvreté et l’insécurité alimentaire d’ici 2025.
La vision du S3A est la suivante : « à l’horizon 2030, l’Afrique assure sa sécurité alimentaire et nutritionnelle, devient un acteur scientifique mondial et le grenier du monde » avec l’objectif de doubler les investissements publics et privés dans la recherche agricole pour le développement (AR4D) d’ici 2020.
Des ministres, des directeurs des ministères, le Président du Conseil d’administration du FARA, le Directeur exécutif du FARA et d’autres directeurs du FARA
La réalisation de la vision de l’Agenda scientifique dépend de l’intégration de ce programme-cadre dans les stratégies, plans d’investissement et plans d’action nationaux étant donné le caractère unique des contextes, défis, opportunités et priorités des pays. Pour s’assurer que les pays s’approprient et dirigent le S3A, une série d’ateliers sont organisés au niveau sous-régional et national par le FARA et ses organisations sous-régionales constituantes en vue de lancer un processus de renforcement de l’engagement de tous les pays africains dans la mise en œuvre du S3A. La mise en œuvre commence par l’engagement du pays à l’égard de l’Agenda. Elle a été enclenchée dans six pays (Rwanda, Malawi, Sénégal, Bénin, Égypte et Ghana) et devrait s’étendre à d’autres.
Le tableau de bord 2018 de la transformation de l’agriculture en Afrique publié par l’Union africaine indique que le Ghana est en voie de réaliser quatre des sept engagements pris à Malabo notamment l’engagement renouvelé à l’égard du PDDAA, la réduction de moitié de la pauvreté, l’intensification du commerce intra-africain et le renforcement de la responsabilisation mutuelle.
Toutefois, le Ghana n’est pas en bonne voie pour réaliser l’engagement de renforcer le financement dans l’agriculture, d’éradiquer la faim d’ici 2025 et de renforcer la résilience face à la variabilité du climat. Ce sont là des objectifs ayant trait aux actions relevant de l’Agenda scientifique.
Des représentants du FARA et du gouvernement ghanéen et les médias lors de la cérémonie de signature
Une équipe du S3A du Ghana a été mise sur pied sous la houlette du MESTI, du MoFA et d’un certain nombre de parties prenantes au Ghana dont le ministère des Finances, le CSIR, l’UCC, l’UG, le KNUST, le secteur privé et les organisations paysannes. Une feuille de route a été dressée pour la mise en œuvre du S3A au Ghana. La cérémonie de signature fait partie de la feuille de route. La lettre d’engagement sera suivie de l’établissement du profil du pays et de l’élaboration d’une proposition d’investissement qui définit les besoins prioritaires.
Signé par
Le Président du Conseil le Directeur exécutif M. le ministre M. le ministre
La nécessité de maintenir la dynamique d’amélioration de la production et de la productivité du riz en Afrique constitue une action positive. Cet enjeu a dominé les discussions menées par Wole Fantubi, Spécialiste principal, Systèmes d’innovation agricole au FARA à l’occasion de la visite de travail de Yusuke Haseishi, Coordinateur général de la Coalition pour le développement de la riziculture en Afrique (CARD), au Secrétariat du FARA le mercredi 17 avril 2019. S’exprimant à propos de la visite du Coordinateur général de la CARD, Dr Yemi Akinbamijo a souligné la nécessité de promouvoir la riziculture dans les pays dotés d’un avantage comparatif en termes de production de la denrée ainsi que d’encourager le commerce interrégional du produit. Il a indiqué que cela permettrait de renforcer considérablement la prospérité générale sur un continent qui consacre plus de 0,5% de son PIB aux importations de riz.
Yusuke Haseishi, Coordinateur général de la Coalition pour le développement de la riziculture en Afrique (CARD) et Wole Fantubi, Spécialiste principal, Systèmes d’innovation agricole au FARA
Il y a à peine dix ans, la production totale de riz du continent s’élevait à 14 millions de tonnes métriques. C’est à ce moment-là que la CARD avait été formée pour mener des activités avec des partenaires de recherche et de développement intéressés, dont le FARA. À l’issue de la première phase du projet, la production de riz en Afrique avait doublé grâce aux initiatives menées, à la volonté politique au niveau national ainsi qu’à l’appui technique et au plaidoyer de la CARD. Pour maintenir la dynamique, la deuxième phase de la CARD est actuellement en cours d’exécution avec pour objectif de doubler la production de riz d’ici 2030. Les 28 millions de tonnes métriques de 2018 constituent la base de référence.
Lors des discussions d’ordre technique, le FARA a réaffirmé la nécessité pour la CARD d’accroître sa contribution à la facilitation des actions sur le terrain portant sur le développement des technologies, la production, la transformation et la commercialisation. Cela permettrait de renforcer l’appui technique traditionnel qu’elle apporte aux politiques et au plaidoyer au niveau des pays. La nécessité de commencer à faciliter le commerce interrégional pour le riz entre les pays deviendrait alors une action de prospective permettant d’assurer un marché stable et une continuité dans la production de riz à grande échelle.
Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) a, en collaboration avec les Jeunes professionnels pour le développement agricole (YPARD) accueilli au Secrétariat du FARA à Accra plus de soixante jeunes (hommes et femmes), acteurs des diverses chaînes de valeur agricoles. Les participants sont venus de vingt-six pays.
L’atelier de trois jours était organisé dans le cadre des efforts du FARA visant à mettre à l’échelle, de manière efficace, les technologies novatrices éprouvées dans les dix pays de niveau un du programme Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique (TAAT) et par la suite sur le continent. Ces efforts entrent dans le cadre du compact Renforcement des capacité et vulgarisation des technologies (CDTO) qui constitue l’engagement du FARA à l’égard du TAAT.
Le TAAT est une initiative de la Banque africaine de développement (BAD) visant à améliorer le secteur agricole en Afrique dans le cadre du programme Nourrir l’Afrique.
L’atelier à l’intention des jeunes avait pour principal objectif d’élaborer un ensemble de lignes directrices relatives à la mobilisation des jeunes et au renforcement de leurs capacités. Ces lignes directrices sont axées sur l’entreprenariat agricole et la mise à l’échelle des technologies en vue d’une productivité accrue.
Dr Irene Annor-Frempong, Directrice de la recherche et l’innovation, qui a ouvert l’atelier au nom du Directeur exécutif du FARA, a invité les participants à profiter des possibilités qu’offrait l’atelier pour avoir un impact sur leurs communautés à leur retour dans leurs pays respectifs. Elle les a encouragés à conserver leur dynamique pour atteindre les objectifs fixés.
Au cours de l’atelier, les participants ont examiné les diverses initiatives de mobilisation des jeunes dans les divers pays, recherché des idées pour l’élaboration d’une stratégie continentale de mobilisation des jeunes, proposé des exemples de capitalisation d’expériences et ont été exposés aux chaînes de valeur du TAAT, aux plateformes d’innovation et à la gestion des connaissances.
Les travaux de l’atelier ont permis d’élaborer un plan d’action pratique et réaliste sur le renforcement des initiatives destinées aux jeunes en vue du déploiement des technologies. Il s’agissait notamment de renforcer les activités des jeunes par exemple au sein du réseau de YPARD Afrique.
Par ailleurs, la documentation des expériences capitalisées des jeunes engagés dans l’entreprenariat agricole a permis d’identifier les possibilités d’emploi pour les jeunes. Les possibilités de développement des entreprises dirigées par les jeunes et les femmes au sein des chaînes de valeur du TAAT à travers les plateformes d’innovation ont également été identifiées.
Les discussions ont permis de valider le projet de cadre portant sur ce qui sera plus efficace en matière de renforcement des capacités pour le développement de l’entrepreneuriat agricole au sein des chaînes de valeur du TAAT ainsi que les principaux domaines à traiter lors de l’élaboration d’une stratégie d’entreprenariat agricole chez les jeunes en Afrique.
Des chercheurs du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) et leurs homologues du Centre de recherche pour le développement (ZEF) de l’université de Bonn, Allemagne, de l’Institut éthiopien de recherche pour le développement (EDRI), de l’Institut de recherche sur les politiques scientifiques et technologiques (STEPRI), Ghana et de l’Institut national de recherche agronomique de Tunisie (INRAT) se sont réunis à Accra pour réfléchir aux mesures essentielles à prendre en vue de créer des emplois dans le secteur agricole. La réunion de deux jours, qui s’est tenue sous les auspices du Programme d’appui à la recherche pour l’innovation agricole (PARI), résultait de la collaboration entre les parties prenantes et visait à déterminer les investissements requis pour la création d’emplois dans l’agriculture.
La réunion a entre autres évalué les méthodologies et autres aspects logistiques nécessaires à la réalisation de l’étude dont les résultats devraient influer sur la formulation des politiques et l’orientation des investissements vers des emplois liés à l’agriculture.
S’exprimant lors de la séance de réflexion de la réunion de mobilisation des parties prenantes, Wole Fatunbi, Spécialiste principal des systèmes d’innovation et des partenariats au FARA, a souligné la nécessité de tirer profit des emplois dans l’agriculture pour contrer le mouvement de migration des jeunes d’Afrique vers l’Occident.
« L’Afrique n’est apparemment pas préparé pour l’explosion démographique de sa jeunesse. Il est urgent de trouver à l’avenir des solutions intelligentes et tous les yeux sont tournés vers le secteur agricole pour créer les emplois nécessaires. »
Les parties prenantes ont également affirmé que le véritable casse-tête pour les technocrates consistait à trouver la composante de l’agriculture qui a la capacité de créer des emplois et des revenus permettant de garantir les moyens d’existence des jeunes. Selon eux, le dilemme réside dans le fait que 60% de la population du continent gagne sa vie grâce à l’agriculture. Cela étant, quels sont les investissements spécifiques requis pour créer des emplois et qui fournira les ressources ? La réunion a conclu que des études approfondies basées sur des méthodologies éprouvées s’imposaient pour répondre à ces questions ainsi qu’à d’autres.