Le Pari Tient Sa Réunion Annuelle De Planification Des Activités De Recherche À Cotonou Au Bénin

Le Pari Tient Sa Réunion Annuelle De Planification Des Activités De Recherche À Cotonou Au Bénin

Cotonou, le 10 février 2018 :

Du 8 au 9 février, une soixantaine de participants venus de treize pays d’Afrique, du Pérou, de la Pologne et de l’Allemagne se sont réunis pour discuter des résultats de recherche obtenus au cours de la première phase (2015 – 2017) du Programme d’appui à la recherche pour l’innovation agricole (PARI) et préparer la seconde phase (2018 – 2019) dudit programme. Les pays africains représentés à la réunion étaient le Bénin, le Burkina-Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Ghana, le Kenya, le Malawi, le Mali, le Nigeria, le Togo, la Tunisie et la Zambie. La Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale y étaient également représentées.

La cérémonie d’ouverture de la réunion du PARI a été présidée par le Secrétaire-Général du Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (MAEP), Dr Françoise Assogba-Komlan, représentant le Ministre de tutelle ; le Directeur du Centre de Recherche pour le Développement  (ZEF, Université de Bonn), Pr  Joachim von Braun ; le Directeur Afrique de l’Institut international de Recherche sur les Politiques Alimentaires (IFPRI/AGRODEP), Dr Ousmane Badiane ; le Directeur Exécutif du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA), Dr Yemi Akinbamijo ; et le Directeur Général de l’Institut National des Recherches Agricoles du Bénin (INRAB), Dr Patrice Ygué Adegbola. Dans leurs allocutions d’ouverture, ces personnalités ont souligné que les pays africains membres du PARI tout comme les autres pays d’Afrique devraient encore consentir des efforts considérables pour réunir les investisseurs, le secteur privé et tous les autres partenaires en vue de faire face aux difficultés croissantes et de transformer l’agriculture africaine comme l’envisage l’Union africaine. Plus spécifiquement, le Directeur Exécutif du FARA, Dr Yemi Akinbamijo, a souligné qu’il est important que les Africains s’appuient de manière consistante et continue sur une science de qualité qui propose des solutions africaines de qualité aux problèmes africains en vue de faciliter une révolution verte en Afrique.

Photo de famille des participants à la réunion annuelle 2017 de planification des activités de recherche du PARI tenue le 8 février 2018 à l’hôtel Golden Tulip Le Diplomate à Cotonou

La cérémonie d’ouverture a été suivie d’une présentation en plénière et d’une discussion de treize résultats de recherche et d’environ vingt affiches. Le 9 février 2018, les participants à la réunion annuelle 2017 de planification du PARI ont été répartis en quatre groupes thématiques. Ils se sont penchés sur des sujets et des questions de recherche, les résultats à livrer, les rôles des partenaires des groupes de recherche et les stratégies permettant de faire participer les décideurs politiques à des débats d’ordre politique dans le cadre de la seconde phase du PARI (PARI 2.0).

Un facilitateur et trois orateurs répondants aux questions des participants lors de la réunion annuelle 2017 de planification des activités du PARI tenue le 8 février 2018 à l’hôtel Golden Tulip le Diplomate à Cotonou

Les groupes de  recherche (RC) et les thèmes de  PARI 2.0 se rapportaient à ce qui suit  : (RC1) Cibler les investissements et les conditions d’investissement dans les innovations agricoles en Afrique ; (RC2) Mécanisation et développement des compétences en vue de la croissance de la productivité, la création d’emplois et de la valeur ajoutée ; (RC3) Numérisation des secteurs de l’agriculture, de l’alimentation et de la nutrition ; (RC4) Renforcement des opportunités pour les jeunes dans l’économie rurale ; puis (RC5) Opportunités pour impliquer les décideurs politiques dans les questions relatives à la politique.

La réunion du PARI a pris fin avec deux tables rondes portant sur les « Leviers pour la transformation de l’agriculture en Afrique : Opportunités d’investissement en vue de la sécurité alimentaire, la création d’emploi et le développement rural ».

De gauche à droite, Dr Ousmane Badiane (IFPRI/AGRODEP) ; M. Gaston Cossi Dossouhoui, ministre béninois, de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche ; Dr Yemi Akinbamijo (FARA) et Pr Joachim von Braun (ZEF) lors de la table ronde de la réunion annuelle du PARI tenue le 9 février 2018 à Cotonou

Le premier groupe de discussion a réuni le ministre béninois de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, M. Gaston Cossi Dossouhoui ; le Directeur de ZEF, Pr. Joachim von Braun ; le Directeur Afrique de IFPRI/AGRODEP, Dr Ousmane Badiane et le Directeur Exécutif du FARA, Dr Yemi Akinbamijo. Le second groupe de discussion était composé d’un représentant de la Banque mondiale, Dr Simeon Ehui et du Coordinateur du programme « Technologies pour la Transformation de l’Agriculture en Afrique » (TTAA) de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Jonas N. Chianu. Cette deuxième table ronde a été facilitée par Dr Ousmane Badiane, Pr Joachim von Braun et Dr Yemi Akinbamijo. Les panélistes ont souligné la nécessité de faire participer les partenaires des secteurs privé et public à l’élaboration et à la mise en œuvre permanentes et exhaustives de politiques pertinentes puis à l’investissement adéquat dans l’appui aux professionnels agricoles passionnés. Ceci permettra d’atteindre la transformation tant souhaitée de l’agriculture africaine.

Le Paepard Tient Un Atelier D’écriture En Vue De Répondre À L’appel À Notes Conceptuelles Lancé Conjointement Par Le Crdi-Aciar Dans Le Cadre De La Deuxième Phase Du Programme Cultiver L’avenir De L’afrique (Cultiaf-2)

Le Paepard Tient Un Atelier D’écriture En Vue De Répondre À L’appel À Notes Conceptuelles Lancé Conjointement Par Le Crdi-Aciar Dans Le Cadre De La Deuxième Phase Du Programme Cultiver L’avenir De L’afrique (Cultiaf-2)

Entebbe (Ouganda), le 16 février 2018

Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) et le Forum régional universitaire pour le renforcement des capacités dans le domaine de l’agriculture (RUFORUM) ont, dans le cadre du projet « Plateforme pour un partenariat Afrique-Europe pour la recherche agricole pour le développement  (PAEPARD) , organisé un atelier d’écriture pour répondre à l’appel à notes conceptuelles lancé conjointement par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) et le Centre australien pour la recherche agricole internationale  (ACIAR). Le lancement de l’appel a eu lieu en janvier et la date limite de soumission des notes conceptuelles est fixée au 1 mars 2018.  L’objectif de l’atelier d’écriture consistait à forger des partenariats et à élaborer des propositions de projets de recherche compétitive qui satisfont aux exigences des bailleurs de fonds. La rencontre tenue du 12 au 16 février 2018 a réuni des acteurs venus d’horizons divers notamment des organisations de producteurs agricoles, le secteur privé, des ONG, des universités et des organisations de recherche.

L’appel permettra d’appuyer des travaux de recherche appliquée de pointe menés sur le terrain ou en laboratoire qui sont susceptibles de générer d’importantes retombées et des résultats innovants, spécialement pour les personnes en situation d’insécurité alimentaire et de pauvreté dans les pays de l’Afrique orientale et australe. Pour tous les projets, il faut évaluer rigoureusement les retombées environnementales, prendre en compte les aspects sociaux et sexospécifiques, et vérifier la pertinence pour les petits exploitants agricoles. Les projets doivent s’attaquer à des problèmes réels et concrets liés au développement, et répondre aux besoins en matière de recherche des dix pays en développement de l’Afrique orientale et australe à savoir le Burundi, l’Ethiopie, le Kenya, le Malawi, le Mozambique, l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe.

Le Fonds mettra l’accent sur les enjeux liés aux quatre domaines de recherche clé, harmonisés avec les priorités régionales, qui figurent dans la Déclaration de Malabo :

  1. Amélioration de la productivité et des revenus des agriculteurs et des collectivités et réduction des pertes après récolte ;
  2. Amélioration de l’équité entre les sexes ;
  3. Nutrition et santé humaine ; et
  4. Changements climatiques et gestion durable de l’eau.

Le Fonds souhaite avant tout soutenir des travaux de recherche novateurs pouvant permettre de réaliser des percées importantes et dont les résultats sont susceptibles d’être déployés à grande échelle et d’être adoptés facilement par les petits exploitants agricoles, les entreprises de transformation d’aliments, les personnes chargées du traitement après récolte et d’autres intervenants de la chaîne de valeur, pour accroître la sécurité alimentaire et nutritionnelle et  atteindre la parité entre les sexes.

Les participants ont élaboré quinze notes conceptuelles qui devraient être soumises le 1 mars 2018.

 

 

 

Le PAEPARD II est un consortium de neuf institutions partenaires africaines et européennes, financé par la Commission européenne (CE) et coordonné par le FARA.