by admin | Jun 22, 2020 | News & Events
Le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) a organisé la première réunion virtuelle de son Conseil d’administration. Cette réunion, qui a été couronnée de succès, a été riche d’enseignements et a montré comment mener les activités de l’organisation à l’avenir. La réunion virtuelle du Conseil d’administration était inévitable face à la pandémie de COVID-19 et la nécessité pour le Secrétariat de s’acquitter de ses obligations en matière de gouvernance. Le taux de présence était de près de 100% ce qui à notre avis est un énorme succès étant donné les circonstances.
Dans son allocution d’ouverture, Dr Alioune Fall, Président par intérim du Conseil d’administration et Directeur général de l’ISRA a félicité le Directeur exécutif et la direction du FARA d’avoir relevé le défi posé par la pandémie mondiale et les contraintes qui y sont liées. Il les a également complimentés d’avoir utilisé les nouveaux outils médiatiques et informatiques pour faire en sorte que la réunion du Conseil d’administration se tienne et éviter ainsi de compromettre les activités de base de l’organisation. Selon lui cette nouvelle façon de mener les principales activités de l’organisation méritait d’être adoptée. Il a par conséquent encouragé les représentants des organisations sous-régionales au sein du Conseil d’administration du FARA à adopter l’approche du FARA et à l’adapter à leur propre situation en cette période difficile bien que l’on espère qu’il y aura un retour à la normale en temps utile.
Le format de la réunion virtuelle était calqué sur celui de la réunion physique. Toutefois pour suivre la déontologie en matière de conférences en ligne, la durée de la réunion, qui était étalée sur quatre jours, ne dépassait pas trois heures par jour. Les réunions des comités du programme, des finances et de l’administration, des nominations et de la gouvernance ainsi que d’audit et de gestion des risques se sont tenues comme à l’accoutumée avec des délibérations approfondies.
Le Conseil d’administration a accueilli un nouveau membre, Dr Cliff Sibusiso Dlamini, nouveau Directeur exécutif du Centre de coordination de la recherche et du développement agricoles de l’Afrique australe (CCARDESA). Le mandat de Dr Dlamini en tant que chef du Secrétariat du CCARDESA a pris effet le 1er mai 2020. Le parcours professionnel du Dr Dlamini, qui est titulaire d’un doctorat en foresterie de l’Université de Stellenbosch, est remarquable. Outre son doctorat, Dr Dlamini est titulaire de cinq autres diplômes dans diverses disciplines et prépare un 7e diplôme universitaire (une maîtrise en développement durable) à l’Université de Londres.
Dr Dlamini apporte au Conseil d’administration du FARA de vastes connaissances et de nombreuses années d’expérience en recherche au niveau national, sous-régional et continental. Avant d’occuper son poste actuel, Dr Dlamini était Directeur exécutif du Eswatini National Trust Commission où il a supervisé l’élaboration du plan stratégique et de la stratégie de mobilisation de ressources de l’organisation.
by admin | May 29, 2020 | News & Events
Sharon Kavhu
Windhoek – Le département de l’économie rurale et de l’agriculture de la Commission de l’Union africaine a engagé les États africains à utiliser cette période de pandémie de COVID-19 pour améliorer la sécurité alimentaire grâce à la recherche et à l’innovation agricoles.
Selon Son Excellence Mme Josepha Leonel Correta Sacko, Commissaire en charge du département susmentionné, la COVID-19 offre à l’Afrique l’occasion de trouver des solutions adaptées au contexte et pertinentes pour le continent.
« C’est le moment idéal pour améliorer la sécurité alimentaire en Afrique. Il s’agit d’une crise dans la crise. La science, la technologie et l’innovation sont plus que jamais des questions extrêmement importantes. » a-t-elle affirmé lors de son allocution prononcée durant le forum électronique sur la contribution de la recherche agricole et de l’innovation à l’atténuation de l’impact de la COVID-19 en Afrique tenu la semaine dernière.
Elle a souligné l’importance de la science pour ce qui est de trouver des solutions aux crises dues aux changements climatiques et à la COVID-19 qui devraient avoir un impact négatif sur la sécurité alimentaire en Afrique.
Dr Idrahim Mayaki, Directeur général de l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), qui abondait dans le sens de Mme Correta Sacko, a affirmé que la COVID-19 était un problème local qui nécessitait une solution locale.
Il a mis en garde les pays africains contre la mise à l’écart des conclusions de la recherche locale au profit des résultats de recherches menées à l’extérieur qui ne résolvaient pas le problème.
« Nous ne devons pas faire progresser le programme des autres mais faire avancer celui de l’Afrique pour que le continent devienne autosuffisant » a-t-il ajouté.
La crise liée à la pandémie de COVID-19 arrive à un moment où l’Afrique est privée du rendement agricole normal en raison des effets du changement climatique. En outre, les inondations et la sècheresse ont affecté la production alimentaire en Afrique australe.
Au cours de la réunion, une représentante des agriculteurs, Elizabeth Nsimadala, qui est également Présidente de l’Organisation panafricaine des agriculteurs (PAFO), a mis en évidence certains des problèmes auxquels se heurtent les agriculteurs en raison de la COVID-19.
Au nombre de ces problèmes figurent un manque d’intrants agricoles, les stocks n’ayant pu être livrés au début de la saison agricole en raison des restrictions imposées à cause de la pandémie de COVID-19.
Selon Mme Nsimadala il convient d’améliorer les synergies entre la vulgarisation de la recherche et l’agriculture en Afrique.
Elle a demandé l’établissement dans la région de plateformes numériques où les agriculteurs pourront rassembler, partager et utiliser des données.
« Les gouvernements africains doivent s’assurer que les agriculteurs ont accès à un fonds qui leur permet de surmonter les perturbations inattendues. Cette pandémie devrait également nous inciter à penser au meilleur moyen de faire passer la recherche du laboratoire à l’exploitation agricole en vue d’assurer la sécurité alimentaire sur le continent » a-t-elle ajouté.
La réunion qui s’était tenue, afin d’obtenir les points de vue des intervenants dans divers domaines dont la recherche agricole, la technologie et l’innovation sur le continent et susciter leur adhésion, a vu la participation de plus de 200 représentants venus de tout le continent.
Parmi les participants figuraient les organisations de mise en œuvre du CAADP-XP4 que sont le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) ; le Centre de coordination de la recherche et du développement agricole de l’Afrique australe (CCARDESA) ; le Forum africain des services de conseil agricole (AFAAS) ; le Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) et l’Association pour le renforcement de la recherche agricole en Afrique de l’Est et du Centre (ASARECA).
Les contributions faites durant la réunion seront filtrées et utilisées pour élaborer une feuille de route complète et détaillée que les organisations sous-régionales et continentales suivront en vue de remédier aux conséquences de la COVID-19 pour le secteur agricole et la recherche.
by admin | May 29, 2020 | News And Events
Sharon Kavhu
Windhoek -The African Union Commission Department of Rural Economy and Agriculture has urged African countries to utilize the COVID-19 phase for boosting food security with agricultural research and innovations.
The Commissioner of the organ-Her Excellency Josepha Leonel Correta Sacko said COVID-19 has created an opportunity for Africa to explore contextualized solutions relevant to the continent.
“This is the best time to boost Africa’s food security. It presents us with a crisis within a crisis. The science and technology and innovation are a critical agenda now than ever before,” she said in her remarks during an e-forum on the contribution of agriculture research and innovation in mitigating the impact of COVID-19 in Africa last week.
She underscored the essence of science in finding solutions to the current crises of climate change and COVID-19 which are likely to negatively impact Africa’s food security.
Supporting Correta Sacko, Dr Idrahim Mayaki, the Chief Executive Officer at Africa Union Development Agency (AUDA)-NEPAD said the COVID-19 is a local problem which requires hypothesized native solutions.
He warned African countries against shelving local research findings and opting for external results which did not solve the problem.
“We should not push forward other people’s agenda but instead push the African agenda so that the continent becomes self-reliant,” he said.
The COVID-19 pandemic crisis comes at a time where Africa has been deprived of normal agricultural yields due to the effects of climate change; on the other hand, floods and drought are adversely affecting food production in the southern African region.
During the meeting, a farmer’s representatives, Elizabeth Nsimadala, who is also the president for the Pan African Farmers Organization (PAFO), also highlighted some of the challenges being experienced by farmers due to COVID-19.
Among the challenges are: lack of farming inputs as stocks could not be delivered at the onset of the farming season due to travel restrictions imposed as a result of the COVID-19 outbreak.
Nsimadala said there is a need for improved synergies between the extension of research and farming in Africa.
She also appealed for formation of digital platforms in the region where farmers can aggregate, share and utilize data.
“There is a need for African government to ensure that farmers access post-loss harvest funds so that they can recover from unforeseen disruptions. This pandemic should also be a wake-up call for us to think around how best we can move research from the lab to the farm in order to attain food security for the continent,” she said.
The meeting which was held to elicit perspectives and secure buy-in from stakeholders in the continent’s agriculture science, technology and innovations saw over 200 representatives across the continent participating.
Among the participants were the CAADP-XP4 implementing organizations. These include the Forum for Agricultural Research in Africa (FARA); the Centre for Coordination of Agriculture Research and Development in Southern Africa (CCARDESA); African Forum for Agricultural Advisory Services (AFAAS); West and Central African Council for Agricultural Research and Development (CORAF), and Association for Strengthening Agricultural Research in Eastern and Central Africa (ASARECA).
The contributions made during the meeting are set to be filtered and be used for the development of a complete and detailed road map that sub-regional and continental bodies will follow to fully address the impact of the COVID-19 on the agricultural and research sector.
Source: southerntimesafrica.com
by admin | May 26, 2020 | News & Events
Le Directeur général de l’Agence de développement de l’Union africaine (ADUA-NEPAD), Dr Ibrahim Assane Mayaki a appelé à nouveau les États à trouver des solutions africaines aux problèmes africains.
Toutes les principales chaînes d’approvisionnement mondiales continuent à pâtir de l’absence de coordination des mesures prises par divers pays en vue de venir à bout de la crise de la COVID-19. Le continent africain subit plus que jamais des pressions pour trouver des solutions africaines pour relever les défis posés à son système alimentaire, notamment par la pandémie.
Dr Mayaki a souligné la nécessité d’accorder l’attention voulue et les ressources qu’elles méritent aux solutions locales. Il a en outre fait remarquer que
« …le continent a depuis trop longtemps la réputation de laisser de côté les résultats de ses études pour importer des solutions venues de loin. Il existe des solutions africaines et elles doivent être transposées à plus grande échelle pour répondre aux besoins des pays. »
Dr Mayaki a félicité le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) pour le rôle déterminant qu’il a joué dans la promotion du PDDAA à ses débuts. Il a toutefois regretté l’érosion des acquis de ces dernières années en raison principalement de l’insuffisance des subventions publiques pour la recherche agricole. Il a indiqué que la part du budget national (1%) consacrée par les États à la recherche agricole est non seulement insuffisante mais n’est même pas allouée dans certains cas.
« Rappelons-nous que notre modèle de financement est encore fortement tributaire des ressources publiques limitées… Nous devons innover et plaider encore plus résolument pour plus d’investissements publics dans le secteur agricole. Il nous faut pour ce faire examiner régulièrement les données relatives aux retombées des investissements publics dans la recherche agricole pour le développement par rapport à d’autres types d’investissements publics dans le secteur agricole. En montrant ces statistiques, nous faisons pression sur les États pour qu’ils fassent des choix judicieux… »
Dr Mayaki considère l’Agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique comme un instrument africain pour atteindre l’objectif du PDDAA visant à doubler les niveaux de productivité agricole sur le continent d’ici 2025.
En conclusion, le Directeur général de l’ADUA-NEPAD, Dr Ibrahim Assane Mayaki, a souligné qu’il revenait principalement aux parties prenantes africaines de régler les problèmes de sécurité alimentaire en Afrique. Il a également insisté que la recherche prônée sur le continent doit être appropriée. Il a en outre ajouté que les propositions visant à régler les problèmes qui affectent le système alimentaire en Afrique doivent comporter plusieurs volets et permettre l’échange de connaissances et d’idées d’où la nécessité de renforcer le FARA.
Le Directeur général de l’ADUA-NEPAD s’exprimait lors du premier forum électronique régional et continental organisé par le FARA et les agences d’exécution partenaires du CAADP XP4, à savoir l’AFAAS, l’ASARECA, le CORAF le CCARDESA et le FARA. Le forum électronique, qui est le premier de toute une série de séminaires consacrés à la COVID-19 dans le cadre du projet CAADP XP4, procède à une analyse approfondie de la contribution de la recherche et de l’innovation agricoles à l’atténuation des effets de la COVID-19 en Afrique.
Le projet CAADP XP4 est financé par l’Union européenne et géré par le Fonds international de développement agricole (FIDA).
by admin | May 26, 2020 | News And Events
The Chief Executive Officer of the African Union Development Agency, (AUDA)-NEPAD, Dr. Ibrahim Assane Mayaki has reiterated the call for African solutions to be applied to resolving African challenges.
As all major global supply chains continue to come under stress as a result of the somehow uncoordinated steps taken by various countries in an attempt to get ahead of the COVID-19 crisis, the continent of Africa is more pressured than before, to look at inward solutions to address the challenges posed to its food system, in particular, by the pandemic.
Dr Mayaki underscoring the need for local solutions to receive the appropriate level of attention and the resource they deserve intimated that,
“…paradoxically, and for far too long, the continent has been notorious for shelving its research findings and importing solutions from far away…African solutions as agriculture research do exist and they must be taken to scale to respond to domestic needs”.
While commending the Forum for Agricultural Research in Africa (FARA), on its instrumental role in driving the CAADP agenda in its early days, Dr. Mayaki lamented the apparent erosion of the gains made over the years, due to neglect primarily because of lack of public funding for agricultural research, indicating that the 1% allocation by states to agricultural research is not only inadequate, but it is also not forthcoming in some cases;
“Let us remind ourselves that our funding model is still heavily reliant on limited public sector resources…we need to innovate and intensify our advocacy for more public investment to flow into agriculture; we should be doing this by regularly reviewing the evidence of the returns to public investment to agriculture research and development compared to other types of public agricultural investments; and by showing these statistics, we put pressure on them to make sound choices…”
Dr Mayaki identifies the Science Agenda for Africa’s Agriculture as an African instrument for achieving the CAADP target of doubling agricultural productivity on the continent by 2025.
Concluding his remarks, the CEO of AUDA-NEPAD, Dr Ibrahim Assane Mayaki, stresses that fixing the food security challenges in Africa must be the duty of mainly African stakeholders and that the research which is being promoted on the continent, must be fit for purpose. Dr Mayaki also says that approaches to solving the challenges facing Africa’s food system, must be multi-faceted and allow for the exchange of knowledge and ideas, hence the need for a stronger FARA.
The AUDA-NEPAD Chief Executive has been speaking in the first regional and continental e-forum for hosted by FARA and partner implementing agencies of the CAADP ex-pillar IV, namely AFAAS, ASARECA, CORAF and CCARDESA. The e-forum which was the first in the series of the CAADP XP4’s response to the COVID-19, takes a comprehensive look at the contribution of agricultural research and innovation in mitigating the impact of COVID-19 in Africa.
He CAADP XP4 programme is funded by the European Union and administered by the International Fund for Agricultural Development, IFAD.